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Actu-Environnement

“La France ne peut pas faire l'impasse sur le potentiel hydroélectrique”

Entre projet de loi sur l'eau et loi énergie, l'hydroélectricité se situe au cœur de l'actualité environnementale. Anne Pénalba, vice présidente du Groupement des Producteurs Autonomes d'Energie hydroélectrique (GPAE), décrit pour Actu-Environnement, les enjeux de la petite hydroélectricité.

Interview  |  Energie  |    |  Carine Seghier  |  Actu-Environnement.com
   
“La France ne peut pas faire l'impasse sur le potentiel hydroélectrique”

   
AE : Comment fonctionne une petite centrale hydroélectrique ?
AP :
Le principe général de fonctionnement d'une petite centrale hydroélectrique consiste à transformer l'énergie potentielle d'une chute d'eau en énergie mécanique grâce à une turbine, puis en énergie électrique au moyen d'un générateur. La puissance installée de la centrale est fonction du débit d'eau turbiné et de la hauteur de chute.

AE : On reproche souvent à la petite hydroélectricité les troubles qu'elle occasionnerait à la flore et à la faune. Qu'en est-il réellement aujourd'hui ? Sont-elles par exemple un obstacle pour les poissons migrateurs ?
AP :
Il faut préciser en premier lieu que les petites centrales hydroélectriques sont réglementées pour maîtriser leurs impacts environnementaux, en particulier sur la faune : en effet, il y a obligation de laisser dans la rivière un « débit réservé », qui assure la préservation de la faune et de la flore (la loi pêche de 1984 a fixé ce débit réservé minimum au 10e du débit annuel moyen de la rivière – contre le 40e auparavant, pour les nouvelles installations). De plus, quand les centrales sont situées sur des cours d'eau à grands migrateurs, les barrages sont équipés d'échelles à poissons qui permettent le franchissement de l'obstacle pour faciliter la migration. Au cours des 15 dernières années, plus de 400 de ces échelles ont été réalisées ou améliorées pour assurer la libre circulation des poissons migrateurs.
N'oublions pas non plus l'obligation de réaliser une étude d'impact en amont de tout projet d'installation d'une centrale hydroélectrique. Près de 15 millions d'euros ont été investis par les producteurs dans ces études depuis 1980.
Mais il faut également souligner les progrès importants réalisés en génie hydro-écologique ces dernières années : les scientifiques, les techniciens ont cumulé les travaux, les échanges internationaux, pour mieux comprendre l'interaction des aménagements avec la rivière et mettre en œuvre des solutions efficaces. Parmi les techniques reconnues on peut citer la méthode des micro-habitats développée pour déterminer la valeur optimale du débit réservé pour la faune aquatique, la mise au point de passes à poisson efficaces, puis de passes construites comme des bras naturels de rivière (« stream-like ») et le développement des ouvrages mêlant les techniques du génie civil et celles de l'aménagement des espaces verts comme par exemple, les berges végétalisées des canaux.


AE : Vous avez récemment édité un guide d'accompagnement vers la certification ISO 14001, quel est l'intérêt de cette norme pour les petites centrales hydroélectriques ?
AP :
Ce guide est le résultat d'une démarche « pionnière » en Midi-Pyrénées pour aboutir aux premières certifications de petites centrales hydroélectriques en 2002.
Rappelons tout d'abord que la Norme ISO 14001 « environnement » permet aux industriels de bâtir un système de management environnemental dont le but est l'amélioration continue des performances environnementales, la conformité réglementaire et la prévention de toute pollution.
Les intérêts de la mise en place de cette norme pour les gestionnaires de petites centrales hydroélectriques sont multiples. On citera le fait de prendre conscience de leurs impacts environnementaux, d'y remédier au fur et à mesure grâce à un programme environnemental, d'assurer une veille réglementaire environnementale (recensement des exigences locales et nationales – par exemple, code de l'environnement dans les domaines de l'eau, des déchets, du bruit…) pour vérifier sa totale conformité, et de sensibiliser et former les différents intervenants (surveillant, sous-traitants,…) à l'importance du respect de l'environnement dans leur travail au quotidien. Il s'agit également de formaliser les techniques de gestion, maintenance, surveillance, de prévenir les situations d'urgence comme les pollutions de l'eau en particulier et de prendre en compte les demandes extérieures pour partager équitablement entre tous ses utilisateurs (pêcheurs, sportifs de rivière, agriculteurs, industriels, consommateurs d'eau potable dans certains cas). Traiter chaque demande extérieure permet d'amorcer le dialogue, et l'on voit bien l'efficacité pour la rivière, la faune et la flore, d'une gestion en commun, concertée.
De plus, le volet portant sur la communication de la Norme est l'occasion d'ouvrir les centrales, de les faire visiter et de diffuser le résultat de nos performances environnementales, en toute transparence !


AE : L'hydroélectricité est la première des énergies renouvelables en France, historiquement et quantitativement. Quel est son potentiel de développement dans l'avenir ?
AP :
La totalité du potentiel hydroélectrique exploitable en France s'élève à 100 milliards de kWh ou 100 TWh ; la production actuelle est de 70 TWh, dont 10% de petite hydroélectricité (2.020 MW de puissance installée pour 1.730 petites centrales de moins de 8 MW).
Compte tenu des conditions actuelles de réglementation, le potentiel de développement à l'horizon 2015 s'élève à 7 TWh supplémentaires (70 % de projets neufs et 30 % d'amélioration de l'existant) et 2.300 MW d'équipements de pointe. Si la France veut tenir son objectif de 21 % de production électrique d'origine renouvelable à l'horizon 2010, elle ne peut pas faire l'impasse sur le potentiel hydroélectrique qui représente 1 /5e de l'effort nécessaire.

AE : Qu'attendez vous du projet de loi sur l'eau qui sera discuté au Parlement en février ?
AP :
Le projet de loi sur l'eau qui a été adopté en première lecture au Sénat en avril dernier contient des mesures plutôt positives pour ce qui concerne les débits réservés (débits inférieurs au 10e du débit annuel moyen (module) pour certaines installations ou cours d'eau atypiques) et les classements de rivière (qui interdisent tout nouveau projet et constituent un frein majeur au développement de l'hydroélectricité), revus sur des critères précis : très bon état écologique au sens de la directive cadre sur l'eau ou protection absolue des grands migrateurs.

Nous souhaitons la cohérence entre les mesures favorables de la loi « énergie » et les dispositions de la loi sur l'eau, qui ne doivent pas entrer en contradiction avec l'esprit de la loi « énergie ». Rappelons brièvement quelques mesures de cette loi, adoptées dans le but de favoriser le développement de notre filière : valorisation de l'eau comme ressource économique, évaluation de la ressource hydroélectrique par zone géographique, réalisation d'un bilan énergétique (conséquences sur les objectifs de développement des énergies renouvelables et sur les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre) pour tout acte administratif relatif à la gestion de la ressource en eau.

