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L'Agence de l'eau Seine-Normandie récompense les actions exemplaires pour la protection de l'eau avec les trophées de l'eau 2006

L'Agence de l'eau Seine-Normandie a remis ses trophées de l'eau. Pour cette édition 2006, sont notamment récompensés un industriel qui recycle de l'acide dans l'Oise, des pressings qui ne polluent plus et des agriculteurs biologiques.

Eau  |    |  Carine Seghier  |  Actu-Environnement.com
   
L'Agence de l'eau Seine-Normandie récompense les actions exemplaires pour la protection de l'eau avec les trophées de l'eau 2006
   
Placée sous la tutelle du ministère chargé de l'Environnement et sous celle du ministère chargé des Finances, l'Agence de l'Eau Seine Normandie a pour mission depuis 1968, de fournir une aide technique et financière aux acteurs contribuant à l'amélioration de la ressource en eau. Son action s'étend à tout le bassin de la Seine Normandie (780 km de la Seine, ses affluents et les rivières normandes soit 100 000 km2).
Parmi les actions menées par celle-ci, les trophées de l'eau qu'elle remet tous les deux ans, désignent des lauréats ayant mené une action exemplaire pour la protection de l'eau : agriculteurs, industriels, associations, élus, organisations professionnelles...
Les Trophées sont répartis en 7 catégories : agriculture, gestion de l'assainissement, gestion de l'eau dans l'industrie, zones humides et rivières, éducation à l'environnement, initiatives collectives et territoriales, participation du public. L'opération permet de récompenser tous ces acteurs de terrain qui mènent, souvent discrètement, des actions méritoires et de longue haleine, explique l'AESN.

C'est le 7 avril dernier à la Cité des Sciences et de l'Industrie, que les récompensés, sélectionnés par un jury présidé par Monsieur Jean-François BEL, Président de la Commission Communication, Vice-président du Conseil Général des Yvelines et maire de Montesson, ont reçu leur trophée.

Dans la catégorie « réduction des pollutions agricoles » les deux lauréats sont des agriculteurs biologiques : Franck Chevallier, céréalier biologique sur la ferme de Villeneuve en Ile de France (91) et le GAEC de la Petite Prée, éleveurs ovins biologiques en Picardie (02). Ce volet récompense des agriculteurs éleveurs et non éleveurs qui mènent des actions visant à réduire les risques de pollutions diffuses et ponctuelles depuis trois campagnes culturales au moins.
Pour participer, Franck Chevallier a rempli un dossier présentant ses pratiques culturales : aucune utilisation d'engrais, agriculture 100 % BIO, rotations longues, cultures perpendiculaires à la pente pour limiter l'érosion, implantation de haies pour prévenir le ruissellement, culture de pièges à nitrates et rotation des cultures. L'agriculture biologique n'est pas une agriculture simplifiée. Au contraire, elle emploie des méthodes élaborées afin de respecter notre environnement, notamment par le recyclage des matières organiques naturelles, par la rotation des cultures et par l'équilibre des organismes vivants qui peuplent le sol, a expliqué Franck Chevallier.
Appelé lors de la cérémonie, « le chevalier de la BIO », cet agriculteur ayant une véritable connaissance des problématiques environnementales, a rappelé qu'il était viable d'avoir une exploitation BIO en Grandes Cultures. C'est aussi un choix du cœur pour les générations futures, a t'il ajouté. Notons que l'agriculteur accueille d'ailleurs sur sa ferme des classes et des enfants…
L'Agriculture Biologique qui interdit l'utilisation des produits chimiques de synthèse (engrais, pesticides), ainsi que des OGM, contribue largement à une meilleure santé de la terre et à la préservation des qualités de l'eau que nous buvons et de l'air que nous respirons,l a t'il souligné.
Le GAEC de la Petite Prée, éleveurs ovins biologiques en Picardie a été récompensé, quant à lui, pour différentes initiatives favorisant la protection de l'environnement. Les éleveurs recyclent le lisier et n'utilisent donc pas d'engrais pour favoriser la croissance du foin, et ont installé un bassin de rétention des rejets liquides. Les vaches se nourrissent d'herbe et de foin plutôt que de maïs consommant beaucoup plus d'engrais et d'eau. Les agriculteurs ont également installé des abreuvoirs, constituant une solution de protection des rives contre l'érosion et ont par ailleurs, planté des haies contribuant ainsi à une nouvelle configuration du paysage.
Le Groupement des Agriculteurs Biologiques (GAB) de la Région Ile-de-France s'est félicité que ce soit deux exploitations biologiques qui aient été primées. Cela prouve que l'agriculture biologique préserve au mieux les ressources en eau, indique-t'il.

