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Actu-Environnement

La menace du changement climatique arrivera-t-elle à transcender les clivages politiques ?

Pour que le changement climatique soit au cœur des prochaines élections, deux députés, Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-Yves le Déaut ont invité responsables politiques, industriels, institutionnels et experts autour d'une journée sur ce thème.

Gouvernance  |    |  Carine Seghier Actu-Environnement.com
La menace du changement climatique arrivera-t-elle à transcender les clivages politiques ? C'est en tout cas le souhait de deux députés, Nathalie Kosciusko-Morizet, députée de l'Essonne (UMP) et Jean-Yves le Déaut, député de Meurthe-et-Moselle (PS), respectivement rapporteur et président de la mission d'information de l'Assemblée Nationale sur l'effet de serre.

Après avoir rendu public en avril dernier, un rapport* qui a mobilisé 31 parlementaires de toutes sensibilités politiques, les deux députés tentent aujourd'hui de sensibiliser le maximum d'acteurs à ce problème et ont pour cela décidé de prolonger leur collaboration en rassemblant, à Paris aujourd'hui, les principaux décideurs politiques, administratifs et industriels aux côtés des économistes et chercheurs en pointe dans ces domaines. Les députés, membres de la mission parlementaire, […] partageons une même conviction, le changement climatique constitue la plus grande menace du XXIe siècle, souligne Jean-Yves le Déaut.

Rappelons en effet qu'au cours du dernier siècle, la température moyenne de la planète s'est élevée d'environ 0,6°C et celle de l'Europe de plus de 0,9°C. Les effets des changements en cours sont déjà perceptibles notamment en France, sur les précipitations, les périodes de sécheresse, l'enneigement et les glaciers, les peuplements forestiers, la biodiversité. Les prévisions des scientifiques tablent pour la fin du XXIe siècle sur une hausse des températures de 2 à 6 degrés, voire plus. Les scénarios les plus pessimistes du groupement International d'Etude sur le Climat (GIEC) montrent que les hausses de températures pourraient atteindre près de 5 degrés d'ici la fin du siècle en France.

Partant de ce constat, Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-Yves le Déaut considèrent que la problématique du changement climatique doit s'inscrire au cœur des thèmes prioritaires de la campagne présidentielle. Ces deux députés en appellent à des choix politiques courageux et rapides sur le plan de l'adoption d'un nouveau modèle énergétique. Le changement climatique est déjà engagé. La lutte contre l'effet de serre s'impose par là même comme le défi majeur du XXIème siècle que nos sociétés ont à relever dès maintenant, car dans ce domaine la fatalité n'est pas de mise, avaient-t-ils indiqué lors la restitution des conclusions et des propositions très concrètes contenues dans le rapport final de la mission.
Ainsi, au-delà du débat et de la réflexion prospective, l'objectif revendiqué de cette rencontre etait de se positionner sur le terrain de l'action en laissant une large place aux préconisations en termes de leviers d'actions et de mesures à mettre en place au plus vite. Il est encore temps d'éviter le pire sur le front des catastrophes climatiques annoncées à condition d'agir sans délai. L'heure n'est plus au constat mais bien à l'action.

Alors que ces questions devraient en toute logique figurer au premier rang des débats des prochaines échéances électorales, les deux députés, dont l'action est véritablement à saluer d'autant plus qu'ils sont de bords politiques différents, semblent bien isolés dans leurs camps respectifs :