Par ailleurs, le pragmatisme de ce projet de loi, qui ne doit pas perdre de vue que l'objectif à l'horizon 2015 est d'atteindre le « bon état voire le bon potentiel écologique» des cours d'eau. Pour réaliser cet objectif de résultat, qui est tout à fait légitime et auquel nous pouvons contribuer, il nous semble plus pertinent de privilégier des mesures dont on est sûr qu'elles concourront à cet objectif, au détriment de mesures normatives, non scientifiquement fondées, et n'ayant pas fait la preuve de leur efficacité sur le terrain. Nous pouvons citer par exemple la généralisation à tous les ouvrages des débits réservés au 1/10° du débit moyen interannuel du cours d'eau au 1er janvier 2014 (ce qui aboutirait à une perte de production de 2,5 TWh) ou la nouvelle notion de « réservoir biologique », particulièrement floue, qui constituerait un nouveau critère de classement en rivières réservées. Le résultat de telles mesures pourrait n'être finalement que la perte de production hydroélectrique, et l'augmentation conjointe des émissions de CO2 et de gaz à effet de serre.

L'hydroélectricité a un rôle majeur à jouer dans le futur paysage électrique français : elle représente 95% de la production d'électricité renouvelable, elle a un potentiel de développement significatif et elle contribue à assurer la sécurité du système électricité par sa production de pointe. Mais son développement est avant tout un enjeu écologique par sa capacité à se substituer à des moyens de production électrique de pointe générateurs de CO2 et de gaz à effet de serre, et par les progrès de son insertion environnementale, qui permettent de concilier production d'électricité et protection des milieux aquatiques.

Réactions35 réactions à cet article

 
Re:Et les barrages grande hauteur existants ?

Comment produire de l'énergie sans avoir une horde de détracteurs sur le dos ? C'est désespérant de voir à quel point certaines personnes tiennent des propos irresponsables sur le thème de l'énergie ..

Sachez mon cher "partisan de l'écologie", que le risque technologique ne sera jamais nul quel que soit la technologie utilisée. Pourquoi donc prenez-vous votre voiture, puisque vous savez pertinement que vous risquez l'accident de la circulation ? Pourquoi vous chauffez-vous au bois ou au pétrole, au vu des risques d'intoxication par monoxyde de carbone. Pourquoi vivez-vous, au vu des risques de mourir ?

Il faut peut être relativiser les choses, avant d'avoir desp ropos alarmistes inconsidérés ..

Bien cordialement.

Zedh
 
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Se concerter pour élaborer des solutions durables

La petite hydro-électricité, un problème complexe

L’histoire du saumon est là pour nous le rappeler : les barrages et par conséquent les centrales hydroélectriques de grande mais aussi de petite taille sont la principale cause de la raréfaction des grands migrateurs aquatiques. Aussi, préserver ces animaux incite, lorsque cela est possible, à remplacer ces modes de production d’énergie renouvelable par d’autres types de production non dommageables pour leur libre circulation..

1. Deux constats :
L’application de la réglementation (fonctionnement par éclusée, débit réservé, grilles, goulottes de dévalaison, type d’échelles, alimentation en eau des passes, puissance maximum utilisée, …) est difficile à effectuer sans un suivi régulier et la mise en place de moyens de contrôle efficaces (débitmètre,…).
De même aujourd’hui, il est dans bien des cas impossible de connaître les statuts de l’ensemble des moulins situés sur l’ensemble des cours d’eau d’un bassin versant.
L’addition de ces constats montre la complexité de la problématique de l’hydroélectricité et des barrages. Avancer sur ce dossier nécessite de se donner les outils et les personnes capables de faire respecter la législation (mise aux normes, surveillance…) mais est-ce suffisant ?


2. Les moulins fondés en titre
Selon mes connaissances, lorsqu’un moulin est fondé en titre, son seuil ne peut être arasé qu’avec l’accord du propriétaire. Or, si celui-ci ne le souhaite pas que faire ?
Doit-on le dissuader en lui demandant d’appliquer à la virgule la législation ? Certainement ; mais cela ressemblera fort à une victoire à la Pyrrhus car ce rapport de force risque de compromettre toute possibilité de fédérer l’ensemble des usagers de microcentrales à la mise en place d’une véritable réflexion sur le sujet .

3. Une concertation nécessaire
En effet, instaurer un rapport de force ira à l’encontre d’une démarche qui, pour avoir des résultats durables, doit être basée sur la concertation. De ce fait, il paraît judicieux de positiver cette situation en imaginant ensemble, les protecteurs des milieux aquatiques et les fabricants d’électricité, les microcentrales du futur satisfaisant au mieux chacune des parties.

4. Une charte environnementale sur les microcentrales hydro-électriques inféodées aux cours d’eau à poissons migrateurs
L’aboutissement de cette réflexion doit conduire à l’écriture d’une charte accompagnée d’un cahier des charges afin de définir un cadre de travail et une méthodologie permettant d’avoir une approche constructive et adaptée au problème à résoudre.

5. Conclusion

Il est possible que cette réflexion ait déjà eut lieu dans un coin de France ou d’ailleurs. Si c’est effectivement le cas, pouvez-vous m’en informer. Cela me permettra de tirer profit de cette expérience

RD
 
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Et les barrages grande hauteur existants ?

C'est nouvelles orientations, espéront-le, vont permettre de prendre en compte les différentes dimensions, souvent opposées, pour tendre vers une optimisation de la dimension énergétique, sous contrainte de la conservation et la protection du milieu.
Mais là où je m'alarme, c'est la faiblesse des engagements au plan de tout l'existant, et en particulier sur la petite centaine de barrages grande hauteur, en particulier les barrages voutes.

On sait que l'amortissement comptable de ces ouvrages est de l'ordre de 75 ans ! Ce qui veut dire que pour ceux qui ont été construit aprés guerre, il sera nécessaire d'attendre peu ou prou 30 ans pour que des évolutions qui respectent les iso 14000, directive sur l'eau et autres outils de l'arsenal du régulateur soient réellement pris en compte.

Si l'un de ces barrages venait à se rompre, c'est un milieu qui serait détruit.

Il serait intéressant de savoir comment dans l'analyse coût bénéfice qui sera forcément faite par nos députés, ce risque à trés faible fréquence et à immense impact sera mis sous contrôle.

Il me semble que l'article ci dessus est un tout petit peu optimiste. La privatisation d'EDF ne représente-t-elle pas un risque important qui sacrifie la profitabilité (en particulier pour ces ouvrages anciens) au détriment d'une adaptation et d'une modernisation pour qu'ils respectent les nouvelles normes de sécurité et de protection du milieu ?

La directive européenne sur l'eau ne sera active qu'en 2015. Si l'un de ces vieux ouvrages grande hauteur venait à se rompre, (plaignons le premier bassin versant à qui cela arrivera), que pourra-t-on faire ? Lancer un plan de sauvetage des barrages anciens parce qu'une vallée sera détruite ?
Faut-il que la mémoire des conséquences d'un tel drame nous sorte de la mémoire ? Fréjus, ce n'est quand même pas si loin !

