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Actu-Environnement

Les prévisions 2006 semblent annoncer une nouvelle année de sécheresse...

Les déficits cumulés de précipitations depuis la fin de l'été sur la majeure partie de la France confirment les perspectives d'une 3e année de sécheresse consécutive. Face à la récurrence du phénomène, le mot d'ordre est désormais à l'économie.

Biodiversité  |    |  Carine Seghier  |  Actu-Environnement.com
   
Les prévisions 2006 semblent annoncer une nouvelle année de sécheresse...
   
L'automne et le début de cet hiver n'ont pas été assez pluvieux et le niveau des nappes phréatiques, qui se rechargent normalement entre septembre et mars est très préoccupant. Il manque un tiers à 50 % des pluies sur une large partie du territoire, a indiqué la ministre de l'Ecologie, Nelly Olin, lors d'une réunion du comité sécheresse en présence du ministre de l'Agriculture, Dominique Bussereau.

D'après le Bulletin National de Situation Hydrologique du 15 février, la pluviométrie du mois de janvier 2006 est toujours déficitaire par rapport à la normale sur l'ensemble du territoire à l'exception du sud est de la France qui a été touché par un épisode pluvieux particulièrement intense en fin de mois. L'insuffisance des précipitations efficaces sur la quasi-totalité du territoire enregistrée depuis la fin de l'été se traduit par des débits des cours d'eau très inférieurs aux normales saisonnières. Fin janvier, le débit des cours d'eau était de 20 à 70 % plus faible que les normales saisonnières sur la quasi-totalité du territoire, souligne Mme Olin.
Les nappes les plus asséchées se trouvent dans le Bassin Parisien, la région Centre, le Poitou, la Champagne-Ardenne et le nord de la région Rhône-Alpes.

De manière à anticiper une éventuelle crise cet été, les ministres ont lancé un appel aux agriculteurs à la plus grande vigilance dans le choix des cultures.
Il leur est demandé de cultiver moins de maïs, céréale très consommatrice d'eau. Les surfaces cultivées de mais ont déjà baissé en 2005 et cette tendance continue. La réduction pourrait être de 20 % en deux ans, indique Mme Olin. S'agissant des golfs, une charte doit être signée le 2 mars avec la Fédération française de golf pour réduire la consommation d'eau de 30 % en trois ans.
Le ministre a également demandé aux préfets de réunir leur comité départemental sécheresse, pour faire le point sur la situation et pour améliorer les arrêtés qui définissent le cadre des restrictions d'usage de l'eau qui pourraient être nécessaires dans les mois à venir. Le ministère de l'Ecologie et du Développement durable a par ailleurs demandé à chaque agence de l'eau de réserver une dotation d'un million d'euros afin de pouvoir intervenir sur des travaux d'urgence, par exemple des interconnexions de réseaux.

À l'issue de la réunion, la Ministre a annoncé le lancement d'une campagne de sensibilisation, « Y aura-t-il assez d'eau pour tout le monde », qui interpelle l'ensemble des acteurs concernés, qu'ils soient industriels, collectivités locales, particuliers ou agriculteurs, à réaliser des économies sur leur consommation d'eau.
Cette campagne sera diffusée en presse quotidienne régionale au mois de février et mars 2006 et à vocation à interpeller chacun, de manière particulière ou collective.

Nelly Olin a par ailleurs indiqué qu'elle comptait présenter au conseil européen des ministres de l'environnement qui se tiendra le 9 mars, un plan pour définir une stratégie de gestion de la rareté de l'eau en Europe soulignant qu'une t'elle problématique dépassait le seul cadre de la France.

Rappelons que le projet de loi sur l'eau et les milieux aquatiques qui avait été adopté l'an dernier par le Sénat, sera présenté à l'Assemblée nationale début mai pour une loi qui devrait sortir avant l'été. Celle-ci devrait notamment imposer l'obligation d'équiper les bâtiments collectifs neufs de compteurs d'eau individuels ce qui inciterait certainement les particuliers à économiser l'eau. En effet, en répartissant les coûts entre tous les usagers d'un même bâtiment, le compteur collectif rend la surconsommation d'eau financièrement indolore…

Un nouveau comité national sécheresse se tiendra le 12 avril prochain.

