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Le label Eco-Ecole a séduit une cinquantaine d'écoles pour sa première année

Lancé en avril 2005 par l'office français de la Fondation pour l'Education à l'Environnement en Europe, le label Eco-Ecole a séduit plus d'une cinquantaine d'écoles pour cette année pilote. Un nouvel appel à projet a été lancé pour l'année prochaine.

Gouvernance  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com
Programme international d'éducation à l'environnement, Eco-Ecole est un label décerné aux écoles élémentaires, collèges et lycées qui se mobilisent pour l'environnement. Organisé par l'office français de la Fondation pour l'Education à l'Environnement en Europe (of-FEEE)*, il vise à sensibiliser les enfants aux problèmes environnementaux et à les rendre conscients de leur propre impact sur l'environnement. Sa finalité pédagogique contribue donc à la généralisation actuelle dans le cursus scolaire, de l'Education à l'Environnement vers un Développement Durable (EEDD).

Dans les établissements qui se portent volontaires, les élèves, les enseignants, la direction et les personnels doivent travailler successivement sur quatre thèmes prioritaires : les déchets, l'eau, l'énergie et l'alimentation (nouveau thème à compter de septembre 2006). Les écoles traitent les thèmes les uns après les autres, à raison d'un par an. En partenariat avec les élus locaux, les associations locales et les parents d'élèves notamment, ils doivent mener un diagnostic qui doit déboucher sur des réalisations concrètes d'amélioration de la gestion des bâtiments scolaires. Les initiatives peuvent progressivement être étendues aux populations qui entourent l'école, au quartier dans lequel elle s'inscrit, à la ville, au territoire, etc. Le partenariat est donc au cœur de la démarche.

Avec le soutien du Réseau Ecole et Nature et d'Eco-Emballages, l'of-FEEE a élaboré des outils d'accompagnement qui permettent aux différents partenaires de se rassembler autour du projet. La démarche Eco-Ecole s'élabore en sept étapes, de la formation d'un comité de suivi à la création d'un éco-code en passant par la réalisation d'un diagnostic environnemental, d'un plan d'action ou encore l'implication de la communauté. Le label peut être accordé lorsqu'un des thèmes prioritaires a été traité en suivant ces sept étapes.
Une fois labellisés, les établissements peuvent entrer en relation avec des Eco-Ecoles d'autres pays pour échanger leurs expériences les plus fructueuses, organiser des échanges linguistiques, agir en faveur du développement, de la solidarité, au niveau local ou à l'étranger. Le réseau international des Eco-Ecoles rassemble près de 14.000 établissements, majoritairement en Europe mais également en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud. Une expérience pilote en Chine a même déjà réuni plus de 16.000 écoles.

En France, 55 écoles, collèges et lycées ont participé à cette première édition et les premiers labels ont été attribués le 17 mai dernier. Cette remise de prix a été l'occasion de faire le point sur la démarche à travers une enquête réalisée auprès des participants. Selon ce sondage, tous les enseignants qui ont répondu (56%) considèrent que le programme Eco-Ecole répond aux objectifs de généralisation de l'EEDD et leur a permis d'atteindre leurs objectifs pédagogiques en la matière. La plupart soulignent qu'Eco-Ecole leur a apporté des opportunités de rencontrer des partenaires, de réaliser des actions concrètes et de faire évoluer les comportements dans l'école ou l'établissement. D'ailleurs, dans 97 % des projets concernés par cette évaluation, un représentant de l'institution chargée de la gestion des bâtiments scolaires (Commune, Conseil général, Conseil Régional ou Conseil d'Administration des établissements privés) a participé aux réunions et aux travaux du comité de suivi. Il s'agit généralement de l'élu chargé des affaires scolaires, de la jeunesse, de l'environnement et/ou du développement durable, ou de responsables des services techniques chargés de l'eau, des déchets.
Interrogés sur ce qui a le plus facilité l'avancée de leur projet, outre les apports pédagogiques et méthodologiques du programme lui-même, les participants insistent principalement sur la motivation et l'implication des élèves et des enseignants et sur la mise en commun des compétences des différents partenaires dans un travail d'équipe. Viennent ensuite le soutien de la collectivité locale chargée de la gestion des bâtiments scolaires, ou du conseil d'administration dans les établissements privés, l'appui d'associations locales ou de la communauté de communes concernée et les visites de sites (stations d'épuration, centre de tri…).
Les difficultés qu'ont rencontrées les participants sont diverses et correspondent souvent à des spécificités locales. Certains ont eu du mal à démarrer et à mobiliser les différents personnels ou les parents d'élèves. Le diagnostic initial a pu paraître complexe à ceux qui n'étaient pas familiers de ces questionnements. Sont évoqués aussi le manque de temps, la difficulté à réunir tous les participants du comité de suivi et à trouver des financements.