Le plan Borloo n'a finalement pas repris les logements sociaux HQE et personne ne sait véritablement quand le plan climat 2006 doit sortir. Quant au projet de programme du Parti socialiste pour les élections de 2007 présenté le 9 juin dernier, le Réseau Action Climat-France et les Amis de la Terre le jugent bien pauvre en matière d'environnement et catastrophique sur la question du changement climatique. Alors que les élus de 2007 auront la charge de mettre en oeuvre les engagements pris dans le cadre du Protocole de Kyoto et de négocier les futurs engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serres pour l'après 2012, l'un des principaux partis prétendant au pouvoir a décidé de passer sous silence le réchauffement climatique, explique Benoît Faraco du RAC-F.
Soulignant que certaines mesures vont dans le bon sens (développement des transports en communs et l'intégration d'une composante énergie dans une taxe générale sur les activités polluantes), ils soutiennent qu'elles restent malgré tout largement insuffisantes. Lassés de voir les gouvernements successifs mettre de côté les questions climatiques, le RAC-F a décidé de proposer dix mesures simples à mettre en œuvre dès 2007 pour obtenir une véritable politique française de lutte contre le changement climatique. Par ailleurs, le RAC-F suivra de près les programmes électoraux des partis, grâce à un observatoire, pour informer les citoyens sur les propositions des différents candidats. La rédaction des projets des divers partis politiques est l'occasion pour les candidats de prendre des engagements forts pour protéger le climat. Il n'est aujourd'hui plus possible de prétendre sérieusement exercer des responsabilités politiques sans prendre position sur les thèmes du climat et de l'énergie, souligne Sandrine Mathy du RAC-F.


*https://www.actu-environnement.com/ae/news/1659.php4

Réactions18 réactions à cet article

 
Re:Merci à vous.

bonsoir,
cela fait longtemps que nous ne pouvons plus faire confiance aux deux principaux partis politiques français,qui nous ont toujours abreuvés de belles promesses!!!!!Mme Lepage y arrivera-t-elle ?
Je crois plutôt qu'il faudra aller voir du coté des financiers et entre autres , des assureurs et réassureurs qui voient leur rentabilité sérieusement diminuée.

kine
 
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L'avenir de l'homme

Le problème, selon moi est que nous sommes de plus en plus nombreux a vouloir se partager une "énergie" de plus en plus rare donc de plus en plus chère. Les dirigeants politiques de tous pays devraient mener une action commune d'envergure, mais chaque terrien a sa part de responsabilité.
Chacun peut faire un ou plusieurs gestes pour l'environnement mais si la population mondiale croît toujours ainsi je suis guère optimiste pour mes enfants et alors pour mes petits enfants .....

touts | 21 juin 2006 à 11h57
 
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6, 8, 10 milliards ??

Vous touchez du doigt une vraie question d'avenir.
L'espèce humaine doit-elle croître sans cesse au détriment inévitable d'autres espèces ?

Les droits que l'on s'octroie peuvent-ils nous qualifier de créature la plus évoluée du monde vivant ?

Fragued | 21 juin 2006 à 12h40
 
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Il faut y croire

Je veux comprendre votre pessimisme sur l'avenir de la planete et de l'espèce humaine. Mais il ne faut pas oublier que si aujourd'hui nous avons un problème d'énergie et de changement climatique, c'est parce que l'homme a initié un choix industriel (le pétrole et autres cousins fossiles) qui va vers sa limite de finitude de la ressource. L'énergie, elle, n'est pas une ressource, elle existe et peut être manipuler sous diiférentes formes et option techniques (et morale). L'homme a l'intelligence (dans le sens cacapcité) de détruire son environnement c'est vrai, mais il peut aussi avoir la capacité (dans le sens intelligence) d'assurer les conditions de son existence à long terme. Il faut avoir envie de croire à ce siècle qui arrive, ne serait ce que pour nos enfants. Les ENR, c'est possible et ça marche pour peu que l'on créé les conditions de pertinence économique et technologique. Il faut y croire, convaincre, se battre et agir. Le CC est aujourd'hui irréversible, nous perdrons des gens en route, c'est certain, mais nous n'avons pas le choix, il faudra s'adapter.

djamiroquai | 21 juin 2006 à 13h23
 
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Re:Il faut y croire

Je suis d'accord... il est clair que l'optimisme est une de nos forces, alors il ne faut pas le perdre!! meme si il faut également rester réaliste, et agir dès maintenant...
Mais peut-être que les perturbations qu'entraineront les changements climatiques sur l'environnement de vie de l'Homme, l'obligeront à agir tous ensemble et dépasser les conflits géo-politiques! Il est clair qu'il y aura surement beaucoup de dégats (malheuresement principalement les pays en voie de développement) mais c'est peut-être le seul objectif commun qui pourra réunir tous les Hommes sur Terre (au delà des croyances religieuses, économiques, culturelles....).

greendays | 22 juin 2006 à 10h53
 
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Re:6, 8, 10 milliards ??