Réactions10 réactions à cet article

 
Re:Pénurie d'eau !

Mme Ollin,mininistre d'un ministère qui n'existe plus sous ce gouvernement,a t'elle organisée la récupération des eaux de pluie dans dans tous les batiments de la fonction publique ? A t'elle favorisée cette démarche auprès des préfets et autres responsables locaux et nationaux ?

jerome
 
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Pénurie d'eau !

Je crois davantage, dans le futur, à une détérioration de la qualité de l'eau qu'à un manque d'eau. La pénurie annoncée est liée à une mauvaise gestion de la ressource et au faible niveau d'investissement dans ce domaine.

Géologue et géophysicien avec 35 ans d'expérience dans la prospection des eaux souterraines (en France, Afrique, Australie, Océanie et Arabie), de l'eau a été trouvée chaque fois qu'une étude adaptée a été réalisée.
Les réserves d'eau souterraine en France, dans la première centaine de mètres sont suffisantes pour répondre aux besoins.

Antoine B | 23 février 2006 à 09h52
 
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Re:Pénurie d'eau !

C'est vrai que les réserves souterraines en France sont importante. Mais les utiliser coûte cher. De plus, ces réserves font partie du cycle de l'eau et alimentent ensuite nos cours d'eau. Ne vaut-il pas mieux avant tout apprendre à maîtriser notre consommation et "salir" un minimum d'eau ?

korrigan | 23 février 2006 à 10h45
 
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Re:Pénurie d'eau !

Les ressources en France (et ailleurs) sont limitées et ne doivent pas être gaspillées.
Je trouve par exemple déraisonnable les utilisations de type arrosage d'hectares de gazon "anglais" dans le Sud de la France même si cela attire les touristes et plait aux électeurs, de même qu'une politique qui pousse à produire du mais dans le sud-ouest peu propice à ce type de culture hors irrigation conséquente.

jp | 23 février 2006 à 11h43
 
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Re: Dur, dur de se faire une idée...

Votre message soulève plusieurs remarques ou questions dont certaines, il est vrai, sont inhérentes à la forme "forum " :

1- si les données scientifiques (ici l'existence de ressources accessibles) sont objectives, la "lecture" qu'on fait de ces données est nécessairement entachée de subjectivité...
2- A qui profite, sinon le crime, du moins votre affirmation ? Qui a les moyens de faire résonner les tambours médiatiques autour du discours des scientifiques ? Autrement dit, peut-on dire n'importe quoi, fût-ce une vérité scientifique, sans se soucier des conséquences ? (Je précise que je n'ai pas de réponse simple à cette question...)
3- Le message original est empreint de gravité, mais pas catastrophiste. (Certaines mesures comme "faire économiser 30% d'eau aux golfs" pourraient même prêter à rire... jaune.) Il inciterait plutôt chacun à faire attention à sa consommation personnelle. Ce début de démarche citoyenne appelait-il une réaction qui pourrait se résumer à "le problème n'est pas là" ?
4- Enfin, mais ce n'est que mon ressenti personnel, je trouve que votre message sonne avant tout comme un plaidoyer pro domo...

D'ailleurs, je ne suis pas bien certain que le mien fasse avancer les choses !..
Allez, soyons économes, ça ne peut pas faire de mal.

LaProuj | 23 février 2006 à 12h09
 
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réaction

bonjour!
sommes association civile compsée de retraités qui avons créé une associatio dire reboiser le sahara dans le but de lutter contre le réchauffement de la planète avec ses conséquences sur les dérèglements climatiques
le sud de l'Europe (Maghebe) souffre de la sechresse à l'état actuel c'est au tour de l'Europe qui commence à ............. de la situation d'un manque de pluviométrie et donc d'une secheresse prévisible
aider nous à faire avancer notre idée et agir en vue de la réalisation du projet pour donner une chane à une amélioration de la dépollution de l'air (lutte contre le réchauffement de la planète) et pourquoi pas une atténuation du manque de pluviométrie
souhaitons entretenir relations avec votre organisation sur ces questions
vous remercions pour votre interet aux problèmes évoqués!

