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Actu-Environnement

Les Français consomment de plus en plus des produits bio

La consommation de produits issus de l'agriculture biologique augmente. Ils étaient 47 % en 2005 à consommer au moins une fois par mois un produit de l'agriculture bio, selon le dernier sondage de l'Agence BIO, réalisé par l'Institut CSA.

Agroécologie  |    |  Carine Seghier Actu-Environnement.com
   
Les Français consomment de plus en plus des produits bio
   
Ils étaient 37 % en 2003, 44 % en 2004 et les voici 47 % en 2005 à consommer au moins une fois par mois un produit de l'agriculture bio qui s'interdit l'utilisation des produits chimiques de synthèse (engrais, pesticides) ainsi que des OGM. La consommation de produits issus de l'agriculture biologique augmente petit à petit d'année en année. Ce sont les principaux enseignements tirés de la troisième édition du Baromètre de l'Agence BIO, réalisé par l'Institut CSA*.

Dans cette période morose pour l'agriculture la filière bio devant elle des perspectives encourageantes, a relève Claude Monnier, président de l'Agence BIO, lors d'un point presse qui s'est tenu à Paris en février.

Selon ce sondage, 24% des Français consomment bio au moins une fois par semaine, 23% une fois par mois et 21% moins d'une fois par mois. Seuls 32% de Français disent ne jamais consommer bio alors qu'ils étaient 38% en 2004 et 46% en 2003.

En 2005, seuls 37% des Français disent ne jamais acheter de produits bio alors qu'ils étaient encore 51% en 2003. En 2003, 33% des Français déclaraient avoir acheté bio, eux-mêmes ou une personne de leur foyer, au cours des 4 semaines précédent l'enquête, ils sont 45% en 2005.

Confirmant les précédentes enquêtes, les Français se sentent proches des valeurs défendues par l'agriculture bio. Aujourd'hui, plus de 8 Français sur 10 en ont une image positive et plus d'1 sur 2 se sent proche des valeurs véhiculées par l'agriculture biologique.

87% des Français affirment en effet que les produits bio « contribuent à préserver l'environnement », 85% les qualifient de « plus naturels car cultivés sans produits chimiques ». De plus, l'évocation des produits bio inspire spontanément des commentaires positifs à 86% de Français (97% de consommateurs et 77% de non consommateurs). 56% des Français se déclarent proches des valeurs portées par l'agriculture biologique.

Ils ont une assez bonne connaissance des principes qui régissent cette filière et pensent qu'elle contribue à préserver l'environnement. Ils sont 84 % à dire que l'agriculture biologique a des exigences spécifiques pour le bien-être animal. 80 % savent qu'elle suit un cahier des charges publics précis et 77 % qu'elle est soumise à des contrôles annuels spécifiques. Côté consommateurs, ils sont en moyenne plus de 9 sur 10 à connaître chacun de ces principes.

Concernant l'information, 40% des Français s'estiment bien informés sur les produits issus de l'agriculture biologique. Parmi les lieux où les Français souhaiteraient voir des actions d'information sur les produits bio, les Grandes et Moyennes Surfaces arrivent largement en tête (68%), suivies de loin des marchés (22%), des lieux publics (20%) ou des cantines et écoles (18%). Le logo AB, signe officiel de reconnaissance des produits issus de l'agriculture biologique est connu par 92% des consommateurs/acheteurs de bio (90% en 2004 ; 89% en 2003). La connaissance du logo européen continue de progresser : 42% des consommateurs/acheteurs déclarent le connaître alors qu'ils n'étaient que 31% en 2004. Pour repérer un produit bio lorsqu'ils font leurs achats, la majorité des consommateurs/acheteurs, 66%, se fient toujours avant tout à la présence du logo AB (66% en 2004, 64% en 2003). Dans une moindre proportion, ils sont 44% à déclarer utiliser l'indication « bio » pour repérer les produits. Ce moyen d'identification retrouve ainsi son niveau de 2003, après être passé à 37% en 2004. La mention « issu de l'agriculture biologique » est, quant à elle, utilisée comme repère par 33% des consommateurs/acheteurs (37% en 2004, 40% en 2003).

Le profil type du consommateur-acheteur bio révèle une clientèle féminine, urbaine, de plus de 35 ans, localisée principalement en Ile-de-France et en région Méditerranée. Pour 42% des consommateurs/acheteurs bio, ils jugent normal de payer un produit issu de l'agriculture biologique plus cher qu'un produit non bio ( 39% en 2004 et 40% en 2003) et sont en moyenne prêts à payer 11% de plus pour un produit bio.

