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Un an après son lancement, le Défi pour la Terre fait le point sur l'engagement des Français

Pour la 1ère année du Défi pour la Terre lancé aux Français en 2005, la FNH et l'ADEME sont fiers des 450.000 personnes engagées. D'après un sondage réalisé pour cette occasion, les Français seraient prêts à faire plus et mieux pour l'environnement.

Gouvernance  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com
En lançant le Défi pour la Terre le 24 mai 2005, l'Agence de l'Environnement et de la maîtrise de l'Energie (ADEME) et la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme (FNH) poursuivaient trois objectifs : apporter des solutions permettant à chacun d'agir pour la planète, inciter les Français à passer à l'action et mutualiser les efforts à travers une opération de mobilisation. Un an plus tard, les deux organismes sont fiers des 450.000 personnes qui se sont engagées à adopter des gestes écocitoyens au quotidien. Selon l'ADEME, ces actions permettraient d'économiser le rejet de plus de 230.000 tonnes de CO2 soit l'équivalent des émissions générées par 700.000 allers-retours Paris/Marseille en avion.
Le plus important n'étant pas de s'engager mais bien de passer à l'action, une enquête a été réalisée auprès des « engagés » afin de savoir leurs bonnes intentions ont été suivies d'actions. Il semblerait que 93% des engagés estiment avoir réussi leur Défi. Ils ont en moyenne adopté près de 7 gestes et déclarent avoir réellement mis en pratique 6 d'entre eux. Ces changements de comportements pourraient s'inscrire dans la durée puisque 84% des individus déclarent que les nouveaux gestes ne leur demandent pas plus d'efforts et sont même devenus des habitudes. Pour cette première année, les cinq gestes les plus prisés ont été « j'éteins les appareils électriques au lieu de les laisser en veille » (85% des engagements), « je trie mes déchets et j'évite les emballages inutiles » (81%), « je préfère les produits respectueux de l'environnement et j'évite les produits jetables » (80%) ou encore « je préfère une douche rapide au bain » (80%) et « je conduis souplement et moins vite » (78%). L'enquête révèle également que 95% des engagés se déclarent prêts à adopter de nouveaux gestes.

Puisqu'il semblerait que les engagés de cette première année aient été de bons élèves, l'ADEME et la FNH ont souhaité évaluer la réelle capacité d'engagement des Français à travers une enquête réalisée par Ipsos Opinion. Une consultation des engagés du Défi pour la Terre a été complétée par un sondage « miroir » réalisé par téléphone auprès de 1013 personnes. Selon cette enquête, 69% des Français considèrent aujourd'hui que c'est d'abord en modifiant de façon importante nos modes de vie que l'on empêchera la détérioration de la planète. Cette proportion s'élève très logiquement à 91% chez les engagés du Défi. Seulement 19% des Français estiment que l'on trouvera des solutions techniques pour empêcher la détérioration de l'environnement et 10% se montrent irrémédiablement pessimistes en affirmant qu'il n'y a rien à faire.

Les Français semblent conscients des progrès à faire car 85% d'entre eux considèrent qu'ils pourraient faire mieux ou plus pour protéger l'environnement. Ils ne se cachent pas derrière un possible manque d'information et avouent même se sentir aujourd'hui bien informés des risques pour la planète et pour les générations futures (76%). En conséquence, 89% des personnes interrogées disent connaître les gestes simples et quotidiens à accomplir pour mieux protéger l'environnement et la planète. Côté engagés du Défi, un grand nombre mettait déjà en œuvre les gestes au quotidien avant de s'engager, ils se sont simplement engagés à les faire systématiquement.

Pour le sociologue Gérard Mermet, l'avenir de ce mouvement dépendra de l'évolution de plusieurs facteurs, qui constituent encore des freins : la méfiance des Français envers les «élites» et l' « autorité » politique, institutionnelle, scientifique ou médiatique, ne prédispose pas à écouter les discours et à suivre les injonctions. La culture du confort incite aussi à repousser à plus tard des actions qui changent les habitudes et nécessitent des efforts, voire des sacrifices.

Ce premier anniversaire du défi pour la Terre a également été l'occasion de présenter les actions les plus remarquables engagées par les particuliers, les personnalités ambassadrices et les entreprises partenaires de l'opération. Gérald Duperray, agent technique de La Tour de Salvagny (69) et passionné d'escalade de glace a par exemple planté le drapeau de sa commune à chaque nouvelle aventure sportive. En février 2006, il est parti en Slovénie pour assouvir sa passion et en a profité pour hisser les couleurs du Défi au point culminant du massif de Triglav.
Les enfants ont également beaucoup participé. À Béthune (62) par exemple, les élèves de CM2 de M. Leblanc à l'Ecole de Notre Dame de Lourdes ont profité de la fête annuelle de leur école pour expliquer aux parents les objectifs du Défi et les ont invités à s'engager sur 10 gestes présélectionnés.
Les personnalités ambassadrices comme les navigateurs Catherine Chabaud, Philippe Poupon, Loïck Perron, Nicolas Bunoust, Armand Coursodon et Halvard Mabire ont également multiplié les initiatives pour relayer le Défi.

Les collectivités ont elles aussi été invitées à participer à travers le concours Défi pour la Terre des Collectivités lancé en novembre 2005. En Polynésie, une carte d'engagement avec des gestes adaptés aux problématiques rencontrées en outre-mer (climatisation, protection du lagon…) a été imprimée à 10.000 exemplaires et distribuée sur Tahiti et les autres îles. L'Ile de la Réunion quant à elle a opté pour une mobilisation collective : avec les écoles, les associations (journées portes ouvertes ou de sensibilisation auprès des scolaires et du grand public) et les entreprises. Même le personnel et les détenus du centre pénitentiaire du Port ont relayé le Défi. De nombreuses autres manifestations sont encore prévues jusqu'au 1er septembre 2006 date de la clôture du concours. Pour valoriser l'engagement de la collectivité, trois Prix Défi pour la Terre d'or, d'argent, et de bronze seront remis par les organisateurs lors du Salon des Maires en novembre 2006.

Un concours similaire a été lancé par la Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises (CGPME) à ses adhérents. Les résultats de ce concours seront rendus publics lors de Planète PME 2006.

Le Défi pour la Terre ne s'arrête pas à ce premier anniversaire. Une campagne d'affichage, des messages publicitaires audio et télé vont êtres diffusés lors de la semaine du développement durable et seront renouvelés en été.

Réactions1 réaction à cet article

 
Chiffres?

pourrait on avoir des chiffres concernant les résultats déja obtenus par le défi pour la terre ?

surfou | 30 mai 2006 à 12h47
 
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