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Actu-Environnement

“Nous souhaitons encore plus fortement mettre en avant le volet emploi et la formation”

Outre sa satisfaction, Arnaud Wigniolle, directeur de Département Bâtiment de Sepelcom, organisateur du 4ème Salon des Energies Renouvelables qui vient de se dérouler à Paris-Expo, confie à Actu-environnement.com, son ambition pour l'édition lyonnaise de février 2007.

Interview  |  Gouvernance  |    |  Françoise Ascher Actu-Environnement.com
   
“Nous souhaitons encore plus fortement mettre en avant le volet emploi et la formation”

   
AE : Après trois jours de salon, l'engouement des professionnels et du public pour les énergies renouvelables n'est plus a démontrer. Vous attendiez-vous à un tel succès ?
Arnaud Wigniolle :
Nous sommes pleinement satisfaits du fonctionnement de cette édition parisienne. Le succès tient à la conjonction d'une actualité porteuse et d'un salon qui a su trouver sa place en France, ainsi qu'une légitimité par rapport à ces questions d'énergies renouvelables grâce à un positionnement ciblé, exclusivement dédié ENR. Un marché en forte progression implique un besoin de formation et d'information sur les technologies, tant de la part des professionnels que du grand public. Au travers de son contenu et des conférences qui permettent de recadrer les idées, un salon constitue un moment privilégié pour faire un point de l'existant et de la prospective en terme de développement. En outre, nous sommes Lyonnais à la base et il est clair que notre montée sur Paris, a bénéficié d'un écho nettement plus amplifié au regard de la reprise de l'événement par les médias. En fait, au travers des pré-enregistrements et des partenariats que nous avons pu nouer, nous avions senti ce courant très favorable dont le salon allait bénéficier. Et cela s'est vérifié !

AE : Le colloque sur les ENR organisé par le Syndicat des énergies renouvelables dans le cadre du salon, n'a-t-il pas également conforté cette dynamique ?
AW :
Bien sûr, le SER joue un rôle moteur sur toutes ces technologies. Cette fois, il a donné la dimension politique. Partenaire de SepelCom pour le salon des ENR depuis l'origine, le Syndicat fait pleinement partie du Comité de pilotage. Investi au quotidien sur ce marché, il constitue à la fois, une caution et un filtre indispensable pour nous guider dans les pistes à suivre et éviter les démarches opportunistes de récupération du marché, risquant de créer des contre-performances. Le colloque lui appartient et il est prématuré de dire comment il s'articulera dans le futur. En revanche, le SER sera toujours présent pour organiser le contenu des conférences, des tables rondes et les échanges en général.

AE : Vous ouvrez le salon aux professionnels et pour partie au grand public. Comment appréhendez-vous ces deux typologies de visiteurs ?
AW :
Nous avons senti un même intérêt palpable pour assister aux divers événements. Le professionnel s'avère relativement bien informé et de plus en plus formé. Des labellisations se mettent en place par rapport aux ENR et aux performances des énergies classiques fossiles. De son côté, le grand public entend un discours et peut vouloir se faire une opinion. C'est cette dynamique de rencontre et de messages à faire passer qui est intéressante. Il s'agit d'une prise de conscience d'enjeux importants qui nous dépassent ! Certes, tout ce qui concerne l'éolien par exemple, ne revêt pas forcément une priorité pour le grand public, mais un rôle d'éducation s'impose par rapport à des présupposés contrôles éoliens dans la population. Sur Paris, le salon s'est tenu sur trois jours. À Lyon, il se déroulera sur quatre jours*, donc l'ouverture aux professionnels sera plus importante. Je pense que ce format fonctionne bien.

AE : Compte tenu de ce succès, quelle évolution comptez-vous apporter à votre prochaine édition ?
AW :
La 5ème édition sera jumelée avec le salon Ecobâtir que nous sommes en train de développer en partenariat avec la Capeb(1), la FFB(2), l'Association HQE®(3), l'Ordre des architectes, et Point P (organisateur des Journées internationales de l'éco-construction depuis deux ans). Il s'agit d'un salon des techniques constructives et du développement durable qui s'adressera aux matériaux et à l'enveloppe avec des contenus technologiques liés au salon ENR. La France accuse un retard sur les maisons faiblement consommatrices d'énergie ou “Passiv'Haus”. Aussi, nous voulons également établir l'état des lieux des techniques favorables au développement durable, disponibles ou en devenir dans ce domaine. Là aussi, il convient de produire de l'énergie propre, mais la meilleure énergie étant celle que l'on ne consomme pas, il faut que le bâti soit lui-même respectueux de l'environnement, économise l'énergie et la rationnalise au maximum.

AE : Cette approche ciblée sur la construction environnementale et le développement durable, n'induit-elle pas un changement d'échelle ?
AW :
Il est vrai que nous sommes sur des enjeux d'économie énormes. Le bâtiment représente plus de 40 % des consommations intérieures d'énergie, il est donc en parfaite synergie avec le Salon des ENR. Sur le salon proprement dit, nous souhaitons plus fortement mettre en avant le volet emploi et la formation. Ce salon doit aussi constituer un lieu fédérateur par rapport à cette problématique. Dans un pays qui compte un pourcentage non négligeable de ses ressortissants à la recherche d'un emploi, un secteur d'avenir est synonyme de gisements potentiels, de formations intéressantes et de filières très porteuses qu'il faut faire connaître. Les expériences en Allemagne et dans d'autres Etats européens le prouvent, qui ont su créer de nouveaux postes grâce à ces marchés. Parfois affublé d'une image vieillotte, le bâtiment au sens large ne s'avère pas forcément très bien identifié en termes de besoins en la matière. Qu'il s'agisse de postes d'installateur jusqu'à des techniciens supérieurs ou d'ingénieurs, il y a toute une palette d'emplois à développer ou à inventer et que nous voulons valoriser.

AE : Et au niveau des exposants, pensez-vous que certains maillons manquent à la filière ?
AW :
Nous aurions voulu approcher davantage les biocarburants car les enjeux liés au transport sont également énormes ! De même, les développements de la petite hydraulique - un peu moins présente à Paris - vont se concrétiser sur Lyon. Tout ce qui est connexe à l'analyse énergétique d'une façon générale, les thermographies, études, conseils, logiciels, etc, constitue un réel potentiel de développement. Notons que cette édition 2006 a vu la mise en place d'un volet finance qui n'existait pas à Lyon au niveau des ENR, avec des produits adaptés à destination des entreprises, du tertiaire et du grand public. Nous tenons à garder cette alternance entre Lyon et Paris, probablement toujours avec cette petite différence sur les exposants et le visitorat.


* La 5ème édition du Salon des Energies Renouvelables aura lieu à EUREXPO LYON, du 14 au 17 février 2007.
1/ Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment
2/ Fédération Française du Bâtiment
3/ Pour Haute Qualité Environnementale

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