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Actu-Environnement

Innovant, le ciment TX Aria® de Calcia contribue à réduire la pollution atmosphérique

Ciments Calcia vient de présenter ses gammes de ciments innovants. La gamme TX Aria® se positionne sur le terrain de la protection de l'environnement en combattant la pollution atmosphérique.

Bâtiment  |    |  Carine Seghier Actu-Environnement.com
Fruit de dix ans de recherche dans le cadre du projet PICADA sous l'égide du Centre technique du groupe italcementi, Ciments Calcia vient de présenter ses gammes de ciments innovants TX Aria® et TX Arca®. Ces nouveaux ciments figurent comme deux innovations majeures dans le domaine de l'esthétique des façades et de la pollution de l'air, souligne Jean Philippe Vacher, responsable du service innnovation de Ciment Calcia.

Ces deux gammes font appel au procédé de la photocatalyse, phénomène naturel durant lequel une substance appelée photocatalyseur accélère, sans altération, la vitesse d'une réaction chimique grâce à l'action de la lumière. En utilisant l'énergie lumineuse, les photocatalyseurs engendrent la formation de réactifs, capables de décomposer par oxydo-réduction des substances organiques et inorganiques. Ce principe est appliqué depuis plus de dix ans à différents matériaux : verre, céramique et plus récemment aux liants cimentaires pour obtenir un effet autonettoyant.

Avec la promesse de réduire les salissures d'origine biologique, les ciments TX Arca® sont les vecteurs d'économies futures pour les maîtres d'ouvrage libérés de l'entretien des façades, explique le groupe. En effet, les salissures d'origine biologique qui se développent à la surface des bétons formulés avec ce type de ciment sont soit désolidarisées (destruction partielle) puis éliminés par l'eau de pluie ou d'arrosage soit décomposées en eau et dioxyde de carbone (destruction totale).

La gamme TX Aria® se positionne quant à elle sur le terrain de la protection de l'environnement en combattant la pollution atmosphérique. Cette dernière possède des applications diversifiées, en neuf comme en rénovation, dans les secteurs de la voirie urbaine et de l'aménagement des villes, indique Jean Philippe Vacher. Elle a été mis au point spécifiquement pour réaliser des constructions et ouvrages capables de contribuer à la réduction de la pollution atmosphérique. En effet, ce ciment permet de réaliser des revêtements minéraux, des mortiers, des enduits et des bétons capables de réduire les substances gazeuses nocives (oxydes d'azote, composés organiques volatils issus de l'industrie, des automobiles et du chauffage domestique) par action directe et la formation d'ozone par action indirecte. Les précurseurs de l'ozone sont en effet les oxydes d'azote (NOx) et les composés organiques volatils (COV).

Les travaux du Centre Technique Groupe Italcementi dans le cadre du Projet européen PICADA ont largement contribué à la mise au point de cette nouvelle solution. PICADA s'inscrit dans le programme européen baptisé Competitive and Sustainable Growth (croissance durable et compétitive) du 5ème PCRD de la Commission européenne. Sa fonction est clairement définie : concourir à l'effort général en faveur de villes plus vivables. Lancé en janvier 2002, le programme PICADA a pris fin en 2005 et a coûté 3,4 millions d'euros, dont 1,9 million d'euros pris en charge par la Commission européenne.

Le programme de recherche réunit le cimentier italien (Italcementi), un fabricant de dioxyde de titane anglais Millenium, deux centres de recherche grecs spécialistes de la pollution de l'air NRCS Demokritos, Université Aristotes de Thessalonique, un spécialiste danois du béton Dansk Beton Teknik, et le CNR ITC italien, équivalent du CNRS en France. PICADA est coordonné par le français GTM Construction (filiale du groupe VINCI) avec l'appui scientifique et technique du CSTB, notamment pour ce qui concerne l'évaluation et l'optimisation des performances des systèmes.