Et encore, si ce n'était que cela !
La gestion du risque rupture de barrage par les Plans particuliers d'intervention (PPI à voir dans les préfectures) n'est envisagée que et uniquement sous l'angle de la réaction. En cas de sinistre majeur, la zone du premier quart d'heure est sacrifiée, acceptons le en toute simplicitée.
Et même si les outils de mesure dont sont truffés ces colosses aux pieds d'argile peuvent donner de bons résultats, les processus qui visent à informer l'ensemble des populations qui vivent dans ces bassins versants ne sont pas adaptés à une communication de crise efficace !!!
Les populations qui passent dans ces vallées de moyenne et de haute montagne ne savent quasiment jamais quoi faire, comment réagir, jusqu'où elles doivent monter sur les flancs des montagnes pour être en sécurité.
Pas de signalisation des courbes isobariques qui indique les zones de sécurité, pas d'avertissement des populations qu'elles entrent dans une zone potentiellement dangereuse.

Parlez en avec des pêcheurs, des chasseurs, des écotouristes, des transporteurs, des paysans, des cyclistes, des conducteurs, des parents.... faites votre religion en demandant ce qu'il faut faire quand un barrage casse !
On me dira : "mais cela n'arrive pas tous les jours"
Mais les techniques audacieuses de ces barrages voutes font qu' un petit attentat ou un tremblement de terre pourrait avoir des conséquences immédiates...

A-t-on peur de dire la vérité aux touristes ?
Ou est ce que nos élus sont inconscients du risque réel ?
On nous dira une fois de plus qu'il s'agit d'un problème de budget...Ou qu'il y a des urgences plus urgentes...

Faites le test auprés de vous et vous serez édifiés !

La proximité du danger depuis des générations enlève dans l'esprit des habitants qui vivent en aval de ces ouvrages, le poids de la conscience réactive et de l'instinct de conservation, puisque un risque de rupture reste potentiel et subjectif mais surtout...rare!!!
Puisque nous n'avons que peu ou pas de référentiel sur lequel nous appuyer pour nous dire : "là il va y avoir un problème".

Le drame de ces grands ouvrages, c'est que leur vie dépasse largement la durée de la vie professionnelle des ingénieurs, des techniciens, des concepteurs, mais aussi des politiques. 75 ans pour l'exploitation, rajoutons 5 ans pour les études, la conception et la construction, et 5 deplus pour la déconstruction. Cela fait presque 4 générations !!!
Comment chercher la responsabilité d'un ingénieur concepteur qui n'a vu que la dimension technique du projet qui est déjà vieux ou mort ?

On parle de développement durable, de concscience individuelle, mais il existe aussi le knowledge management qui entre en ligne de compte. Le viellissement des hommes et des matériaux... les changements de mentalité, la perte du savoir faire, les changements d'objectifs des dirigeants de ces grands ouvrages chargés de les exploiter...

Il est bon d'apporter des corrections aux erreurs passées. Quand on voit ce qui se passe dans la société quand les politiques ne prennent pas la totalité d' un problème dans ses différentes dimensions systémiques, on voit trente ans plus tard comment éclatent les réactions comme des réactions en chaîne pour nos chères banlieues.

Faut-il toujours qu'une grosse catastrophe s'avère pour que nous acceptions de faire bouger le système ?

C'est dans toutes ces situations que l'on se rend compte que nous sommes un vieux pays. Nous avons intérêt à changer nos mentalités et nos comportements au risque de nous auto détruire relativement aux autres qui avancent plus vite que nous. C'est une logique de civilisation. Si tu n'es pas assez fort pour tenir ta place, tu disparaîs.
Et les anglo-saxons, les scandinaves, sur ce thème, peuvent nous donner de belles leçons de maintien.

ikoff | 17 novembre 2005 à 10h59
 
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Efficacité des passes à poisson ?

Les passes à poissons sont-elles réellement toutes efficaces (montaison et dévalaison) et existent-il des systèmes garantissant réellement la libre circulation des poissons, notamment pour l'anguille (découpée très souvent par les turbines à la dévalaison).
Il me semble, aussi, que l'obligation date de plusieurs années mais que toutes les installations devant être équipées ne le sont pas (?).

SM | 17 novembre 2005 à 11h35
 
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Re:Et les barrages grande hauteur existants ?

Enfin une nouvelle peur !

iaka???? | 17 novembre 2005 à 13h29
 
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Re:Efficacité des passes à poisson ?

Faut il vraiment que TOUTES les riviéres soient équipées de passes (à 500.000 euros) ou d'ascenseurs à poissons ( à plusieurs millions d'euros).... depuis l'antiquité il y avait des barrages et des poissons..... il ne faut pas se tromper de combat et rejeter nos polluants dans les riviéres et mettre en avant des solutions "miracles".... arretons d'abord de polluer.... de gaspiller notre argent et construisons plutot des créches ou des maisons pour handicapés..... et surtout si nous voulons que les poissons ne meurent pas dans des cours d'eau à sec(comme cet été) servons nous de l'hydroénergie PROPRE et renouvelable pour combattre l'efffet de serre.Choisissons des riviéres à migrateurs mais en arretant de faire du tout migrateurs.
Quand aux anguilles coupées en morceaux !!!! franchement en avez vous vu ?.... moi oui: mais dans mon assiette ! les légendes ont la vie dure.

choix? | 17 novembre 2005 à 14h10
 
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merci

Merci de votre article.. il va peut etre falloir que chacun se rende compte des enjeux écologiques et fasse son choix avant l'arrivée des c .

g | 17 novembre 2005 à 14h15
 
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et la mer?

Qu'en est il de cet immense réservoir d'énergie que sont les océans ?

Les techniques de récupération de l'énergie de la mer sont très nombreuses (marées, courants, vagues...) mais toutes quasi inexploitées, quand elles représentent un gisement énorme. La France possède le deuxième potentiel juste après le RU, et presque aucun travail de recherche n'est fait dans notre pays : C'est via une filiale anglaise qu'EDF mène ces recherches, et très peu de prototypes sont actuellement en service, quand les USA, le Japon et la même la Chine possèdent déjà des unités de production...

En terme d'efficacité, on peut citer les "hydroliennes" (éoliennes sous-marines), qui profitent des courants. L'eau possède une "portance" bien supérieure à celle de l'air, ainsi, une turbine de la même taille produira beaucoup plus d'énergie sous l'eau que dans l'air. La météo sous-marine (marée, courants) étant extremement précise, cette technique permet de plus la prévision du potentiel de production, un casse tête qui pousse à doubler le potentiel des énergies aléatoires (solaire, éolien) par des sources maitrisables (nucléaire, barrages...), de façon à garantir la puissance disponible.
Certes ces techniques sont couteuses (cout de raccordement, installation, maintenance...) mais représentent un tel potentiel, qu'il serait fort dommage de les négliger.

A quand les hydroliennes au pied des éoliennes off-shore ?

moole | 17 novembre 2005 à 15h01
 
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Re:Efficacité des passes à poisson ?

Il convient de nuancer le propos de cet article.

L'hydroélectricité a un potentiel de développement économique, car c'est là l'intérêt premier des developpeurs de projet, comme pour l'éolien.

