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La première campagne d'évaluation de la qualité de l'eau des côtes méditerranéennes est lancée

Dans le cadre de la Directive cadre européenne sur l'eau, l'Ifremer et l'Agence de l'eau Rhône-Méditerranée et Corse lancent une première campagne océanographique pour évaluer la qualité de l'eau des côtes méditerranéennes.

Eau  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com
   
La première campagne d'évaluation de la qualité de l'eau des côtes méditerranéennes est lancée
   
Le 17 mars dernier, le navire de l'Ifremer, L'Europe, a quitté le port de Toulon pour effectuer une première série de mesures et d'observations de la mer Méditerranée. L'objectif de cette campagne dénommée DCE1, est d'initier la surveillance des eaux côtières méditerranéennes au titre de la Directive Cadre européenne sur l'Eau (DCE).
Cette directive vise à établir un cadre pour la gestion et la protection des eaux par grand bassin hydrographique, tant du point de vue qualitatif que quantitatif. Elle engage les pays de l'Union Européenne dans un objectif de préservation et de restauration de la qualité des eaux superficielles et souterraines. Son ambition : les milieux aquatiques doivent être en bon état d'ici à 2015. Sa mise en œuvre repose sur plusieurs étapes dont la réalisation d'un programme de surveillance en 2006 dans lequel s'inscrit cette campagne de mesure.

Associant plusieurs partenaires scientifiques, DCE 1 permettra, pour la première fois, de collecter des informations sur l'état chimique et biologique de l'ensemble des eaux côtières, de la Camargue et des étangs littoraux des deux bassins Rhône Méditerranée et Corse. Durant les 24 jours que dure la campagne, plusieurs types de manipulations sont programmées. 98 stations artificielles de moules vont être installées selon la méthodologie RINBIO pour déterminer le niveau de contamination chimique de l'eau. La mesure directe des contaminants dans l'eau fait appel à des techniques analytiques sophistiquées et coûteuses, difficilement applicables à de grandes séries d'échantillons. Par ailleurs, la variabilité temporelle du milieu littoral ne confère que peu de représentativité à une mesure ponctuelle. Pour ces raisons, les mollusques sont communément utilisés comme bio-indicateurs, car ils ont la capacité d'accumuler les micropolluants. Après un séjour de plusieurs mois dans l'eau, les niveaux mesurés dans les organismes sont le résultat et le reflet de l'état chronique du milieu. Ces installations servent à mesurer notamment les métaux, les hydrocarbures, les solvants, etc.
Des prélèvements de sédiments vont également être effectués pour connaître les niveaux de contamination chimique et pour étudier l'abondance et la biomasse d'espèces vivant sur les fonds sableux ou vaseux (40 stations). La campagne prévoit également des prélèvements d'eau pour évaluer les niveaux en sels nutritifs et en chlorophylle (30 stations), des observations permettant d'évaluer le degré de vitalité et l'état de santé des herbiers (25 stations) et une étude du phytoplancton (qualification et quantification des espèces).

Les résultats seront disponibles en 2007 et contribueront à l'élaboration d'un tableau cohérent et complet de l'état des eaux des deux bassins Rhône-Méditerranée et Corse. Ils aideront à la définition des actions nécessaires à l'atteinte du bon état des eaux côtières et des lagunes méditerranéennes en 2015.

La campagne DCE1 s'inscrit dans le cadre du partenariat entre l'Agence de l'Eau Rhône-Méditerranée et Corse et l'Ifremer. Les deux organismes contribuent, chacun dans le cadre de leurs missions respectives, au programme de surveillance de la qualité des eaux de la Méditerranée pour le compte du Ministère de l'Environnement et du Développement Durable. Le 28 novembre 2005, ils ont signé un accord-cadre qui fixe les règles de leur coopération dans le domaine de la connaissance, de la surveillance, de la gestion, de la protection et de la mise en valeur du littoral méditerranéen afin de renforcer l'efficacité de leurs interventions respectives.

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