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Lafarge Ciments valorise les laitiers de hauts-fourneaux

Lafarge Ciments, filiale française du Groupe Lafarge, démarre la construction d'une nouvelle usine de broyage de laitier de Hauts fourneaux, en vue de l'utilisation de ce résidu comme matière première de substitution dans la production de ciment.

Déchets  |    |  Carine Seghier  |  Actu-Environnement.com
   
Lafarge Ciments valorise les laitiers de hauts-fourneaux
   
La filiale française de l'activité ciment du Groupe Lafarge, Lafarge Ciments débute la construction d'une nouvelle usine de broyage de laitier. Sous-produit de l'industrie sidérurgique lors de la fabrication de la fonte dans les hauts fourneaux, le laitier est formé de constituants non ferreux, des fondants et des cendres de coke et peut-être utilisé comme matière première de substitution dans sa production de ciment. Une société SAT, Société Aquitaine de Transformation a été créée à cette fin.

Le laitier issu des hauts-fourneaux sera acheminé essentiellement par bateaux sur le Port de Bordeaux à Bassens où sera basée l'usine. La mise en exploitation est prévue pour mars 2007 et broiera de 300 kt de laitier par an.
Un système de reprise automatique du laitier par gratteur assurera l'alimentation en continu de l'atelier de broyage proprement dit. Refroidi brutalement à l'eau (trempe) dans un granulateur, le laitier est ensuite séché grâce à un générateur de gaz chaud alimenté en gaz naturel et broyé dans un broyeur vertical. Il sera ensuite stocké dans des silos permettant le chargement de trains. Ce laitier granulé finement broyé, complément du clinker dans la confection des ciments, sera ensuite acheminé à la cimenterie de Martres en Haute-Garonne pour la confection d'une nouvelle gamme de ciments.

Afin de réduire au maximum les émissions de poussières, des technologies de filtration comme les filtres à manches avec cycle de décolmatage automatisé, seront utilisés.
L'implantation de l'usine de broyage sur le Port favorisera aussi le transport maritime pour la réception, et le transport ferroviaire pour l'expédition. Cette réalisation s'inscrit pleinement dans notre engagement pour endiguer le changement climatique qui nous conduit à adapter notre dispositif industriel, nos modes de transport et notre gamme de produits, indique Sylvain Garnaud, Directeur général de Lafarge Ciments. Lafarge Ciments s'était en effet engagé volontairement en 2003 à réduire ses émissions nettes de CO2 (gaz carbonique) de 30,8 % en France en 2010 par rapport à 1990.

Ce projet, d'un montant total de plus de 20 M€ a pu être réalisé grâce au soutien des autorités portuaires et des acteurs locaux. Plusieurs partenariats ont ainsi été signés : le Port Autonome de Bordeaux et l'opérateur maritime SEA-Invest.
Le Port Autonome de Bordeaux a concédé à Lafarge Ciments une convention d'autorisation d'occupation de l'espace public pour 70 ans de manière à redynamiser le secteur de la zone industrialo-portuaire de Bassens.
Le développement durable est indissociable du renforcement des liens entre le public et le privé avec le soutien des élus, explique Sylvain Garnaud, soulignant que le partenariat signé entre le Port Autonome de Bordeaux, l'opérateur maritime SEA-Invest et l'industriel Lafarge Ciments en est une illustration concrète porteur d'avenir.

D'après les estimations du cimentier, cette nouvelle activité devrait créer une douzaine d'emplois directs ainsi que plusieurs dizaines d'emplois indirects dès le début de l'année 2007, lors de la mise en exploitation de l'usine.


Les grandes dates du planning :
Démarrage du chantier : septembre 2005
Génie Civil : novembre 2005 à mai 2006
Montage mécanique et équipements électriques : mars 2006 à décembre 2006
Le premier bateau : octobre ou novembre 2006
Mise en service industrielle, « la première tonne » : 15 décembre 2006
Mise en exploitation : mars 2007 au plus tard.

Réactions1 réaction à cet article

 
Redécouvrir l'eau chaude

Cette "innovation" existait déjà dans la cimenterie d'Ebange (Thionville -57) lorsque la sidérurgie lorraine était en activité.
Les scories aussi étaient recyclées sous forme d'engrais (usine de Distroff)

Tout cela est arrété depuis longtemps.

Georges Audras

Georges Audras | 24 novembre 2005 à 11h53
 
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