Mais ce développement ne peut se faire au détriment de la vie piscicole qui est déjà malmenée par les rejets diffus de l'agriculture, les rejets canalisés des stations d'épurations ou des industriels, même quand ces rejets respectent la législation.

Les impacts négatifs de la microhydroélectricité sont essentiellement, le barrage à la migration des poissons (migrateurs et non migrateurs);
la modification des conditions d'écoulement et d'oxygénation de l'eau;
les vidanges du réservoir: relargage de vases et de sédiments (risque de concentrations de polluants) en quantités, perturbant le milieu (colmatage)

En ce qui concerne les passes à poisson, les centrales doivent s'en équipées depuis longtemps, mais la plupart n'en ont pas ou pas assez efficaces.

Il existe des système "efficaces", mais jamais à 100% et chers, donc peut implantés.

Le soucis réside aussi, dans la succession de centrale sur un même cours d'eau, car la morbidité engendrée par le franchissement de l'obstacle s'ajoute et s'amplifie à chaque obstacle.

Donc non, ce n'est pas une solution neutre et il faut la mettre en balance avec les autres usages de l'eau, la préservation du milieu naturel et les autres ressources naturelles renouvelables des territoires (bois notamment).

Pour les anguilles, actuellement le danger principal est le braconnage pour la consommation alimentaire.

De plus, le développement de turbines plus puissantes, réduit le risque pour les jeunes anguilles de se faire couper, car plus la turbine est puissante, plus son mouvement est lent.

Il existe aussi des moyens de détourner les poissons par l'emplois de grilles.

On peut trouver beaucoup d'infos auprès du CSP et du Cemagref.

Pour moi, la question de cette énergie doit s'envisager au niveau du bassin versant pour un dévelloppement raisonné.

NodeR | 17 novembre 2005 à 16h05
 
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Re:Et les barrages grande hauteur existants ?

Réflexion interressante, mais est-il souhaitable d'enlever ces barrages?

noder | 17 novembre 2005 à 16h12
 
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Re:Efficacité des passes à poisson ?

Je tiens à préciser que la norme ISO 14001 n'a rien de réglementaire et que l'on peut être certifié sans respecté la réglementation, à condition de mettre en oeuvre une politique, traduites par des actions pour résoudre la non conformité.

De même, le potentiel de dévelloppement évoqué varie, à la baisse, si l'on ne considère pas uniquement les caractéristiques hydrologiques des cours d'eau.

Ensuite, il faut évoquer le problème de la police de l'eau qui est assurée par le CSP, la DDAF, la DDE suivant le département.
A quand une police de l'eau comme il existe une police des ICPE: la DRIRE?

Enfin, à ma connaissance, la vidange des barrages n'est pas réglementée pour les petite unitées hydroélectriques.

NodeR | 17 novembre 2005 à 16h18
 
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Re:Efficacité des passes à poisson ?

Des anguilles coupées en morceaux, je ne sais pas, mais des truites décapitées, vous pouvez en voir une photo (genre tableau de pêche d'une turbine)dans le guide "milieu aquatique : état initial..." de la collection Mise au Point (page 279) éditée par le CSP.
Un des problèmes est l'abandon de nombreux ouvrages (moulins, micro-centrales...) dont personne ne s'occupe et qu'il faudrait enlever. Si le prix peut être un obstacle à ces travaux, il faut aussi compter avec l'opposition des pêcheurs, qui préfèrent souvent prendre des poissons_chats en sirotant une bière sur leur pliant plutôt que de pêcher la truite sauvage en cuissardes! Car pour eux, un barrage, c'est l'assurance d'avoir de l'eau et du poisson (des millions de sujets d'élevages sont lâchés sans aucun contrôle !) toute l'année...Un peu comme les chasseurs avec les faisans.

denver | 17 novembre 2005 à 18h30
 
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ne faisons pas l'impasse!

Merci de vos réflexions qui apportent de l'eau à mon moulin!
Merci pour la justesse de vos informations!
Je prépare un BTS gestion et protection de la nature et lors d'une étude d'une petite rivière, j'avais posé la question de savoir s'il était possible de mettre une micro centrale, sur la ruine d'un ancien moulin à eau... ayant reçu une réponse négative, mettant en avant la protection des poissons, j'étais resté perplexe et non satisfait!
Comme pour les loups: là, où il y suffisament de chasseur n'autorisons pas les loups! mais là où il n'y a plus personne pour réguler la population de gibier, mettons des loups! faisons une loi suffisament souple pour autoriser les solutions les plus adaptées. Mettons des micro centrales là elles fonctionnerons sans géner les poissons! Quand je revois les systèmes utilisés pour des moulins à eau, je ne peux m'empêcher de me dire qu'ils n'étaient pas con à cette époque!

thierry | 17 novembre 2005 à 23h43
 
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Et aussi

Juste deux remarques et un commentaire, le reste avec les effets négatifs des barrages ayant été dit. Ces effets négatifs sont toujours occultés par les promoteurs industriels de cette énergie.
D’abord que les producteurs autonomes d’électricité ont entendu à Bonn les 2-4 nov lors d’un colloque sur les poissons migrateurs du bassin rhénan que l’ensemble des microcentrales de moins de 500kW (plusieurs milliers sur le bassin du Rhin) en Allemagne produisaient moins de 0,02% de l’énergie produite en ce pays
Ensuite que ces ouvrages contribuent bien à une réduction de l’effet de serre mais s’il faut chiffrer cette réduction comme fraction de la production globale il faut aller jusqu’à la 7éme décimale pour trouver autre chose que des zéros.(soit 0,000 000 xxx)
Donc contribution quasi nulle à l’effort nécessaire et intérêt public dérisoire. J’ai dit à Bonn (sans être contredit par les électriciens présents) qu’en France ces chiffres sont quasi les mêmes. Il n’est pas assez connu que ce sont les citoyens français qui payent une rente aux industriels promoteurs de ces ouvrages à cause de cette scélérate loi électricité qui oblige Edf à racheter leur courant bien au-dessus de leurs propres coûts de production, pas assez connu que la France exporte environ 70 Twh d’électricité, soit 8 fois la production des 10 usines du Rhin, 2,5 fois cette production du Rhin vers la seule Allemagne. Il faut donc arrêter de livrer les français à la propagande d’intérêts purement privés faisant croire aux vertus environnementalistes de l’hydroélectricité, le récent débat au sénat autour du projet de loi sur l’eau a démontré qu’au plus haut niveau de l’Etat cette propagande exerce ses ravages sur la conscience d’élus qui ignorent tout de l’intérêt économique d’une nature où les rivières couleraient sans entraves et où la survie du patrimoine piscicole ne serait plus menacée. Sur le Rhin, après avoir éradiqué le saumon, les barrages hydroélectriques sont en train de détruire l’anguille, chaque barrage en tue au moins 1 sur 4 à la dévalaison, or il y a 21 barrages… JW

JW | 18 novembre 2005 à 13h22
 
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énergie renouvelable et durable?

Il est évident que l'énergie hydraulique est renouvelable. Mais est-elle durable? Sous prétexte que l'eau coulera toujours (et ceci peut encore changer), doit-on accepter la destruction d'habitats et par conséquent de populations animales?
Cette énergie demande beaucoup de consessions environnementales pour une production anecdotique.