Afin d'évaluer l'efficacité de l'action photocatalytique dans la réduction des polluants (NOx et COV), Ciments Calcia s'est appuyé sur plusieurs travaux. Un test « statique » en laboratoire a tout d'abord été réalisé. Il avait pour but de mettre en évidence la réaction d'un béton formulé avec le ciment TX Aria® en présence d'oxydes d'azote, en la comparant au comportement d'un béton utilisant un ciment traditionnel. Les résultats furent probants : dans une pièce de 35 m3, 100 % de la teneur en NOx est détruite en 6 heures grâce à l'échantillon de 4 m2 composé de ciment TX Aria®.

Une seconde expérimentation a été engagée en condition « dynamique ». Pour ce test, un paysage urbain, faisant appel aux performances de la gamme TX Aria® Ligne environnement, a entièrement été reproduit au 1/5e. Des mesures ont ainsi pu être menées pour évaluer l'action des matériaux mis en œuvre sur l'air ambiant pollué. Ici, entre 20 % et 80 % de la teneur en NOx a été détruite suivant la direction du vent dans des conditions d'exposition naturelle, grâce au matériau. La gamme ouvre de larges perspectives en neuf comme en rénovation par la diversité des produits qu'elle regroupe, estime le cimentier. Elle permet, selon lui, l'utilisation de cette technologie dans des domaines diversifiés en travaux publics et génie civil ou en bâtiment (enduits extérieurs, murs anti-bruit, revêtements minéraux base ciment notamment).

Déjà, les premiers chantiers expérimentaux d'évaluation de l'efficacité dépolluante en NOx ont été réalisés. Une expérimentation à Segrate (Italie) a permis de mettre en évidence l'efficacité des matériaux dépolluants en conditions réelles en extérieur. L'activité dépolluante de 7.000 m2 de mortier formulé avec ce ciment a été comparée à la même surface en enrobé sur le passage de 1000 voitures par heure. Une réduction de 60 % de la teneur en NOx a été constatée avec la surface traitée à base de ciment TX Aria®. De même, un second chantier à Calusco (Italie) a été réalisé sur 8.000 m2 de pavés autobloquants bicouches fabriqués avec ce ciment et comparé à la même surface d'enrobé sur le site d'une cimenterie. Le résultat fait apparaître la suppression des pics de pollution sur la zone pavée.

Un matériau innovant mais qu'il conviendrait d'utiliser en quantité pour que les bénéfices soient préservés. Des bénéfices qui ne devront d'ailleurs pas dispenser des efforts de réduction de la pollution atmosphérique et de la diminution du trafic routier notamment.

Réactions20 réactions à cet article

 
Le ciment contribue aussi à la nutrition

Le ciment a divers usages, dont un tout dernièrement révélé par le Full Belly Project: celui de nourrir les populations rurales des pays les plus défavorisés du monde.

Il y a cinq ans déjà, Jock Brandis, inventeur du Décortiqueur Universel de Noix, une machine à décortiquer les cacahuètes principalement -mais aussi toute une variété d’autres noix- a décelé dans le ciment le potentiel de contribuer à nourrir un demi-milliard de gens, qui chaque jour, à travers le monde tirent leurs besoins en protéines de l’arachide.

Le Décortiqueur Universel de Noix – ou Universal Nut Sheller- est simplement fabriqué à l’aide d’un demi-sac de ciment et de quelques morceaux de métal, ni plus, ni moins. Les raisons pour le choix de ces matériaux spécifiques incluent notamment :
- leur faible coût caractéristique de leur disponibilité courante dans les pays en voie de développement,
- leur durabilité
- la facilité de répliquer la machine en versant du béton dans un moule approprié.
Le ciment est ainsi au centre même de la stratégie de développement du Full Belly Project.

Parallèlement, la culture de l’arachide est vitale au développement de nombreux pays en voie de développement. Le prix de ses semences est très peu élevé, sa culture est caractérisée par une faible sensibilité aux maladies et parasites, et surtout par de faibles exigences en éléments nutritifs et en eau. Elle est cultivée dans plus de 100 pays, autant pour les qualités nutritives de sa graine et de son huile, que pour ses vertus médicinales et utilisations industrielles comme la fabrication de savon ou de combustible. En 1896 déjà, George Washington Carver avait découvert plus de 300 différents usages de l’arachide, dont le plus important, celui de réintroduire l’azote ainsi que d’autres éléments nutritifs dans le sol.