Une vraie question.....
mais la nature de rééquilibrera t'elle pas les choses?? épidémies, catastrophes naturelles.. pas tres gai...
la seule solution pour continuer a maintenir la stabilité des écosystèmes sur Terre en étant 100 milliars d'êtres humains, développer la vie sur d'autres planètes! la c'est un autre défi!

greendays | 22 juin 2006 à 10h59
 
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déclinaison sur tous les plans

Il serait bon de décliner la menace du changement climatique dans les plans de déplacements mis au point par les cabinets de conseil pour les collectivités publiques.

pierre | 22 juin 2006 à 11h02
 
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Re:L'avenir de l'homme

bonjour!
oui pour pour amener les acteurs de ce monde à refléchir à une action commune de grande envergure
une action ce cet ordre pourrait concener un reboisement de grande echelle par le moyen de la technique des puits de carbone à exploiter écologiquement et économiquement dans une perspective de durabilité
association reboiser le sahara A+

daoud | 22 juin 2006 à 12h05
 
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Re:Re:6, 8, 10 milliards ??

bonjour!

pour le rééquilibre de la vie sur terre pour quoi aller chercher une autre planète alors que des espaces exixte sur notre très chere pourquoi ne pas tenter de reboiser à grande echelle par le moyen de la technique de puits de carbone
association reboiser le sahara A=

daoud | 22 juin 2006 à 12h15
 
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Merci à vous.

Ces 2 députés sont bien seuls... c'est le sort de ceux qui ont raison trop tot..... alors que les autres préparent encore la guerre précédente.
Asssemblée nationale : loi sur l'eau : hydroélectricité :connait pas sauf pour réduire et taxer.... (que deviendront les poissons sans eau?)
Salon Energies renouvelables absence totale de l'hydro-énergie : une filiére cassée en France (ceux qui restent vont se battre à l'étranger). pourtant la production la plus importante et de loin.
Promotion du chauffe eau solaire trés bien mais quand meme trés marginal.
Les éoliennes, gros potentiel malgré quelques limites, mais traitées par certains comme le mal absolu.
En continuant, nous réservons un avenir trés "brulant" à nos descendants..... sauf si, comme l'envisagent certains commentaires... une catastrophe, a réglé avant le probléme !!!!! plus d'habitants plus de probléme à résoudre : cqfd!
Qui expliquera que rien n'étant parfait, il FAUT SAVOIR FAIRE DES CHOIX hors des clivages et des lobby's ?
Bon courage à nos 2 députés, qu'ils se rassurent nous sommes plus nombreux à les suivre que ne le croient leurs collégues !

gece | 22 juin 2006 à 12h18
 
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Re:Il faut y croire

bonjour!
l'initiation du choix industrielle
ne pensez-vous pas qu'il faille prendre la vie sur terre du bon coté notamment avec les aspects négatifs de l'industrie sur les effets ecologiques destructeurs ce que l'homme est entrain de détruire il appartient à l'homme de faire en sorte que cette destruction cesse mais également cet homme doit mobiliser les acteurs de ce monde pour tenter de rétablir les équilibres des écosystèmes
pour notre association il a été proposé le reboisement à grande echelle par le moyen de la technique de puits de carbone dans une perspective de developpement durable
aidez-nous à faire admettre cette idée
merci A+

daoud | 22 juin 2006 à 12h31
 
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Re:Re:Il faut y croire

L'industrie est certainement le secteur d'activité anthropique qui a réalisé le plus d'amélioration ces dernières décénnies.. c'est le premier secteur a avoir été encadré par une réglementation forte... il est clair que ces efforts doivent continuer, néanmoins les principaux axes de progrès aujourd'hui résident dans les modes de déplacement (de personne et de marchandises) et l'habitat....
pour ce qui est de vouloir refaconner la surface de la Terre, je pense vraiment pas que ce soit une solution très "naturelle" et durable..... il y a beaucoup d'efforts a fournir de la part des secteurs politiques et financiers dans les pays industrialisés et en voie de développement, ne perdons pas d'énergie pour allez vers des solutions utopistes et sans intérêt immédiat (je veux dire pour les centenaires à venir....)