Maya | 18 novembre 2005 à 13h51
 
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Re:Et les barrages grande hauteur existants ?

Bonsoir cher chantre du risque à tout crin.

Biensûr que tous les risques ne peuvent être être supprimés, c'est une évidence puisque la vie est une succession de risques positifs et de risques négatifs !
Passé cette affirmation dont vous nous gratifiez et dont les mots semblent vous griser, passons aux choses sérieuses...

La question que vous pouvez peut être vous poser pourraît être : qu'est ce qu'un risque acceptable pour vous ?
et aussi, comment arbitrez vous les risques que vous prenez entre ceux que vous choisissez de prendre et ceux que vous subissez ?

Si vous êtes honnête avec vous, et votre réponse ne regarde que vous et votre conscience en tant que citoyen et parent, il pourrait être possible que vos commentaires prennassent un autre ton.
Peut être n'êtes vous pas habitué à mettre en perspective vos choix et leurs conséquences sur vous et sur les autres : les vôtres et ceux de votre famille ou de votre tribu, et tous ceux que vous ne connaissez pas mais qui respirent le même air que vous. Vous savez, cette grande famille de l'humanité qui fait que même si vous êtes trés en colère contre moi, nous vivons dans le même temps, sous la contrainte du même temps....

Bonne nuit post pleine lune qui a le don d'exiter les passions...

ikoff | 19 novembre 2005 à 02h14
 
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assez de microcentrales

les cours d'eau encore non équipés en microcentrales sont les plus difficiles à équiper ou les plus en danger en cas d'équipement. S'il vous plait, laissez nous des ruisseaux encore sauvages! Merci.

Anonyme | 19 novembre 2005 à 11h32
 
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Re:énergie renouvelable et durable?

MICRO-CENTRALES HYDRAULIQUES :
une solution à l’effet de serre ?
( article Voix du Courlis retouché)
Dans le cadre de la lutte contre l’effet de serre, l’Etat français s’est engagé aux côtés de ses partenaires de l’Union européenne à porter à 15 % la part des énergies renouvelables dans le bilan énergétique de l’Union d’ici 2010.
Afin d’estimer les potentialités énergétiques au niveau hydroélectrique, l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) en partenariat avec le Conseil général a lancé une étude de recensement de la ressource sur le département de la Haute-Saône. Celle-ci devrait se terminer fin 2003. Voici l’occasion de faire le point sur un dilemme environnemental : faut-il développer les micro-centrales hydrauliques pour lutter contre l’effet de serre au risque de dégrader un peu plus les rivières ?

Mise en perspective historique
L’étude bibliographique sur le “recensement de la ressource hydroélectrique sur le département de la Haute-Saône” montre une densité de barrages importante (240, en ne prenant en compte que les ouvrages d’une capacité supérieure à 100 KWh). Ouvrages créés en majorité au cours des 150 dernières années, ils ont constitué à cette époque l’un des principaux outils du développement économique du département.
Leur installation s’est faite sur des milieux quasi intacts aux plans physique et biologique, avec notamment des régimes plus soutenus qu’aujourd’hui. L’agriculture et les remembrements n’avaient pas encore détruit les zones de stockage naturelles.
Le développement de ces ouvrages a été probablement l’occasion pour nos anciens de développer un savoir faire en matière de maîtrise des rivières (limitation des divagations trop brutales et des effets ponctuels de crues indésirables).
Les hommes de l’époque n’y ont vu que les avantages. Ils ne disposaient ni des connaissances scientifiques actuelles ni du recul sur les effets des barrages à long terme.


Les ouvrages transversaux : entrave au renouvellement des milieux annexes
ü Le “ corsetage ” des rivières
La généralisation des ouvrages transversaux, pour les raisons décrites ci-dessus (fort développement économique, impacts environnementaux immédiats réduits), a marqué le “ domptage ” général des rivières.
Les travaux scientifiques nous ont appris l’importance de leur divagation pour assurer le maintien de la régénération des milieux annexes (bras morts, noues), le maintien des potentiels de nappes alluviales, source principale d’eau potable pour nombre de régions et surtout le maintien de leur fonction d’auto-épuration.
Aujourd’hui les bras morts, les noues n’existent plus qu’à l’état de reliques. Reliques pour la plupart créées avant ce “ corsetage ” général.
ü La fin de la régénération des milieux
Ces milieux annexes ne sont pas stables, mais au contraire par nature évolutifs, destinés à redevenir marais, puis prairies ou forêts. Nous bénéficions ainsi, encore pour quelques dix ou vingt ans peut-être, mais de moins en moins chaque année, des derniers bienfaits de ces milieux spécifiques. Par exemple en matière de reproduction du brochet.
Il n’est pas question ici d’opposer brochet à micro centrale mais d’appréhender cette espèce, essentielle à l’édifice piscicole, comme un indicateur de l’appauvrissement des milieux. Ceci en gardant à l’esprit qu’au bout du compte c’est la ressource en eau et la qualité des usages attendus qui sont concernées.
Ainsi, avec des effets très décalés dans le temps, le développement général des barrages a sonné la fin des processus de régénération des hydrosystèmes et marqué le début d’un long processus de régression.
Très rares sont aujourd’hui les recoupements de méandres qui marquent la naissance d’un jeune lit et celle d’un délaissé. Sans ce phénomène il n’y a pas de processus de régénération.
ü La banalisation des milieux
La richesse et la production des milieux naturels dépendent directement de leur diversité, c’est une loi de la nature.
Sur un ouvrage transversal, le bief amont est totalement unifié dans sa morphologie, les vitesses d’écoulement sont ralenties et unifiées transversalement. Or c’est la variété des vitesses alliée à la liberté transversale qui crée la diversité des milieux.
Les faibles vitesses sont un facteur de réchauffement, suivies d’explosions algales, suivies de consommation d’oxygène parfois mortelle lors du pourrissement des algues.
Il convient donc, dans une prospective de réutilisation de l’énergie des rivières, de prendre en compte impérativement ce facteur limitant.
La régression des milieux naturels : des conséquences économiques
La banalisation et la régression des milieux atteignent directement les usages dont on pensait pouvoir toujours bénéficier (eau potable de qualité en quantité, pratiques de la baignade, richesse piscicole (1). Bien évidemment on ne peut pas attribuer ce processus de régression aux seuls ouvrages transversaux. La transformation de l’agriculture a sa part importante : pollutions générées par cette activité, énormes modifications du chevelu hydraulique par drainages et rescindements
La régression des capacités d’auto-épuration des rivières n’est pas seulement un problème de qualité des eaux disponibles, c’est aussi un important problème économique. Les réponses technologiques au traitement des eaux, en agissant sur les effets des dégradations et non sur leurs causes, constituent une fuite en avant coûteuse plus qu’une réponse efficace.
Ces coûts sont à mettre en balance avec les avantages attendus d’une production électrique d’origine hydraulique. L’étude des potentialités, s’agissant d’argent public, doit donc nécessairement être comparative au plan économique.
Un retour indispensable à plus de liberté
Nous redisons donc l’importance de laisser les barrages sans utilité économique s’effacer progressivement avec le temps, comme “ frappés d’alignement ”, dans la mesure où les propriétaires ne peuvent plus les entretenir sans aides publiques.
L’effacement progressif par voie naturelle (lors des crues) est un excellent moyen de faire accepter en douceur le retour à un comportement naturel des rivières qui leur assurera leur régénération. Il est urgent de reconstituer le potentiel de milieux annexes en voie d’extinction.
Cette démarche devra être certainement accompagnée par une surveillance étroite pour éviter des effets préjudiciables mais également pour enrichir les connaissances sur un processus certes nouveau.
(1)inimaginable aujourd’hui qui, si elle avait été un tant soit peu maintenue représenterait une formidable attractivité en matière de tourisme).