DAOUD | 23 février 2006 à 12h25
 
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Pénurie d'eau

Naturellement, préserver la qualité de l'eau et l'économiser au maximum jour à jour ne se discute pas.
L'objet du débat est d'éviter de considérer les sécheresses successives (depuis 1976) comme des catastrophes naturelles inévitables (une fatalité du type séisme ou éruption volcanique).

De même manière que l'on a amélioré les conditions de circulation des véhicules par la création d'autoroutes, on peut améliorer la ressource en eau disponible, sans toucher aux nappes profondes, par quelques nouveaux forages convenablement placés et une gestion équilibrée des prélèvements.
Il suffit d'y consacrer quelques moyens.

Antoine B. | 23 février 2006 à 17h31
 
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Re:Pénurie d'eau !

Tout à fait d'accord avec vous;
Il va falloir discipliner la population à consommer l'eau pas n'importe comment; Si tout le monde faisait attention à sa consomation personnelle et chacun de nous arrivait à éviter les gaspillages inutiles d'eau, cela entraînerait une belle économie d'eau considérable.
Allons, mettons nous tous en marche pour faire la chasse au gaspi et consommons l'eau correctement, nous y gagnerons tous c'est certain.
Que chacun soit conscient du danger que nous courrons, si l'eau venait à nous manquer, ce serait catastrophique dans tout le sens du terme. Soyons tous vigilants car l'eau c'est la vie.

Mary Jane | 23 février 2006 à 23h18
 
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Etats d'Âme...

" La prise de conscience" Voila qui est lâché.
Il n' est pas de mon propos de nier l' évidence, il faut changer ! Nous sommes trop gâtes, arrêtons de faire croire à nos enfants et à nous même que nous avons droit à tout et le reste. Les abus de certains n' ont-ils pas des effets désastreux sur sur la condition des autres.
Un exemple parmi tant d' autre, le ski, quelles conséquences les canons à neige ? En amont sur l' environnement local, immédiates, mais en aval ? comment peut-on mesurer l' impact ?
Pardonnez moi ce mauvais jeu de mots, y a-t-il un effet "boule de neige" ?
A n' en pas douter, quand nous aurons réussi à réduire de 30% la consommation d' eau des "Greens", ce sera un grand pas pour l' hamanité ...
Dégradation du réseau naturel, manque de précipitations, mauvaise gestion des ressources, suffisance des acteurs impliqués, et je m' en foutisme général ! Tout ça n' est pas très optimiste.
Les remèdes proposés ne sont-ils pas une course en avant, et sont-ils la solution dans notre cortège de débordements technologiques et notre frénésie débridée ?

René | 25 février 2006 à 13h27
 
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Re:Pénurie d'eau !

Le problème n'est pas d'interdire l'irrigation quand il n'y a plus assez d'eau pour préserver la vie aquatique, là-dessus tout le monde est d'accord.
Par contre, interdire l'irrigation alors que l'eau coule à flot dans une rivière voisine car il faut diluer la pollution des centrales d'épuration qui elles ne sont pas assez efficaces en été pour répondre aux besoins des populations locales et de leurs vacanciers, est une aberration pour les agriculteurs qui sont existentiellement dépendants de leur production.
Les seuils d'interdiction sont en effet aussi calculés par la DASS sur cette base-là.
Les pouvoirs politiques pourraient-ils enfin communiquer toutes les facettes de la vérité et non toujours accuser les agriculteurs?

Didier | 10 mars 2006 à 10h54
 
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Qualification OPQIBI : ingénierie pour la restauration des cours d'eau OPQIBI