En effet, comme toutes les légumineuses, la culture de l’arachide enrichit le sol en azote. Elle peut être utilisée comme engrais vert afin d'assurer un couvert sur un champ qui serait autrement nu et de limiter l'érosion du sol et le lessivage des nitrates. L’intérêt écologique et alimentaire de l’arachide se manifeste pleinement lorsqu’elle est cultivée en rotation avec une culture de rapport telle que le coton -qui épuise considérablement le sol au fil des récoltes. Dans la plupart des pays d’Afrique sub-saharienne, le coton est couramment cultivé en petites exploitations familiales en rotation avec des cultures vivrières, qui n’ont ni accès à la mécanisation, ni à une traction animale généralisée. La récolte est donc totalement manuelle et la fertilisation des sols est nécessaire afin d’obtenir des rendements décents.

Néanmoins l’utilisation des engrais est limitée en raison de leurs coûts élevés et de leur utilisation complexe. Du fait de la baisse du cours mondial du coton et face à l’augmentation des coûts des pesticides et de leur part dans le coût total, le maintien d’une couverture végétale vivante telle que l’arachide comme alternative lors des périodes d’inter-culture permettrait de préserver les sols, de les enrichir en matière organique, de développer l’élevage sédentaire et donc la fumure organique…

Cependant, malgré ses nombreuses vertus, les petits agriculteurs des pays en voie de développement -notamment les pays africain- sont réticents à la culture de l’arachide pour des raisons de productivité liées au temps passé à décortiquer les cacahuètes. Pourtant, l’arachide pourrait être une alternative efficace à la baisse de fertilité des sols observée et l’utilisation excessivement coûteuse des engrais. En effet, lorsqu’on réalise que la culture intensive du coton épuise le sol de ses éléments fertilisants, réduit la rentabilité sur le long terme et entraîne des pertes économiques pouvant aller jusqu’à 1,5% du PNB annuel d’un pays, l’arachide s’impose comme une alternative de choix.

D’après une étude réalisée par Dr. Tim Williams, Professeur à l’Université de Georgia à Griffin et directeur du projet Peanuts CRSP financé par US AID, environ 8 milliards de kilogrammes d’arachide seraient récoltés annuellement en Afrique. La moitié est généralement décortiquée mécaniquement à l’aide de machines commerciales et ensuite transformée en huile. Les 4 milliards restants sont consommés par les villageois ou vendus sur les marchés locaux.

Dr. Tim Williams estime qu’il faut environ une heure pour décortiquer manuellement un kilo de cacahuètes. Ce serait donc 4 milliards d’heures qui sont passées chaque année en Afrique à décortiquer des cacahuètes. Ce laborieux décorticage, évalué a 10 heures quotidiennes, est principalement effectué par des femmes en Afrique et des enfants en Asie.

Le Décortiqueur Universel de Noix fait à base de ciment permet de décortiquer 50 fois plus rapidement que le procédé manuel et ce, pour un coût extrêmement faible (de l’ordre d’une cinquantaine de dollars américains par machine). Ainsi, une opération qui requiert actuellement 4 milliards d’heures de labeur pourrait être réduite à environ 800,000 heures annuelles. La distribution systématique du Décortiqueur Universel de Noix dans les zones rurales pourrait aboutir à des résultats stupéfiants tant sur un niveau économique que social et environnemental.

En effet, cette percée de productivité permet non seulement de générer du temps libre qui pourra être consacré à l’éducation ou à la famille (ASPECT SOCIAL) mais également de contribuer à préserver les sols et de lutter contre la désertification (ASPECT ENVIRONNEMENTAL). Enfin, et ceci semble être l’aspect le plus intéressant pour les pays en voie de développement, l’impact potentiellement généré par un tel gain de productivité à un coût si négligeable, pourrait se révéler considérable pour le commerce extérieur de nombreux pays ainsi que pour les activités des petits producteurs agricoles (ASPECT ECONOMIQUE).