Le développement des énergies renouvelables : des solutions nouvelles à inventer
Au moment ou l’Etat s’apprête à investir 3 milliards d’euros pour la recherche sur l’EPR (nouvelle génération de réacteur nucléaire), on peut rêver d’un sursaut d’effort en faveur de la recherches sur les économies d’énergies et la production d’énergies locales qui intègrent les contraintes d’aujourd’hui.
Pour devenir une source d’énergie écologique moderne et durable la production d’électricité par micro centrales ne peut pas se faire en recourant aux barrages, technique vieille de plusieurs siècles qui à des inconvénients rédhibitoires pour les hydrosystémes dans leur partie médiane et inférieure ( donc cône d’éjection mis à part )(2). En matière de micro-hydroélectricité, faire des micro- centrales mobiles, sans barrage, capables de suivre dans le temps le déplacement du lit mineur et le niveau des crues est une technique qui restent à développer .
En attendant ces innovations, la modernisation des centrales en service doit impérativement s’accompagner de l’installation d’un automate électronique qui bloque la production lorsque le débit réservé n’est pas respecté. Il existe déjà à Charmes (88) une installation qui enregistre le débit turbiné et envoie en continu ces relevés à la police de l’eau.
Tout est affaire d’équilibre et de nuance dans la nature. L’énergie nucléaire avec les risques qu’elle implique et les déchets qui s’accumulent est l’un des problèmes majeurs actuellement. Le réchauffement de la planète à lui seul constitue une menace de plus en plus grave à l’échelle de la planète et demande des changements profonds de nos modes de consommations. Les économies d’énergies deviennent dans ce contexte une urgence majeure qui offre des potentialités énormes de « négawats » en face desquelles les « mégawatts » de la micro électricité paraissent bien ridicules.
Dans tous les cas la question du développement de la micro électricité montre combien il est indispensable d’agir à tous les niveaux (usagers particuliers, agricoles, industriels) pour reconquérir la qualité de l’eau et économiser l’énergie !
Marc Goux et Raymond Liard

(2) Le cône d’éjection est la partie amont d’une rivières en zone montagneuse là ou le lit est prisonnier de ses berges rocheuses.

Encadré :
Débit réservé :
Débit minimal éventuellement augmenté des prélèvements autorisés sur le tronçon influencé. Il est exprimé notamment dans les cahiers des charges et les règlements d’eau. Souvent utilisé à tort à la place de débit minimal.
Pour les micro-centrales, il est calculé en pourcentage du débit moyen interannuel (ou module).
Droit fondé en titre :
Les ouvrages fondés en titre ne sont pas soumis aux procédures de déclaration ou d’autorisation de la loi sur l’eau de 1992, tant que la puissance est demeurée inchangée depuis l’origine. Un certain nombre de ces ouvrages ont ainsi un débit réservé beaucoup moins contraignant que la réglementation actuelle et beaucoup plus dommageable aux rivières.

Marc Goux collectif Saône Doubs Vivants tel 04.84.75.82.84

marc.goux | 20 novembre 2005 à 22h27
 
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Re:Efficacité des passes à poisson ?

En réponse aux observations sur les éventuelles anguilles découpées, je confirme, ayant travaillé pour la pêche pendant 5 ans, avoir constaté en aval des barrages des anguilles (et autres poissons) découpées. Il ne s'agit pas de légendes !!!
Il faut, bien évidemment, lutter contre la pollution, et lutter notamment contre les pollutions émises par les barrages (pollution thermique, boues, colmatage, etc.).
Le coût financier ne doit pas être un critère (que représentent 500 K€ sur le budget d'EDF, par exemple, ou celui de son CE ?).
Enfin, il n'y a pas de gaspillage dans l'investissement de passes à poisson. Si on commençe à discuter sur l'utilité de ces systèmes (pour la protection des espèces et du patrimoine), on arrivera très vite à se demander s'il faut effectivement financer, par exemple, des maisons de retraites ou des actions en faveur des handicapés.

SM

SM | 21 novembre 2005 à 20h12
 
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électricité - pourquoi ? -

Pourquoi produire toujours plus d'électricité au plus grand détriment de l'environnement, être humains copmpris.

Et si nous retournions à la raison en limitant dans un premier temps la gabégie actuelle de la consommation d'énergie électrique ?

Puis si nous nous attelions ensuite à éliminer le non indispensable ?

Que voyons nous aujourd'hui ?

Merci on y voit très clair 365/365 jours et ce grâce à des lampadaires trônant tous les 25 mètres, même en pleine colline, des enseignes publicitaires lumineuses distillant des milliers de watts 24/24 heures, des projecteurs illuminant des édifices et autres structures etc.

Et que dire de toutes les commodités proposées pour le plus grand bien être de la gens humaine, appareils fonctionnant sans relâche eux aussi, rendant par là l'être humain dépendant, à ne plus vouloir marcher, à ne plus vouloir grimper 2 marches d'escalier, et j'en passe et des meilleures.

La liste est bien trop longue pour pouvoir pleinement l'énumérer

Cependant, quant avec l'existant on aura résolu cet énorme gaspillage et que dès lors la fée électricité ne s'emploira plus qu'au strict nécessaire de la consommation, se posera t-il alors la question de micro ou giga centrales ?

certainement que oui : maintenant que nous n'avons plus besoin de tant d'énergie que fait-on de ces centrales devenues inutiles pour la FRANCE

cordialement - RPA -

RPA | 22 novembre 2005 à 10h54
 
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Re:électricité - pourquoi ? -

Oui, pourquoi ne pas revenir plus en arrière à l'époque où on s'éclairait à la bougie et où on se chauffait à la cheminée et au poële à bois...
Le progret n'a pas toujours du bon mais il avance...

JHS | 25 novembre 2005 à 17h34
 
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Re:énergie renouvelable et durable?

Des aménagements ont lieu sur la Vienne en aval de Limoges sur un secteur de 48 km avec 16 microcentrales, et je ne parle pas des seuils non équipés d'usine hydroélectriques...
Une négociation a eu lieu avec les propriétaires et les riverains au cas par cas... un compromis a été trouvé : l'idée de la charte est à développer, cela m'intéresse bien

JHS | 25 novembre 2005 à 17h39
 
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Re:énergie renouvelable et durable?