Face à ces résultats très encourageants, l'of-FEEE a lancé un nouvel appel à projet pour la rentrée 2006. Les établissements scolaires doivent déposer leur dossier avant le 5 juin prochain et leur participation sera validée par le Comité national de pilotage Eco-Ecole en juin 2006. Ils pourront solliciter leur labellisation par le jury national en mai 2007.


*L'office français de la Fondation pour l'Education à l'Environnement en Europe (of-FEEE) anime depuis plus de vingt ans, des programmes destinés à accroître la sensibilité de tous les publics aux questions d'environnement et de développement durable. Créée en 1983 à l'initiative d'experts du Conseil de l'Europe, la Fondation est aujourd'hui présente dans 37 pays, sur 5 continents.

Réactions2 réactions à cet article

 
education du comportement

Il me semble que les notions d'écologie et développement durable ne peuvent exister que si nos enfants actuellement scolarisés les promeuvent par un comportement cohérant avec les objectifs. Ce que nous faisons actuellement est bien timide par rapport aux besoins en gagnant quelques pourcents par rapport à nos comportements des deux ou trois décennies précédentes, et surtout n'intègre pas le fait que les populations "tiers mondistes" pourraient légitimement aspirer à notre niveau de confort, ce qui décuplerait presque les consommations d'énergie (actuellement 500 kg d’équivalent pétrole par an et habitant en moyenne mondiale contre environ 5000 kg pour les pays fortement occidentaux) et la production de GES, la pollution etc.). Nos pourcents ne suffisent donc pas et un changement profond des comportements est nécessaire. Dans ce contexte, le nombre de 50 écoles me semble anecdotique alors que l'éducation comportementale devrait s'adresser à tous pour que nos enfants aient d'ici 50 ans un autre choix que de refouler (militairement ou politiquement) les aspirations de nos semblables des blocs du sud.

PhB | 01 juin 2006 à 11h10
 
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et la société se permet

"En fait, la société Becocraft était sur le point de réaliser le développement commercial de la " machine à faire de l'énergie gratuite ", inventée par un autre inventeur autrichien, Stephen Marinov.

La science est sensée être impartiale et pourtant elle permet que l'on traite la recherche sur l'énergie gratuite de frauduleuse tout simplement parce que la science dépend actuellement de financements gouvernementaux et industriels. Les universités et les scientifiques professionnels doivent sauvegarder leur réputation et leurs revenus. Seuls les scientifiques amateurs tels que Tesla, Reich, Schauberger, Searl, Newman, de Palma, Trombly et Marinov - des hommes motivés par l'amour de la science plus que par un statut professionnel, une réputation, une carrière ou de l'argent- peuvent se permettre d'être impartiaux. Les puissances qui font danser les gouvernements et les universités comme des marionnettes, ont mis un crédit financier illimité à leur disposition pour soutenir une recherche futile dans le domaine du nucléaire et autres énergies coûteuses, afin de maintenir les physiciens des universités occupés et de les distraire de la vérité que ces puissance préfèrent garder secrète. Donc, au lieu de servir de véhicule de vérité, la science terrestre est devenue un moyen de discréditer tout ce qui menace la suprématie des puissance économiques et industrielles qui détruisent la terre."

Anonyme | 06 février 2007 à 19h25
 
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