Il est en effet intéressant de constater que l’Afrique représente aujourd’hui moins de 1,5% du commerce mondial des corps gras (dont l’huile d’arachide fait partie), contre 20% dans les années 1960, et ce en raison notamment de coûts de production trop élevés. Et même s’il paraît peu probable que l’Afrique retrouve une place prépondérante dans les échanges mondiaux de corps gras végétaux, l’enjeu des exploitations agricoles africaines est aujourd’hui d’assurer l’approvisionnement des marchés locaux. Des améliorations du niveau de compétitivité sont possibles grâce à une meilleure gestion de la production, à des plantations avec du matériel végétal de qualité, à une réduction des coûts de production et transformation, et à une responsabilisation des agents principaux.

Grâce à sa technologie adaptée, l’ambition du Full Belly Project est de continuer à permettre aux populations rurales de mieux se nourrir, de préserver l’environnement et de contribuer à l’essor économique des pays les moins développés. C’est un projet de longue haleine qui nécessite la coordination de divers efforts et nous sommes actuellement à la recherche de corporate sponsors afin d’intégrer notre modèle dans leur stratégie de développement durable.

Le ciment étant le composant principal de notre machine, il nous semble que les compagnies de ciment sont les plus à même de bénéficier des faveurs médiatiques de nos opérations. Nous avons remarqué que la toute nouvelle gamme TX Aria, avec son objectif de combattre la pollution atmosphérique, reflète tout particulièrement l’engagement des Ciments Calcia vis-à-vis de la protection de l’environnement. Ainsi, la récente introduction sur le marché de cette nouvelle gamme écologique nous pousse à croire qu’un partenariat stratégique avec le Full Belly Project aurait un impact marketing direct et positif sur la stratégie de développement durable des Ciments Calcia.

Pour toute information supplémentaire, veuillez contacter Hayssam Hoballah à : hayssam@fullbellyproject.org

Hayssam | 10 juin 2006 à 06h54
 
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Re:Le ciment contribue aussi à la nutrition

Pour sauver l'arachide .

S.O.S

Esperons que ce projet de sponsorisation autour des ciments (surtout avec ce qu'on y met aujourd'hui dedans -noir de fumées , cendres ,dioxines , machefers et métaux lourds- ne verra pas le jour :c'est manifestement une infamie).
Lamentable ,au secours

gero | 15 juin 2006 à 04h49
 
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Re:Re:Le ciment contribue aussi à la nutrition

Cher Gero,

Comme tu en as très pertinemment fait la remarque, le ciment -quel que soit l'usage qui en est fait- a évidemment un effet négatif sur l'environnement.

La culture de l'arachide par contre, s'avère avoir un effet positif sur la fertilité des sols et par conséquent oeuvre pour le respect de l'environnement. Et encourager un projet tel que celui du Full Belly Project a justement pour but de permettre–en plus du développement durable et de l’aspect social- de compenser les effets négatifs du ciment par la culture de l’arachide (ainsi que de nombreuses autres noix)

Le Décortiqueur Universel de Noix est certes fait en ciment -avec tous les points négatifs que celà entend- mais à l'inverse du reste des constructions en ciment, son usage contribue directement à la protection de l'environnement, d'une manière qui ne serait pas possible autrement. Il est donc important de concevoir pleinement cet aspect environnemental du projet pour pouvoir en comprendre l’intérêt.

Ce genre de projet est tout à fait inespéré dans le monde du ciment et c’est pourquoi il est probablement dur d’en saisir la portée du premier coup. Pour plus d’informations, n’hésite pas à me contacter à : hayssam@fullbellyproject.org

Hayssam

Hayssam | 15 juin 2006 à 06h59
 
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un monde de fous!

