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Le Ministère de l'écologie se veut rassurant sur la pollution liée au dépôt de carburant en Grande-Bretagne

Suite à l'incendie du dépôt de carburant de Buncefield en Grande-Bretagne, le nuage de particules issues de la combustion, survole désormais le territoire français. Même si des précautions ont été adoptées, le MEDD se veut rassurant.

Risques  |    |  Carine SeghierActu-Environnement.com
L'incendie du dépôt de carburant de Buncefield, sur la localité d'Hemel Hempstead situé à 41 kilomètres au nord de Londres qui s'est déclaré le dimanche 11 décembre, a produit un panache de pollution sur le sud de la Grande-Bretagne à la suite d'une explosion d'origine inconnue qui a fait 43 blessés, dont 1 grave.

Pour les autorités sanitaires, les particules qui ont survolé la région étaient à une altitude élevée (environ 1000 mètres) et les polluants en quantité très faible.

Ce nuage porté par les vents a commencé à toucher les côtes françaises et devrait continuer à affecter la France en fonction de l'évolution des conditions météorologiques et du traitement de l'incendie en Angleterre, indique le ministère de l'écologie et du développement durable dans un communiqué envoyé aujourd'hui.
Toutefois, les experts consultés par le ministère de l'Écologie et du Développement Durable estiment que l'ensemble des polluants présents dans ce panache sont dilués lors du déplacement atmosphérique. Les risques liés à ce nuage paraissent ainsi faibles.

Le ministère a cependant mobilisé dans la matinée du lundi 12 décembre les réseaux de surveillance de la qualité de l'air (AASQA). Ces associations ont notamment mis en oeuvre des moyens mobiles de mesure en complément des moyens fixes permanents.
Le nuage est composé des polluants classiques engendrés par la combustion, qu'il s'agisse des moteurs automobiles ou des centrales thermiques, et c'est donc le réseau habituel de surveillance de la qualité de l'air qui est mobilisé, a expliqué le directeur du département des risques chroniques de l'INERIS, Philippe Hubert.

Aucun pic de pollution en liaison avec l'incendie n'est pour l'instant à déplorer sur le territoire français, pour ce qui est des polluants surveillés, a indiqué le ministère soulignant qu'en cas d'anomalie dans les concentrations relevées, les préfets procéderaient immédiatement au déclenchement des procédures d'information ou d'alerte du public.

À titre de précaution, le ministère de l'Écologie et du Développement Durable invite les personnes les plus sensibles à la pollution de l'air (notamment les personnes âgées, les enfants, les personnes asthmatiques ou présentant des difficultés respiratoires) à limiter dans la mesure du possible les déplacements superflus et les activités physiques à l'extérieur, et à respecter les traitements médicaux de fond qui leur ont été prescrits.

Désormais, après le passage en Nord Pas-de-Calais, Bretagne et Normandie, les vents doivent pousser ces particules vers le centre de la France, la côte atlantique et rejoindront ensuite l'Espagne.

Par sa capacité de 150 000 tonnes de stockage de carburants - gazole, essence et kérosène -, le site de Buncefield constituait le cinquième plus grand terminal pétrolier d'Angleterre. Ce sont les sociétés pétrolières Total et Texaco qui en assuraient l'exploitation. Dans un communiqué du 12 décembre, Total a précisé que Total UK demeurait en liaison constante avec les autorités de police et de sécurité. Un plan de secours interprofessionnel a d'ailleurs été déclenché pour assister les autorités.

Réactions1 réaction à cet article

 
dépôt de carburant en Grande-Bretagne

la pollution due à ce type d'accident devient de plus en plus importante avec tous les risques qui s'en découlent pour l'être humain en particulier et la déstruction de la nature.
pas de risque en france et pour les français, mais il y a comme même une dégradation de l'air importante (150 000 tonnes de poduit hydrocarbure)
en particulier ces bombes à la périfirie des grandes villes risquent un jour d'être à l'origine d'une catastrophe.

jebli | 18 décembre 2005 à 21h51
 
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