Que de contre vérités:
les saumons victimes des seuils ?
il n'y a évidemment aucun rejet polluant dans les riviéres qui pourraient les géner? ... bouchon de Loire ? connait pas... la Loire n'a pas de barrages et les saumons qui arrivent à Vichy sont généralement d'alevins élevés donc pas venus de l'Océan.
Barrages fondés en titre : ne sont pas construits depuis 150 ans mais certains depuis le moyen age ....qui lui ne manquait pas de saumons.
C'est comme les anguilles, personne n'a sans doute entendu parler de la péche des piballes/civelles, évidemment ce sont aussi les barrages qui empéchent de remonter celles qui ont été péchées dans les estuaires (et de plus on sait qu'elles se déplacent méme en dehors des cours d'eau).
Le lobbying a été efficace.... il en reste toujours quelque chose!!!(air connu).
Et quand la catastrophe des GES sera là que feront les saumons?

vrai? | 01 décembre 2005 à 13h29
 
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Re:énergie renouvelable et durable?

Je voulais réagir en donnant des exemples concrets sur le fonctionnement de l'écosystème rivière dans lequel depuis des millénaires l'homme fait partie.
J'habite avec ma famille dans un ancien moulin du 19ème siècle lui même implanté sur un site équipé depuis au moins l'an 1100; Il s'agit du Moulin de Lucy sur la rivière Oise dans l'Aisne. Biologiste et hydrologue de formation j'ai appris à mesurer mes propos et surtout à observer depuis maintenant 20 ans la rivière avec sa faune (bêtes et humains) et sa flore.
L'Oise est une rivière qui sait dévenir dévastatrice puisque venant du massif des Ardennes passe en 24 h de 10 m3/s à 100m3/s à Origny; La rivière depuis le moyen âge a participé au développement de la région; nous avons recensé 600 moulins sur son cours et ses affluents, 3000 pour la Picardie. Je ne peux pas comprendre l'acharnement de tous ces jeunes scientifiques contre la micro hydraulique (anciens moulins); ils devraient tous avoir un seul rêve, produire leur propre énergie hydraulique en achetant tous, ces moulins en ruines et s'épanouir en mettant leur énergie à défendre un mode de vie qui est en accord avec leurs connaissances théoriques sur le développement durable. Je m'explique: vivre dans un moulin qui produit de l'énergie celà veut dire adapter ses besoins en fonction de ce que la nature peut donner: chaleur mais aussi froid quand la sécheresse ou l'inondation ne permettent pas la production énergétique; cuisiner tel plat plutot qu'un autre en fonction de l'énergie disponible, sécher les pommes pour faire des délicieuses figotes ; qui connait l'activité de dégrillage ? cette opération qui consiste à enlever de la rivière les feuilles pour faire du compost avec lequel on va cultiver des légumes tout en déchargeant la rivière mais aussi sortir le bois que la rivière charrie qui après séchage et débittage flambera dans la cheminée ou dans la cuisinière quand l'énergie nous manquera, et quoi dire de tout ce travail de nettoyage et de trie des tous les déchets que les humains jettent. En temps normal environ 30 tonnes/an de tous ces produits sont extraits manuellement de la rivière. L'Oise heureusement à l'inverse de la Marne déborde plusieurs fois par an dans son lit majeur où d'ailleurs plusieurs villages sont quelques fois inondés; l'agriculture moderne, la populiculture, et l'extraction des granulats n'ont pas eu le temps de tout saccager; pour ça il a fallu se battre. La déprise économique avec l'arrêt des usines de traitement de surface a aidé malgré le mal qui a fait aux hommes en créant le chômage. Les efforts de la dépollution commencent à donner des fruits, la qualité de l'eau s'améliore, la calamiteuse politique agricole commune s'arrêtera, les haies vont être replantées et des nouvelles pâtures seront créer à la place des peupliers et/ou du maïs; l'élevage labelisé vallée de l'Oise procuréra une activité noble à tous les jeunes qui après avoir boudé l'agriculture, la vraie, reviendront je suis persuadée. Et puis j'ai oublié, quel plaisir de voir mon fils de 14 ans sortir un brochet de 90 cm!!!!!!. ou de fumer l'anguille. Dans les différentes réunions où je vais pour défendre la réhabilitation et la gestion des moulins, un jour sur la Canche un jeune homme m'a interpellé en me disant "mais ce que vous faites personne ne le fait et puis dans quelques années vous allez mourir alors vous comprenez votre moulin sera aussi rasé (nous c'est le progrès). Ce qu'il ne savait pas ce que toutes ces choses j'ai eu le temps de les passer à mes enfants.

Evangélia | 06 décembre 2005 à 23h55
 
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Re:Efficacité des passes à poisson ?

Erreur: la norme iso 14001 a en effet rien de reglementaire par contre elle impose de respecter la reglementation...

c'est d'ailleur ça limite... la certification iso 14001 ne veut pas dire que l'on est meilleur que les autres...

sinon, pour les passes à poisson, l'un des problemes des barrages est le cloisonnement des populations. le fait qu'il n'y est plus d'echange de gene entre deux popullations de poissons appauvrie le patrimoine genetique des deux populations et diminue leur capacité à s'adapter à de nouvelles situations... bref à terme ça pourrait diminuer leur chance de survie!

polo | 06 mars 2006 à 20h24
 
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Re:énergie renouvelable et durable?

Position intéressante et à mon sens louable.
Mais tous les possesseurs de "moulins" n'ont pas les mêmes ambitions, ni la même vision de la micro-hydraulique.
pour certain ( et donc pas pour tous:) ), il s'agit de produire de l'électricité, point.

Les déchets flottants sont un problème, pas une ressource. Leur optique et l'optimisation de la production électrique, pas le juste équilibre.

Ensuite, un seuil peut être franchissable par la faune piscicole, même sans passe.
Mais une succession de seuil engendre une mortalité importante.

Je ne suis pas contre la micro-hydroélectricité, mais pour une micro-hydroéléectricité raisonnée.

L'état de nos cours d'eau est déjà mis en danger par ses différents usages: agricole, industrie, loisirs, production d'énergie...

Il est donc nécessaire de ne pas faire empirer la situation.

Pour moi, le débat est plutôt comment concilier préservation et "développement" du milieu naturel et les usages de l'eau.

Pour revenir aux micro-centrales, il me semble qu'il faille agir au cas par cas au niveau du bassin versant.

Il est nécessaire de cartographier les portions de rivières à potentiel hydroélectrique, de lister les centrales et seuils existants, de superposer la cartographie de l'état des masses d'eau, la cartographie du classement des rivières. A partir de là, il sera ossible de savoir si oui ou non tel seuil ou telle centrale peut être conservée ou pas en accord avec la préservation du milieu et le niveau de reconquête du milieu par les poissons migrateurs espéré.

Enfin pour en revenir au anguilles, il est clair que le facteur prépondérant de leur extinction en cours est le braconage.
Et pour l'ensemble des poissons migrateurs, d'autres facteurs jouent sur leur survie, bien sûr, comme la qualité de l'eau et la prédation par l'homme. Mais la limitation de leur mobilité engendrée par la succession des seuils (même équipé de passe, car non efficace à 100%) est un facteur important.