Bonjour,
je croyais tout d'abord lire un canular et trouver une touche d'humour à la fin de l'article sur les décortiqueurs de cacahuètes! Mais non! Comment peut -on trouver ce genre de propos, on va bientôt nous dire qu'on pourra recycler les déchets nucléaires en les compostant! Comme le dit la personne qui a répondu à l'article, les cimentiers utilisent toutes sortes de résidus tels que ceux émanant de l'incinération des déchets! les cimenteries sont des mini incinérateurs il ne faut pas l'oublier, et l'idée que ce nouveau ciment, dont on ne sait pas vraiment ce qui le compose, soit en contact direct avec la nourriture!! Franchement, je vais étudier le sujet de plus près et bânir les cacahuètes que j'adore de mon régime alimentaire!

Anonyme | 15 juin 2006 à 11h31
 
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Bilan écologique global du ciment...

Une belle application du ciment, mais toujours une vision assez réduite du produit. Dans l'article, et certainement dans les résultats communiqués par les industriels, on ne prend pas en compte l’énergie nécessaire à la fabrication du ciment (et du dioxyde de titane).
Les cimenteries sont pourtant des gouffres énergétiques, principalement énergie fossile comme charbon et lignite pour alimenter le four. Elles ont cependant un avantage, elles permettent d’éliminer les farines animales, les pneux et autres déchets dont on ne sait que faire.
Mais outre ce besoin monumental en énergie, la fabrication de ciment se fait à partir d’une matière première : le calcaire. Ce calcaire doit être transformé en chaux par un processus de décarbonatation (CaCO3 = CaO + CO2). On voit tout de suite que le carbone et le gaz carbonique stocké dans cette roche sédimentaire depuis plusieurs centaines de millions d’années est gentiment relaché dans l’atmosphère. Pour donner un ordre de grandeur une cimenterie relache chaque année environ 1 millions de tonnes de CO2 dans l’atmosphère rien que par ce processus. Il faut donc rajouter la consommation en énergies fossiles…
Tout ca pour dire que Calcia à développé un produit qui doit combattre la pollution atmosphérique. Mais il est aujourd’hui indispensable de pouvoir présenter le cycle de vie d’un tel produit (même démarche pour les surfaces vitrées traitées au dioxyde de titane…) pour juger de son bilan global.
Une dernière réaction par rapport à la filière ciment et béton. J’ai récemment entendu une publicité pour le parpaing, qui selon cette publicité serait le matériaux de construction le plus écologique. Alors qu’il est très faiblement isolant et fabriqué à partir de calcaire (cf processus décrit au dessus). A quand une réglementation sur la publicité écologique ?

Vinc | 15 juin 2006 à 11h41
 
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Les cimenteries : 6% du CO2 mondial... et +

J'ai trouvé ce chiffre la semaine dernière en lisant un excellent livre sur l'habitat écologique, dont je pense pouvoir faire référence ici puisque j'ai constaté qu'il était en vente sur ce site (mais aussi dans toutes les bonnes librairies !!!) : "J'attends une maison" de François DESOMBRE.
Avec un tel handicap à la naissance, je ne vois pas quelle invention du lobby ciment pourrait récupérer le coup au niveau de l'empreinte énergétique globale.
Et les choses s'aggravent encore quand on pense que le ciment est un très mauvais isolant thermique : par conséquent il est responsable d'une très grande partie des dépenses énergétiques de chauffage donc des émissions de CO2 qui y sont liées.
Et quand on voit qu'en france l'habitat est responsable d'environ 1/4 des émissions de CO2...une part de ce quart est attribuable aux piteuses performances isolantes du ciment !!!
Pourtant il y a tout un choix d'autres matériaux de construction sains (bois, brique, terre, paille...) et la chaux remplace avantageusement le ciment dans les mortiers, les colles et même les "bétons"...
Heureusement, l'augmentation du coût de l'énergie qui entre pour une grande part dans celui du ciment, va commencer à ré-équilibrer la balance en faveur de matériaux plus sains et écologiques. En tous cas, je l'espère.

