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Le Groupement d'intérêt scientifique sur les sols à été reconduit pour cinq ans

Face à la pertinence et l'utilité des travaux déjà en cours, L'INRA, l'ADEME, l'IRD et les ministères de l'agriculture et de l'écologie ont renouvelé la convention du Groupement d'Intérêt Scientifique Sol pour une nouvelle période de cinq ans.

Aménagement  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com
Les usages productifs du sol, son rôle dans l'utilisation et l'aménagement du territoire, la diversité des services écologiques qu'il fournit restent un enjeu collectif de premier plan pour le développement durable. Les processus de dégradation de cette ressource naturelle, non renouvelable à l'échelle de temps humaine, sont toujours en cours : pollution chimique, érosion, baisse des teneurs en matière organique notamment.
Face à cet enjeu, le Groupement d'intérêt Scientifique Sol (GIS Sol) a été créé en 2001, d'une part pour pallier le déficit national d'information sur les sols et d'autre part pour répondre aux préoccupations liées aux dégradations qu'ils subissent, à l'importance de leurs fonctions environnementales et aux besoins de leur gestion durable pour l'agriculture. Il regroupe aujourd'hui le Ministère de l'Agriculture et de la Pêche (MAP), le Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable (MEDD), l'Institut National de la Recherche Agronomique (INRA), l'Institut Français de l'Environnement (IFEN), l'Agence de l'environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME) et l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD).
Le GIS-Sol organise la concertation et la coopération entre ses membres dans le but de coordonner des actions d'inventaire géographiques des sols, de suivi opérationnel de leurs qualités, de création et de gestion d'informations répondant aux demandes des pouvoirs publics et de la société. Il s'appuie sur des moyens mis à disposition par ses membres sur le site de l'INRA d'Orléans à travers l'unité de Service INFOSOL. La réalisation des travaux requiert également la participation des régions, des collectivités, des chambres d'agriculture, des instituts d'enseignement et de recherche, etc.

Trois grands programmes complémentaires ont été lancés à travers ce groupement d'intérêt scientifique : un programme d'inventaire, de gestion et de conservation des sols (IGCS), un réseau de mesure de la qualité des sols (RMQS) et la réalisation d'une base de donnée d'analyses de Terre (BDAT). Après cinq années, des progrès ont été réalisés mais beaucoup de travail reste encore à accomplir.
Le programme IGCS doit permettre de localiser et de caractériser les principaux types de sols d'une région pour mieux connaître leurs aptitudes à différents usages et aider à la prise de décision pour l'agriculture ou l'environnement. Une base de donnée géographique régionale est ainsi progressivement élaborée à différentes échelles : 1:10000 (parcelles), 1:50000 (secteur) et 1:250000 (départements, régions). Un peu plus de 50% du territoire a déjà été informatisé à l'échelle des régions. Actuellement ces informations sont principalement utilisées pour l'agriculture (49% des cas) et les mesures agro-environnementales (32% des cas). Elles sont de plus en plus utilisées pour des questions purement environnementales comme dans des programmes de réintroduction du lapin-de-garenne ou d'aménagement du territoire pour l'évaluation de la valeur des sols en urbanisme.
Le RMQS doit, quant à lui, permettre de dresser un bilan de l'état des sols en France, de suivre leur évolution à long terme et de prévenir leur dégradation. Il s'appuie sur une grille de 2200 points répartis équitablement sur tout le territoire. Il est prévu de réaliser des prélèvements sur tous ces points tous les 10 ans. La première campagne d'analyse est encore en cours mais elle a déjà mis en évidence une auréole de contamination au plomb autour de Paris. Les retombées en plomb ont été évaluées à 5,9 tonnes par km2 sur le secteur le plus contaminé. Elles sont à mettre en relation avec l'activité industrielle, l'intensité de la circulation automobile en région parisienne et l'utilisation pendant de nombreuses années de carburant enrichi en plomb.
Le troisième programme consiste à élaborer une base de données d'analyse de terre à partir des 250.000 analyses réalisées chaque année à la demande des agriculteurs principalement. Par leur nombre et la diversité d'origine des échantillons, elles constituent ainsi une source d'information intéressante sur la variabilité des sols cultivés. Elles concernent de plus des paramètres souvent fortement influencés par l'activité anthropique (teneur en éléments fertilisants, pH, etc) pour lesquels les informations cartographiques existantes sont peu pertinentes. Actuellement la base de donnée contient déjà plus de 900.000 résultats.

Face à l'ampleur des travaux qui restent à réaliser et à l'intérêt de ces recherches, les membres du GIS-Sol ont décidé de reconduire la convention qui les unit autour de ce groupement d'intérêt scientifique. De plus, suite au lancement en 2002 d'une « Stratégie thématique pour la protection des sols » en Europe, la nécessité de poursuivre les programmes destinés à doter la France d'un système performant d'acquisition, de gestion et de diffusion d'informations sur les sols s'en trouve renforcée. À travers le GIS Sol, les ministres en charge de l'agriculture et de l'écologie, l'ADEME, l'INRA et l'IRD, confirment leur volonté commune de coordonner et soutenir les actions d'inventaire géographique des sols et de suivi de leurs qualités.

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