Les produits bio vedettes sont les fruits et légumes (comme les années précédentes) consommés par 73 % des consommateurs-acheteurs, suivis par les œufs (61 %). Avec respectivement 41% et 40% de consommateurs/acheteurs, pain et volaille bio tiennent aussi une place importante au sein des paniers.

23 % des consommateurs-acheteurs ont l'intention d'augmenter leurs consommation bio dans les six prochains mois, et 76 % de la maintenir. 43% des consommateurs/acheteurs ayant l'intention d'augmenter leur consommation comptent acheter plus de fruits et légumes, 38% plus de bœuf et 37% davantage de volaille. Parmi les facteurs qui pourraient jouer en faveur d'une augmentation de la consommation : 90% des consommateurs/acheteurs citent « des prix moins élevés » (86% en 2004), 85% « des produits plus facilement disponibles dans [leurs] magasins habituels » (79% en 2004) et 84% « une meilleure information sur les produits » (76% en 2004).

Toutefois, seuls 2 à 3, 5 % des produits alimentaires consommés en France sont issus de l'agriculture biologique et l'Agence BIO qui regroupe tous les partenaires de la filière entend poursuivre ses efforts de développement et de promotion. Elle sera présente au salon international de l'agriculture du 25 février au 5 mars prochain et renforcera son action lors l'édition 2006 du Printemps BIO qui se déroulera en juin avec plus de 1 500 manifestations dans toute la France autour du thème « Consommer bio, c'est voir plus loin ».

Par ailleurs, l'Association interprofessionnelle de la filière agrobiologique bretonne, INTER BIO BRETAGNE*, tout comme Nature et Progrès, s'oppose actuellement au projet de modification du règlement européen (2092/91) concernant le mode de production et de préparation biologiques de la commission Européenne.
Pour l'association, la proposition de la Commission, si elle devait être adoptée en l'état, apporterait des modifications profondes non seulement des règles de production et de transformation, mais bouleverserait également l'esprit de la réglementation sur l'Agriculture Biologique en Europe et en France : sont évoqués tour à tour l'autorisation de l'usage de pesticides chimiques, la normalisation de la présence des OGM jusqu'à un seuil de 0,9 %, les traitements allopathiques en élevage, l'interdiction de poser des exigences supérieures par les Etats membres.
Par ailleurs, le délai record d'adoption du texte, d'ici à juin – alors que ce texte ne sera appliqué qu'en 2009 - ne laisse ni aux professionnels de l'Agriculture Biologique ni aux consommateurs la possibilité d'une analyse approfondie pour permettre des propositions constructives et conformes aux valeurs et aux principes du mode de production biologique. Elle propose, en conséquence de signer une pétition en ligne adressée aux Ministres de l'Agriculture et de la Pêche, et de l'Ecologie et du Développement Durable.

*Enquête quantitative en face à face à domicile menée du 24 au 29 octobre 2005 auprès d'un échantillon de 1042 personnes représentatif de la population française (en terme de sexe, âge, catégorie socio-professionnelle, région et taille d 'agglomération).

**www.interbiobretagne.asso.fr

Réactions4 réactions à cet article

 
Faut arrêter....

Sérieusement, on arrive à développer des filière propres, respectueuses de l'environnement et de notre santé, plébicité par les consommateurs comme le montre ce sondage, et voila que la comission européenne, poussé ici très certainement par de nombreux lobbys industriels, veut défigurer le bio??
C'est de la censure ca!! censure de pouvoir vivre et consommer de la mnière que l'on veut!! pour une fois qu'on a la possibilité de consommer mieux et de le montrer aux industriels, on veut nous enlever cette possibilité!!
autant je reconnais l'utilité de l'Union Européenne pour avancer dans certains domaines de l'environnement, autant parfois je me demande vraiment ou ils veulent en venir!