Flavie | 15 juin 2006 à 12h36
 
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Re:un monde de fous!

Pourquoi parlez-vous de contact alimentaire??? j'avoue que je ne vous suis pas bien!!! pourquoi toujours tout critiquer?? ok le béton est pas forcément le matériau le plus écologique selon l'utilisation. Mais il faut arrêté d'être utopiste et voir les choses de manière objective!! Pensez-vous que l'industrie du béton et ciment va fermer ses portes en se disant "oh ben non, on vendra plus de ciment et béton parcequ'aujourd'hui il faut des matériaux plus écologiques".. C'est pourquoi ils doivent innover pour rester "dans l'air du temps" ! et c'est une bonne chose!! Quand rien n'est fait, vous vous plaignez, quand on avance, c'est mauvais ou pas assez bien....
autant la critique constructive sert à encore mieux avancer, autant la critique permanente n'apporte pas grand chose!
de plus, comme vous le dites, aujourd'hui les cimenteries servent à éliminer de nombreux résidus qui partiraient en décharge!!
alors pourquoi pas une industrie du ciment ionnovante sur les produits qu'elle vends, et qui continue a faire des effort pour moins polluer lors des processus de fabrication!

greendays | 15 juin 2006 à 13h13
 
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Re:Les cimenteries : 6% du CO2 mondial... et +

Deux remarques pour nuancer :
1. Il me semble que pour produire de la chaux, il faille aussi une montée en température identique au ciment. Si les industriels se mettaient à produire autant de chaux que de ciment, n'y aurait-il pas les mêmes effets ?
2. il ne faut pas confondre le ciment et le béton. Le ciment n'est qu'un liant, qui permet de maintenir des éléments ensemble.

Jacques | 15 juin 2006 à 16h05
 
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transfert de pollution ?

Je pars d'un principe simple : la meilleure maniere de reduire la pollution est d'eviter de polluer.

Tout ce qui consiste à "piéger" une pollution de quelque manière que ce soit, relève plutôt d'un "transfert de pollution" que d'une dépollution réelle.

Ainsi, les polluants passent de l'air à un état différent sous forme solide par exemple. C'est le cas :

- dans le traitement de fumées des incinérateurs
- dans les pots catalytiques des véhicules
- dans le ciment TXAria ?

Question : en fin de vie, que deviennent ces polluants ?

Sans rentrer dans les phénomènes chimiques qui interviennent, ils me semble qu'ils seront relargués dans le milieu naturel un jour ou l'autre, à plus ou moins longue échéance, mais inexorablement...

CQFD : réduisons la pollution à la source !

C'est comme pour l'énergie : la moins polluante est celle que l'on a économisé. En plus, elle est moins chère.

Notre monde "civilisé" oublie les choses simples...
parce qu'elles ne coûtent rien ???

Anonyme | 15 juin 2006 à 16h35
 
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Re:transfert de pollution ?

En relisant mon message précédent, je me dis que peut-être que les molécules "organiques" (C, H, O, N ) sont piégées et transformées sans nécessairement reformer des polluants... contrairement aux métaux lourds par exemple.

Mais je ne suis pas, loin de là, spécialiste sur ces questions d'écologie des milieux...

Quelqu'un pourrait-il m'éclairer ?

Merci.

Anonyme | 15 juin 2006 à 16h44
 
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Re:Re:Les cimenteries : 6% du CO2 mondial... et +

