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Les Hauts-de-Seine se dotent d'un nouveau schéma d'assainissement pour les 15 ans à venir

Au regard des exigences réglementaires et du contexte climatique, le département des Hauts-de-Seine définit de nouvelles orientations regroupées dans son schéma d'assainissement en termes de collecte et de traitement des eaux de pluie et usées.

Eau  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
Depuis la décentralisation, les départements ont conforté leur place dans le dispositif d'investissement en matière d'eau et d'assainissement. Ils sont aujourd'hui un appui technique privilégié des communes et bien entendu un partenaire financier.
De plus en plus sollicité, le département ne peut pas financer toutes les actions, il est donc contraint à faire des choix et doit définir des priorités pour ses interventions. Pour ce faire, il peut élaborer un schéma départemental d'assainissement dont la mise en place se déroule en trois phases : premièrement le département analyse les problématiques et les enjeux liés à l'assainissement sur son territoire (état des lieux des réseaux et ouvrages existants, de leurs capacités, de leurs performances etc.). À partir de cet état des lieux, les objectifs et les priorités d'actions sont définis sur le territoire concerné et sont ensuite traduits concrètement par un programme d'actions.

Le département des Hauts-de-Seine, est propriétaire d'un réseau d'assainissement de 530 kilomètres dont le rôle est de transporter les eaux usées et pluviales collectées par les communes vers les stations d'épuration gérées par le Syndicat Interdépartemental pour l'Assainissement de l'Agglomération Parisienne (SIAAP). Le Département, à travers le Conseil Général a en charge la gestion et l'entretien des ouvrages, la conception et la réalisation de nouveaux équipements, le renouvellement et la réhabilitation de son patrimoine.

L'eau est très fortement présente dans le département des Hauts-de-Seine avec les 39 kilomètres de Seine à surveiller et une pluviométrie moyenne de 642 mm par an. D'autre part, des orages particulièrement importants (plus de 50 mm de pluie en une heure) se produisent régulièrement, générant des inondations.
En 1993, le précédent schéma d'assainissement avait pour objectif une diminution importante des rejets d'eaux usées en Seine dans un souci d'amélioration de la qualité du milieu naturel. De nombreux ouvrages structurants programmés dans ce schéma, ont été réalisés mais aujourd'hui, il semble nécessaire de définir de nouvelles orientations, au regard des exigences réglementaires et du contexte climatique, mais également à la demande des habitants des Hauts-de-Seine.

La stratégie du Conseil Général vise à atteindre deux grands objectifs : réduire les risques d'inondations et mieux collecter, transporter et traiter les eaux polluées.
L'imperméabilisation des sols liée au développement croissant de l'urbanisation du département empêche l'infiltration des eaux de pluie et limite leur évaporation et leur utilisation par la végétation. À la suite d'orages et d'épisodes pluvieux violents, le ruissellement se concentre et rejoint le réseau d'assainissement, avec un risque de débordement potentiel lorsque les réseaux d'évacuation ne suffisent plus. Les voiries et les bâtiments peuvent alors être inondés. Il s'agit donc de limiter les apports d'eaux pluviales dans les réseaux d'assainissement et de les stocker le plus en amont possible afin de réduire la fréquence des débordements dans les zones les plus sensibles.
D'autre part, même si les derniers rejets directs d'eaux usées permanents de temps sec en Seine ont été supprimés, il n'en reste pas moins qu'une partie des eaux, notamment en période d'événements pluvieux, est déversée dans le milieu naturel par 96 déversoirs d'orages. Une modernisation ainsi qu'une meilleure gestion du réseau d'assainissement est donc nécessaire pour améliorer la qualité des eaux de la Seine en limitant les rejets polluants dans le milieu naturel.

En ce sens une réflexion avec chaque commune a abouti à un certain nombre d'actions :
- La création de bassins de rétention en amont pour limiter voire supprimer les rejets d'eaux pluviales vers les réseaux.
- La mise en place d'un programme de réhabilitation d'environ 5 kilomètres par an du réseau et l'automatisation des déversoirs d'orage déjà existants.
- L'optimisation du fonctionnement du réseau par temps sec, temps de pluie et période de crue de la Seine, afin de limiter les déversements dans le milieu naturel et envoyer la majorité des flux polluants vers les stations d'épuration du SIAAP tout en maîtrisant les risques de débordement.
- La modernisation du système GAIA (gestion assistée par informatique de l'assainissement) avec une mise en cohérence avec les systèmes des partenaires pour une gestion concertée.
- Le renforcement du contrôle des pollutions des eaux arrivant en Seine grâce notamment à une surveillance accrue de la qualité des effluents notamment industriels.
- Le développement d'incitations financières des partenaires en charge de l'urbanisme pour mettre en place des techniques alternatives lors de la construction de bâtiments ou d'autres ouvrages permettant de prévenir les débordements et les inondations le plus en amont possible. Par exemple, par la mise en place de stockage d'eau dans les jardins, de réservoirs à ciel ouvert dans les parcs, etc.

Dans le cadre de ce nouveau schéma d'assainissement, le département des Hauts-de-Seine a également prévu de renforcer la coopération de tous les acteurs concernés : communes, services de l'Etat, le SIAAP, Agence de l'Eau, représentants des usagers ou des habitants des Hauts-de-Seine, associations de protection de l'environnement ou encore les départements voisins comme le Val-de-Marne, la Seine-Saint-Denis et Paris. D'ailleurs, des conventions ont été passées avec les communes de Boulogne, Clichy, Nanterre, Rueil-Malmaison et la communauté d'agglomération Arc de Seine afin de permettre une gestion coordonnée des réseaux d'assainissement.

Ce schéma d'assainissement sera financé par le budget annexe, alimenté par la redevance d'assainissement et permettra de prendre en charge la gestion des eaux usées. Les investissements qui relèvent du budget annexe d'assainissement seront réorientés vers les priorités du schéma départemental. Le budget général prend lui en charge les travaux de réduction des inondations liées aux orages à travers un programme de 150 millions d'euros sur 15 ans.

Réactions1 réaction à cet article

 
L'eau de pluie

Je suis belgue et a propos de l'eau de pluis il y a en belgique un élément qui je crois est moins répendu en france, il s'agit des citerne d'eau de pluie chez les particulier. L'eau de ces citernes servant a l'alimentation des toilettes, au lavages des voitures, a l'arosage des jardin voir même avec l'utilisation de filtre adapté en remplacement de l'eau de distribution. Ce système permet également de retenir une importante quantitée d'eau avant son arrivée dans les colecteurs et de plus cela permet des économies parfois importante pour le particulier. Voila je me disait que c'était un point qui n'avais pas été abordé dans le texte ci-dessus.

de viron | 05 janvier 2006 à 23h49
 
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