Dans la catégorie « Gestion de l'eau dans l'industrie et maîtrise des pollutions », le prix a été décerné l'entreprise NORDGALVA dans l'Oise qui a mis en œuvre des mesures techniques et organisationnelles aptes à assurer durablement un impact positif pour les milieux aquatiques. L'entreprise qui traite entre 30 000 et 40 000 tonnes d'acier par an, recycle de l'acide. En remplaçant sa filière d'élimination des déchets par des filières de recyclage et de récupération et l'industriel est passé de 33 kilos à 16 kilos d'acide par tonne d'acier traité.

Le concours a également récompensé dans la catégorie valorisation, restauration et entretien des rivières et zones humides, l'Association Syndicale des marais septentrionaux du Laonnois (02) et la Communauté de communes de Ducey et commune-canton d'Isigny le Buat (50). Leurs actions, répondant à un objectif de valorisation des milieux aquatiques et à l'amélioration de la qualité de l'eau et de la biodiversité, intègrent également une dimension pédagogique et sociale.

Dans la catégorie gestion de l'assainissement, la Communauté de Communes de la Picardie Verte (60) et le Syndicat intercommunal d'assainissement des communes de Pecqueuse, Limours, Briis sous Forges et Forges les Bains (91) ont été mis à l'honneur. Ce volet récompense des communes urbaines ou rurales et des groupements de communes qui se sont engagés à mettre aux normes leur réseau d'assainissement collectif (gestion des eaux pluviales et des eaux usées en réseau séparatif, des branchements et des particuliers), ou bien leur réseau d'assainissement non collectif.

Dans la catégorie Initiatives collectives ou territoriales, ce sont l'organisation professionnelle des pressings (CFET) qui s'est mobilisée pour réduire les pollutions de leurs machines à sec et l'association de la Plaine du Saulce (contrat rural) (89) qui ont été récompensées.

À noter, deux autres catégories, Information et participation du public et Education à l'environnement pour la protection de l'eau, ont respectivement vu récompenser l'Association Le Dit de l'eau, le magazine Ekwo, le Centre de formation Promotrans et l' Association l'écho logique.

Réactions3 réactions à cet article

 
et nous ?

Je ne comprends pas, dans le dernier compte-rendu municipal, il est dit que nous sommes une commune exemple au niveau de l'eau, et nous ne sommes même pas cités !

pierre | 23 avril 2006 à 17h30
 
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Re:et nous ?

Bonjour,

Il est possible que votre conseil municipal n'ait pas communiqué dessus, voire qu'il n'est pas présenté ses démarches pour ces "Trophées"...

Bien cordialement

David Ascher

David Ascher | 23 avril 2006 à 19h43
 
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Encourageant

Comme cela c'est encourageant. Cpdt, tous les salariés sont avant tout des citoyens. Et devant l'absence totale de prise de conscience des comportements de chacun malgré des campagnes publicitaires à coup de millions... On ne peut attendre aucun changement significatifs.
En plus de féliciter les quelques uns qui sortent du lot, il faudrait surtout taxer fortement tous les autres.
Combien de personnes font couler la douche le matin et retournent se coucher en attendant qu'elle chauffe ? J'en connais ! Et c'est sans compter tous ceux qui le font et ne l'avouent pas ! On est loin du robinet qui coule pendant le brossage de dents ! Et ces gens là font pire au bureau... même s'ils sont parfois manager ou directeur et directement intéressés par les bénéfices ! C'est bien que cela n'est pas suffisamment coûteux, sinon que l'eau soit utilisé dans la production ou à titre personnel, elle serait économisée.
Bien sûr c'est la même chose pour l'énergie !

Jerôme | 26 avril 2006 à 23h12
 
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