effectivement Jacques tu as raison sur le fait qu'il faille également chauffer le calcaire pour obtenir de la chaux, mais à 950°C au lieu de 1450°C pour le clinker (principal composant du ciment). La suite est plus pour répondre au propos de Vinc et Flavie : Le ciment n'est peut-être pas un bon isolant, mais il apporte des garanties de sécurité (anti-feu) et de durabilité:on reconstruit moins souvent (avec tout ce que la construction implique de consommations énergétiques) et on a besoin de moins d'entretien sur les ouvrages en béton plutôt que sur les ouvrages fait d'autres matériaux. Par ailleurs, la politique des cimentiers à travers le monde est de réduire la proportion de clinker (calcaire + argile chauffé à 1450°C) dans les ciments. aujourd'hui nous pouvons trouver des ciments avec 60 à 80% de laitier de haut-fourneaux (résidus de l'industrie métallurgique) on trouve également des ciments à base de cendres volantes (rejet des centrales électriques au charbon). Tout cela pour réduire les consommations de calcaire,les émissions de CO2 et revaloriser les déchets d'autres industries. Oui ! l'industrie cimentiére pollue, mais elle pollue moins qu'avant et le ciment n'est pas pire que d'autres matériaux de construction, la brique à besoin d'être chauffée elle aussi et l'argile est une ressource naturelle, le bois...il faut eviter la déforestation etc, etc... . Aussi,pour les bétons, je vous conseil d'utiliser des ciments avec ajouts et non plus des purs ciment à forte teneur en Clinker. Espérant vous avoir éclairé. Cordialement. Loïc

loïc | 26 juin 2006 à 10h41
 
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Re:Re:transfert de pollution ?

La photocatalyse transforme les molécules organiques en CO2 et H2O en particulier.
Je ne suis pas chimiste non plus, mais je me pose la question de la quantité de ces molécules qui pouraient être générée et contribuer à l'augmentation de l'effet de serre si la photocatalyse se développait ?

JM.maron

jimi | 16 avril 2007 à 15h15
 
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Re:un monde de fous!

La critique est aisée mais l’art est difficile

Philippe DESTOUCHES

Anonyme | 13 octobre 2007 à 10h18
 
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Une image du Décortiqueur Universel de noix

Bonjour Hayssam,
Je voudrais avoir une image du Décortiqueur Universel de noix dans mon mail et aussi son coût à l'unité.
Voici mon mail:quin0668@yahoo.fr

Merci pour votre disponibilité.

Guizo | 16 novembre 2007 à 18h31
 
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Re:Une image du Décortiqueur Universel de noix

Bonjour Guizo,

Je vous renvoie vrs le blog de REASEN, une compagnie que j'ai créée au Sénégal.

Le prix de commercialisation unitaire de la machine est de 60,000 FCFA, soit environ 90€. Les machine ne sont néanmoins pas disponibles à la vente actuellement.

Bien cordialement,

Hayssam Hoballah

Hayssam | 18 novembre 2007 à 15h51
 
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Une image du Décortiqueur Universel de noix

bonjour je suis interéssée par votre produit , pouvez vous me donner votre adresse à dakar pour avoir une idée sur place.

valeriepiou | 22 février 2008 à 13h05
 
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Re: Une image du Décortiqueur Universel de noix

Bonjour Valérie,

Les activités de REASEN sont en standby pour l'instant, faute de partenaire commercial. Je serais ravi de me remettre en contact avec vous lorsque les activités auront repris.

En attendant, je vous propose de consulter notre blog.

Cordialement,

Hayssam Hoballah

Hayssam | 04 mars 2008 à 14h43
 
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commont controler les pollisseur de cimentier

commont controler les pollisseur de cimentier

kara | 02 juin 2008 à 14h44
 
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projet de decharge BTP sur le lac CALCIA

A Beaumont sur oise 95260 , une menace criminelle pese sur le grand oeuvre de la nature et la sante publique . En complete contradiction avec ses promesses de protection environnementales , la societe CALCIA autorise un dementiel projet de decharge BTP sur le magnifique lac de Beaumont sur oise , qui est une de ces anciennes carrieres devenue a present un point essentiel de regulation de l'eau de cette region , et dont la population attend depuis de nombreuses annees l'ouverture par une gestion serieuse et securisee comme prevu par le plan Grenelle .

Anonyme | 18 octobre 2008 à 12h58
 
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experiences ulti-occasionnelles

Prendre la mesure....., sur qui et quand et pour combien de temps d'exposition cette pollution encore et pour longtemps existante ?
des matériaux qui pourraient

pseudo | 02 novembre 2009 à 12h53
 
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