greendays | 22 juin 2006 à 14h40
 
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bravo

c'est exactement cela que l'on attend des politiques: qu'ils parlent des vrais problèmes de l'avenir et qu'il ne se contentent pas d'en parler....qu'ils agissent, urgemment!
Je suis prête à participer à l'action.

LN | 25 juin 2006 à 20h00
 
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Re:Re:Il faut y croire

Je crois que vous oubliez une donnée du problème, à savoir la fin du pétrole bon marché.
Du coup je ne suis pas de votre avis quant au fait que les dégâts risquent d'être plus forts du côté des "PVD".
Ce sont les sociétés les plus "pétro-dépendantes" qui risquent le plus gros, non ? Et puis la classification "PVD" existe-t-elle sans le pétrole à bas coût ? Pays en voie de développement vers quoi ?
Pour moi la seule échappatoire réside dans les concepts de partage et de sobriété bien loin de ceux qui gouvernent notre société de gaspillage, là est mon optimisme : dans la possibilité que ces principes finissent par apparaître comme évidents à toutes et à tous.

manu | 26 juin 2006 à 12h58
 
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Re:Merci à vous.

bonjour!
si ces deux députés sont bien seul comme vous le dites, demain ils seront très nombreux
commencez par vous y joindre à leur appel!
pour notre association nous sommes de tout coeur avec eux!

DAOUD | 27 juin 2006 à 18h41
 
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Re:Il faut y croire

bonjour!
se focaliser sur les problèmes d'enérgie, peut servir des intérêts immédiats mais prendre à coeur ceux qui préoccupent la sauve garde de notre planète est meilleurs!
c'est vrai que le chemin est long, les efforts humains nécessaires, les hommes lorsqu'ils le veulent ils peuvent engendrer le "mouadjiza"
bien à vous!

DAOUD | 27 juin 2006 à 18h49
 
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Re:Re:Il faut y croire

bonjour!
agir tous ensemble oui
pour notre association l'action première c'est d'abord une campagne de grande envergure de sensibilisation au tour de nos nos préoccupations pour la sauvegarde de la planète dont les risques majeurs de nos jours c'est les changements climatiques
sensibilisons pour amener les décideurs à réfléchir aux problèmes et les faire prendre en charge les préoccupation pour la sauvegarde

DAOUD | 27 juin 2006 à 18h56
 
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Re:6, 8, 10 milliards ??

bonjour!

bien que la présente réaction vient avec un peut de retard, soit:
si l'on se réfère au projet de conclusions des scientifiques mondiaux de la rencontre de Paris, il y a de quoi s'en inquiéter
mais pour nous les scientifques qui suivent l'évolution du réchauffement de la planète ne semblent s'occuper que d'un aspect de la question car n'ont pas pris en compte la question inhérente au rétablissement de la forestation dont les superficies ont subit de très graves imoragies
(voici quelques milliers d'années le Sahara Africain était un espace boisé - la savane se référer aux gravures rupestres -
donc la question du reboisement du sahara n'est pas autre chose que le rétablissement du sahara dans sa nature originelle
de plus son reboisement ne peut-il pas contribuer à la sequestration du co2 ce qui viendraiten complément aus mesures des diminutions des émanations des ges et dont le protocole de kyoto aurait pris en charge
aussi aider nous à faire prendre les décisions tendant à faire reboiser le sahara dans la perspective du rétabilssement des équilibres naturels

Anonyme | 28 janvier 2007 à 17h19
 
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