NodeR | 07 mars 2006 à 13h02
 
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Re:Et aussi

Hélas, tout le monde n'est pas comme Evangelia...

NodeR | 07 mars 2006 à 13h05
 
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Re:Efficacité des passes à poisson ?

Petite précision sur l'ISO 14001: disons que c'est plutôt la pratique des auditeurs qui fait qu'en général, pour être certifié, il faut respecter la réglementation, car le texte de la norme ne l'imose pas. (A moins que j'ai loupé qq chose dans la version 2004 de la norme...)

Par contre le Réglement EMAS, lui impose le respect de la réglementation et la communication des résultats environnementaux.

Mais bon, on s'éloigne du débat...

NodeR | 07 mars 2006 à 13h22
 
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Re:Et les barrages grande hauteur existants ?

En effet, quand on parle de risque,il est essentiel de rappeler la notion de risque choisi (je fume)
et de risque subit (fumeur passif).

Mais, pour en revenir au risque de rupture de barrage, il me semble que ce type de risque est étudié et des plans de prévention des risques sont établis comme pour le risque inondation, ou glissement de terrain.

Ensuite, une deuxième notion à prendre en compte quand on parle de risque est la gain attendue qu'il faut mettre en balance avec le risque envisagé.

Ensuite il faut décider, mais ce n'est pas évident...

NodeR | 07 mars 2006 à 13h32
 
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Une autre source de nuisance...

... pour la faune piscicole est représenté par les étangs privés, en tout cas en Limousin, c'est d'après le CSP, la nuisance principale.

Car ces étangs peuvent être une source d'espèces colonisatrices, invasives. jouent sur la température des cours d'eau et comme pour es barrages font des vidanges sauvages.

Encore une fois le problème vient de la multiplicité de ces étangs, du manque d'information et de sensibilisation des propriétaires et d'un travail de police difficile.

A vos réactions.

NodeR | 07 mars 2006 à 13h37
 
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Re:Et les barrages grande hauteur existants ?

Je ne voudrai pas donner l'impression que j'ai réponse à tout. Mais il est nécessaire de replacer certaines idées dans leur contexte.
La dernière catastrophe issue d'une rupture de barrage en France est celle du Barrage de Malpasset qui a tué un petit millier de personnes à Fréjus dans les années 50.
Mais la construction de barrages de tous types s'est développée à partir des années 50 jusqu'aux années 90. On considère maintenant que les sites potentiellement intéressants ont été exploités.

Le fait qu'aucune autre catastrophe ne soit survenue (c'est une chance) fait que les principes d'élaboration des barrages et ce qui pourrait construire une politique de prévention ne s'appuient que sur des principes assez théoriques.

Lorsqu'on creuse avec un tout petit peu de bon sens les processus de protection ( au sens de ce qui est fait par la protection civile), on se rend compte qu'aucun test grandeur nature n'est fait pour constater les défaillances potentielles. Mais sur la base de la simple logique, on se rend compte que l'organisation choisie dans les Plans particulier d'intervention (PPI) n'est pas robuste et ne permet pas de sauver les populations comme elle prétend pourtant le faire :
Les barrages se situent souvent dans des vallées montagneuses. S'il y a rupture, l'eau descend à grande vitesse. Ce qui veut dire que les systèmes et processus d'alertes devraient en théorie être en mesure d'avertir toutes les personnes qui vivent dans le bassin versant.

Mais lors des tests de sirènes (système de protection), un jour de grand vent, ou de forte pluies, je vous mets au défi d'entendre quoi que ce soit si vous êtes occupés à autre chose, que vous avez un balladeur sur la tête, ou bien que vous êtes au téléphone...

QUand à la prévention, alors que les ouvrages de retenue d'eau sont déjà construits, et que l'exploitant unique (EDF) cherche une rentabilité maximale pour obtenir le KW/H hydrolique au meilleur coût, il n'est pas prêt à payer cette prévention (information des populations, formation des enfants aux gestes qui peuvent sauver leur peau en cas de rupture.

Pour la sécurité civile, les risques qui sont traités en priorité sont ceux qui se manifestent avec la plus grande fréquence :
Avalanches
Innondations
feux de forêts
risques chimiques ou radioactifs.

Mais peut on leur reprocher de pallier au plus pressé et au plus récurrent ? Non sans aucun doute.

Alors qui pourrait financer des campagnes de prévention sur ce type de risque dont la fréquence nous est inconnue et qui ne reste essentiellement que modélisée et prédictive ?
Dans la situation de restriction budgétaire du pays, il est clair que la politique choisie est celle du " ça tient tant que ça tient et si ça casse, on verra.
Même si cela vient en contradiction avec la directive européenne sur l'eau.

ikoff | 07 mars 2006 à 16h13
 
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Sans sujet

Pas de message

Anonyme | 18 mai 2006 à 15h02
 
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impact environnemental selon le type de centrale

Je voudrais comprendre laquelle des trois types de centrales est la plus polluante ?
- La centrale gravitaire
- La station de transfert d’énergie par pompage
- La centrale marémotrice.

Pourquoi l’une serait moins polluante que les autres ? Après tout elle utilisent toutes des barrages ?

Merci de me répondre au plus tôt.

Leyla | 11 avril 2009 à 22h00
 
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Re:impact environnemental selon le type de central

Chaque type de station s'intègre différemment dans son environnement. Chacune demandera une installation de taille plus ou moins importante avec des rendements énergétique par rapport à la quantité d'énergie demandée différent.
De plus les barrages sur les lits des rivières sont des fragmenteur écologique, et pause de nombreux problème.
Une petite recherche sur wikipedia et tu sera tout.

rudy | 30 avril 2009 à 10h46
 
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Les moulins sont ils si gênants?

Ma famille exploitait pour (l'alimentation d'un hameau en autoconsommation) une installation hydraulique depuis plus de 100ans, sur un cours d'eau de 5km ayant compté jusqu'à 17 moulins. A l'époque, le cours d'eau étatait trés riche en poissons. Moulins et truites... ont cohabité pendant plus de 300ans sans qu'on n'ai jammais rien reproché aux moulins... Les pecheurs étaient ravi, les usiniers aussi.
Depuis quelques années rien ne va plus, les especes animales disparaissent les unes aprés les autres. La prefecture nous a fait récemment fermer notre micro-centrale (pour raison de lourdeur administratives...), mais cela n'a pas empéché ni même infléchi la disparition de la faune.
J'ai vraiment le sentiment que les moulins et micro-centrales sont des bouquemissaires. Pour moi les vrais problèmes de l'eau et de la disparition de la faune sont essentiellement liés à la pollution. Je suis persuadé que les stations d'épurations ne sont pas si efficaces que ce que l'on veut nous faire croire, et servent surtout a enlever la partie visible de la pollution.
Bilan: Les poissons se font de plus en plus rares et nous nous sommes rangés dans le rang en emmettant 100T de Co2 de plus tous les ans dans l'atmosphère, ... Et cela pour rien!

Hervé | 23 septembre 2009 à 00h13
 
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