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Actu-Environnement

L'Agence de l'eau Seine Normandie publie son 1er bilan de la consultation du public sur les enjeux de l'eau

Dans le cadre de la transposition de la directive cadre sur l'eau, les comités de bassin de métropole ont organisé, du 2 mai au 2 novembre 2005, une vaste consultation citoyenne sur la problématique de l'eau. Premiers résultats en Seine Normandie.

Biodiversité  |    |  Carine Seghier Actu-Environnement.com
Tous les états membres ont un objectif commun ambitieux : atteindre en 2015 un bon état écologique des eaux dans nos cours d'eau, plans d'eau, nappes souterraines et eaux littorales. Pour cela, chacun des 12 comités de bassin hydrographiques devra adopter en 2009 un nouveau Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE).

La Directive européenne établissant un cadre communautaire pour la gestion de l'eau qui a été transposée dans le droit français le 21 avril 2004 demande d'associer les citoyens aux décisions qu'il va falloir prendre.

Dans ce contexte, les comités de bassin de métropole ont organisé, du 2 mai au 2 novembre 2005 une consultation nationale sur l'état des lieux et les grands enjeux des cours d'eau, des plans d'eau, des nappes souterraines et des eaux littorales.

Ce sont au total 300 000 citoyens qui se sont exprimés en métropole par voie de questionnaires, lors de débats publics ou de contributions écrites adressées aux présidents des comités de bassin.

Les premières exploitations des avis exprimés mettent notamment en évidence la nécessité de renforcer la prévention. Beaucoup de nos concitoyens souhaitent pouvoir mieux connaître les actions possibles à leur niveau pour prévenir les pollutions, indique le Ministère. La consultation a également mis en évidence l'attente d'information sur la qualité de l'eau, sa disponibilité, si elle est suffisante pour assurer les divers usages. Il faut, à cet égard, renforcer l'information locale, souligne le Ministère. Le projet de loi sur l'eau permettra de développer la diffusion des données, avec la création de l'Office National de l'Eau et des Milieux Aquatiques (ONEMA), ajoute t'il.

L'Agence de l'Eau Seine Normandie vient de publier ses premiers résultats. Sur 16. 847 réponses au questionnaire, 70 % des personnes ayant répondu pensent qu'il est urgent de mobiliser des moyens pour préserver l'eau.

Les pollutions liées aux activités agricoles et industrielles arrivent en tête des préoccupations (85 %). Le public met en avant la nécessité de contrôler les substances toxiques (91 %), de limiter l'utilisation des pesticides (88 %), d'utiliser des produits ménagers non polluants (85 %) en particulier les lessives sans phosphates. L'entretien régulier des rivières et zones humides est également privilégié à 86 %.
Les problèmes de santé liés à la qualité de l'eau au robinet apparaissent relativement moins importants (54 %). Étrangement la qualité de l'eau au robinet préoccupe moins que les questions de quantité. Le public ne considère pas comme prioritaire le traitement plus poussé de l'eau potable, sauf en vallée d'Oise.

L'enjeu inondation n'apparaît pas non plus comme une priorité pour le public, exception faite pour les habitants de Seine aval, des vallées amont de l'Oise et de l'Yonne plus préoccupés par ces questions.
Cependant, en matière de lutte contre les inondations, le public privilégie les aménagements amont ralentissant la formation des crues (85 %), la délimitation des zones inondables (83 %) et les solutions locales (chaussées poreuses…) à 80 %. A contrario la régulation par les barrages, même petits et répartis, ne recueille que 52 % d'avis favorables.
Le public est par contre préoccupé par le risque de pénurie d'eau, notamment au robinet. En période de sécheresse, l'établissement de règles de partage entre usagers apparaît comme une bonne solution (74 %).
Sur le plan financier, 73 % des citoyens plébiscitent un prix de l'eau établi par tranche de consommation, avec une première tranche gratuite pour les besoins vitaux. 72 % sont d'accord pour payer leur eau plus cher et 75 % sont d'accord pour payer 1 % supplémentaire pour financer les actions humanitaires.
Enfin, les comités de bassin apparaissent aux yeux du public (59 %) comme les mieux à même d'améliorer la gestion de l'eau. Le public considère qu'il a, lui aussi, un rôle important à jouer (par les gestes quotidiens) : 83 % déclarent être prêts à changer leurs habitudes pour préserver la qualité de l'eau. Pour cela, le public met en avant la nécessité de sensibiliser les enfants aux problèmes de l'eau dans les programmes scolaires (87 %) et de mettre en place des campagnes de sensibilisation destinées à promouvoir l'éco citoyenneté.

Les résultats feront l'objet d'une présentation dans chaque comité de bassin. Les contributions seront analysées et prises en compte pour définir les orientations et les actions de la politique de l'eau de chaque bassin. Fin 2007, le public pourra se prononcer sur le projet de SDAGE défini par chaque comité de bassin.

Réactions1 réaction à cet article

 
Noyer le poisson

Encore une création d'un organisme qui va se désoler de l'état de l'eau ! Ne sont-ils pas assez nombreux à se soucier de l'eau ?
En plus dans les rapports de SAGE on ne leur demande même pas tous leur avis. Le BRGM il travaille beaucoup, ya qu'à lui demander ce qu'il fait.

pierrre | 16 mars 2006 à 15h52
 
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