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“Les ENR vont créer 1 million d'emplois en Europe à l'horizon 2010”

À l'appui des scenarii présentés par l'EUREC Agency, Didier Mayer, directeur du Cenerg, Ecole des Mines de Paris, et président de l'European Renewable Energy Council* annonce la création d'environ 1 million d'emplois à l'horizon 2010, voire 2 millions en 2020, grâce au développement des ENergies Renouvelables.

Interview  |  Gouvernance  |    |  Françoise Ascher  |  Actu-Environnement.com
   
“Les ENR vont créer 1 million d'emplois en Europe à l'horizon 2010”

   
AE : Quel est le rôle joué par l'Eurec Agency ?
DM : L'agence EUREC réunit 8 universités européennes, ayant une position prédominante en matière d'énergie renouvelable. Initiateur du programme de troisième cycle ''master européen des énergies renouvelables'', elle en est aussi le principal coordinateur. Ce master européen en énergie renouvelable vise des ingénieurs qui souhaitent se spécialiser dans des technologies d'énergie renouvelable tel que le vent, la biomasse, la photovoltaïque, ou bien dans l'une des applications de ces mêmes technologies, comme l'énergie solaire dans les édifices ou les systèmes hybrides.

AE : Comment l'Agence a-t-elle bâti ses scenarii en matière d'emploi ?
DM : Les objectifs fixés par l'Europe à l'horizon 2010 sur la pénétration des énergies renouvelables, que ce soit sur la consommation d'énergie (12 %) ou sur la production d'électricité (21 %), ont permis de donner un cadre au développement de cette nouvelle industrie. Quant aux industriels interrogés, ils ont identifié un manque de personnel qualifié et, compte tenu de la difficulté d'un système éducatif traditionnel à réagir à ce type de sollicitations, ils ont manifesté une demande pour des formations spécialisées orientées vers ces filières. Les compétences requises sont très spécifiques et souvent multidisciplinaires, rendant nécessaire un complément de formation de plusieurs mois à la charge du futur employeur. Cependant, cette industrie en forte croissance est majoritairement constituée de PME, qui peuvent difficilement investir sur leurs fonds propres.

AE : Les filières de formation sont-elles prêtes à soutenir le développement économique lié à l'essor des renouvelables ?
DM : Je me permettrais de reformuler cette question autrement : l'industrie des renouvelables est-elle prête à absorber les étudiants formés à ces technologies ? Cette question est fondamentale et la réponse, comme toujours dans le cas des renouvelables, dépend de la zone géographique considérée. Loin d'être homogène en Europe, le développement de ces énergies et de l'industrie correspondante, montre une disparité énorme entre les pays de l'Europe des 15 et encore plus dans celle des 25. Par exemple, la différence édifiante sur certaines technologies entre la France et l'Allemagne, n'est que le reflet d'un engagement politique contrasté. Ainsi, les installations cumulées à fin 2002, représentent 220 MégaWatts pour l'Eolien dans notre pays, contre 13.000 MW en Allemagne. De même, le photovoltaïque compte 12 installations dont 7 raccordées, au lieu de 278 dont 260 raccordés chez nos voisins. Quant au solaire thermique, il atteint 4 715 000 de m2 en Allemagne et seulement 670 000 m2 en France !

AE : Comment résoudre cette problématique ?
DM : Si les besoins sont extrêmement différenciés d'un pays à l'autre, il en va de même des centres de compétence capables d'accueillir et de former les étudiants. La demande est, elle aussi, sans rapport avec la politique de développement des pays en la matière et certainement beaucoup plus homogène. Afin de concilier l'offre et la demande en matière de renouvelables, nous sommes arrivés à la solution de se placer au niveau européen. C'est-à-dire de proposer à tout étudiant intéressé, une formation de haut niveau soutenue par des institutions européennes d'excellence, sélectionnées par leur expertise reconnue et leur implication dans un domaine particulier. Dans cet univers en pleine expansion, il est de surcroît primordial que cette formation soit dispensée par des organismes en relation étroite avec la recherche et l'industrie, afin d'offrir à ces étudiants des perspectives à l'échelle européenne, voire mondiale. C'est la raison pour laquelle l'Ecole des Mines de Paris co-organise avec 7 universités européennes un Master européen en énergies renouvelables** depuis 2002 sur ce schéma. Les filières sont prêtes à intervenir. Aujourd'hui, la priorité consiste à tisser les liens avec l'industrie et la Recherche & Développement.

* www.erec-renewables.org
** The Eurec' Master in Renewable Energies
Educating Renewable Energy Engineers
Rue du trône,72 - B-1000 Brussels
Phone : +32 2 546 1930 - E-mail : master@eurec.be
www.eurec.be/REmaster

Réactions1 réaction à cet article

 
il etait temps...

Il etait temps que l'union européene se bouge en matiere d'energie renouvelable. j'esper qu'il n'est pas trop tard pour sauver la planete... Mes propos sont peut-etre enfantins mais refletent la realité du monde industrielle qui, de par ses axiomes, est en train de detruire la planete. L'action collective est de rigueur face a la complexité du probleme. L'union fait la force... ce n'est pas nouveau. Pour ma part je suis en licence de physique en vue de passer un master mention systeme physique pour l'environement specialité systemes energetique et energie renouvelables. je vous laisse mon mail, au cas ou, on poura travaillé ensemble... bodolino1@yahoo.fr

quentin | 31 octobre 2006 à 16h12
 
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