greendays | 16 février 2006 à 11h01
 
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Re:Faut arrêter.... ERRATUM

Bon, j'ai parlé trop vite..... je n'ai fait que lire :
"Pour l'association, la proposition de la Commission, si elle devait être adoptée en l'état, apporterait des modifications profondes non seulement des règles de production et de transformation, mais bouleverserait également l'esprit de la réglementation sur l'Agriculture Biologique en Europe et en France : sont évoqués tour à tour l'autorisation de l'usage de pesticides chimiques, la normalisation de la présence des OGM jusqu'à un seuil de 0,9 %, les traitements allopathiques en élevage, l'interdiction de poser des exigences supérieures par les Etats membres. "
Ce qui a valu mon message précédent.... mais je viens de regarder la proposition de la commision, et je ne suis plus si d'accrod que ca avec l'analyse de l'association!! Je ne vois pas dans le texte de "modifications profondes des règles de production et de transformation"
Je citerai : pour ce qui est de l'utilisation de médicaments, la proposition dit :" les cas de maladie sont traités immédiatement pour éviter toute souffrance aux
animaux; des produits allopathiques, notamment des antibiotiques, peuvent être
utilisés si nécessaire, lorsque le recours à des produits phytothérapeutiques,
homéopathiques ou autres est inapproprié." Ce qui semble plutôt une bonne initiative??
Pour ce qui est de l'utilisation de produits phytosanitaire pour la production végétale, la proposition réglement stipule :
g) en cas de menace pour les cultures, des produits phytopharmaceutiques
compatibles avec les objectifs et principes de la production biologique peuvent
être utilisés s’ils ont été agréés conformément à l’article 11;
h) l’utilisation de substances de synthèse agréées est soumise à certaines
conditions et limites en ce qui concerne les cultures auxquelles elles peuvent
être appliquées, la méthode d’application, le dosage, les dates limites
d’utilisation et le contact avec les cultures;"
et l'article nous dit que les produtis utilisés devront avoir été autorisés.. (bon reste a savoir comment il sont autorisés, mais je ne voit pas la profonde modification de l'esprit de la culture bio!!) On nous dit notamment avant :
"g) la santé des animaux et des plantes repose sur la mise en œuvre de techniques
préventives, notamment la sélection de races et de variétés appropriées;"
Pour ce quie est des OGM, la proposition de réglement dit :
"L’utilisation délibérée d’OGM dans la production biologique est interdite. Par souci de
clarté et de cohérence, il convient qu’un produit ne puisse pas être étiqueté en tant que
produit biologique lorsque l’étiquetage mentionne qu’il contient des OGM, étant
composé d’OGM ou produit par des OGM."
ET :
"Les exploitants sont tenus de ne pas utiliser d’OGM ou de produits obtenus à partir
d’OGM lorsqu’ils sont censés avoir connaissance de leur présence grâce aux
informations figurant sur les étiquettes accompagnant les produits ou sur tout autre
document d’accompagnement.
Lorsqu’ils utilisent des produits achetés auprès de tierces parties pour produire des
denrées alimentaires ou des aliments pour animaux biologiques, les exploitants
demandent au vendeur de confirmer que les produits fournis n’ont pas été obtenus
par des OGM."
Je n'ai vu nul part l'histoire des 0,9%!! Il est dit seulement :
"Enfin, il faudrait que les seuils d’étiquetage soient les mêmes pour tous les produits,
qu’ils soient ou non biologiques, sauf si des règles détaillées prévoient des seuils
spécifiques, par exemple pour les semences biologiques."
Alors oui, si le seuil d'etiquetage deu produit come OGM est fixé à 0.9%, il serait peut etre de meme pour les produits BIO... mais de toute facon, comment s'assurer que le produit, qu'il soit bio ou non contienne 0% d'OGM (à part interdire la culture d'OGM en plein champ..) je vois pas en quoi cet article transforme l'esprit du bio!! il l'adapte seuleement au contexte...
enfin voila, je suis maintenant pas persuadé de la véracité des allégations de cette association.. d'ou l'importance de consulter les textes originaux et de se faire sa propre opinion avant de suivre bêtement une analyse vulgarisée et extrêmement simpliste....
Pour moi ce texte ne dénature pas le bio, il a été réalisé pour faciliter l'harmonisation des pratiques, de l'étiquetage, de la normalisation et du libre échange du bio en Europe (ce qui est un objectif pas vraiment condanable!!)

greendays | 16 février 2006 à 12h18
 
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qui consomme bio??

les riches parbleu demander à un smicard avec une petite famille de manger bio. Faut pas rêver. A part acheter des produits de base pates, riz bio. Je ne vois pas comment un petit revenu peut se nourrir convenablement . SVP ARRETER DE REVER TOUT SEUL

Un inconditionnel du bio qui peut se le permettre.

un septique | 21 mars 2006 à 10h53
 
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Re:Re:Faut arrêter.... ERRATUM

Je ne suis pas d'accord avec cette analyse. C'est mal interprêter un texte juridique qui laisse une brèche énorme pour l'introduction de produits de phytopharmaceutique. L'état de menace des culture est un excellent motif pour rendre caduque toute la démache bio.
Il existe bien d'autres exemples en droit qui ont ouvert la brèche à une détérioration de l'esprit de la loi, notamment dans le domaine de l'aménagement du territoire, qui ont rendu caduque la volonté de la loi SRU de geler le territoirre pour lutter contre l'urbanisation massive du territoire et préserver les terres agricoles pour nos enfants. D'ailleurs à ce sujet il va falloir réviser les écrits de Malthus si on veut que nos enfants puissent vivre sur cette planète.
Bien à vous.

Athénaïs

AtnénaÏs | 14 août 2007 à 12h00
 
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