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Actu-Environnement

Les scientifiques réunis à Tunis proposent des mesures pour aider à contenir la désertification

Réunis dans le cadre de la conférence internationale sur « l'avenir des terres sèches », plus de 300 experts ont adopté la Déclaration de Tunis pour promouvoir le développement durable dans les zones arides et lutter contre la désertification.

Biodiversité  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com
En début de semaine et pendant trois jours, 300 experts et décideurs se sont réunis à Tunis pour la conférence internationale sur l'avenir des terres sèches. Inaugurée par le ministre tunisien de l'Environnement et du Développement durable, Nadhir Hamada, cette conférence est le principal événement de l'année internationale des Nations Unies dédiée aux Déserts et à la Désertification.
Dès l'ouverture de la conférence, les participants ont demandé aux dirigeants politiques de mettre en œuvre au plus tôt les solutions techniques existantes pour endiguer l'inquiétante avancée des déserts et ses conséquences économiques, sociales et humaines. Pour Hama Arba Diallo, secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD), des solutions techniques existent et les connaissances sont disponibles pour le bénéfice du plus grand nombre. Pourtant dix ans après l'entrée en vigueur d'une Convention de l'ONU sur la lutte contre la désertification, on n'a que très peu avancé et Hama Arba Diallo déplore que l'avenir des terres arides ne soit pas mieux appréhendé par les acteurs et décideurs concernés.

Pendant les trois jours de conférence, tous les participants provenant des zones arides du monde entier ont fait le point sur les connaissances des terres arides et semi-arides et de leur avenir afin d'élaborer des propositions pour préserver ces écosystèmes particulièrement vulnérables. Leur réflexion a abouti à l'élaboration et à l'adoption de la Déclaration de Tunis sur les recherches à mener en priorité en vue de promouvoir le développement durable dans les zones arides et de lutter contre la désertification. Parmi les domaines de recherche considérés comme prioritaires par la Déclaration, on peut citer : l'interdépendance et la conservation de la diversité culturelle et biologique, la gestion intégrée des ressources en eau, l'identification de moyens d'existence durables pour les habitants des zones arides, les énergies renouvelables convenant au développement des terres sèches, la gestion des catastrophes naturelles et de celles causées par l'Homme et le coût de l'inaction en matière de dégradation des sols.
Dans son discours de clôture, Walter Erdelen, Sous-Directeur général pour les Sciences de l'UNESCO, a déclaré qu'il espérait que la Déclaration constituerait pour la communauté scientifique et les décideurs un grand pas en avant sur la route commune vers la promotion du développement durable dans les zones arides et vers les objectifs du Millénaire.

L'enjeu du développement des terres arides est évident quand on sait que la désertification menace plus du tiers de la surface de la Terre, qu'elle affecte directement la vie de plus de 250 millions d'êtres humains et en menace 1,2 milliards d'autres dans 110 pays. Parmi les personnes affectées dans l'Afrique sub-saharienne, on estime que 60 millions se déplaceront vers l'Afrique du Nord et l'Europe d'ici 2020.
L'impact économique est également considérable. Les pertes agricoles du fait de la sécheresse et de la désertification sont estimées à 42 milliards de dollars par an. Et 2,4 autres milliards de dollars sont dépensés chaque année pour combattre la dégradation des sols. Les experts pensent que le problème est susceptible d'empirer.

Le prochain rendez-vous est prévu en octobre 2006 en Algérie où un sommet réunira les chefs d'État et de gouvernement sur ce thème.

Réactions9 réactions à cet article

 
plus de dix ans!

Même si "the UN Convention to Combat Desertification" (UNCCD) a été adoptée en 1994 (dans la foulée de la conférence de Rio en 1992) et mise en vigueur seulement en 1996 , le sujet et les plans pour combattre la désertification ont plus de dix ans. Par exemple, l'ONU avait déjà adopté un plan pour combattre la désertification en 1977.
On ne devrait donc pas être dans une phase où l'idée a juste pris naissance et va se développer à son rythme jusqu'à une autre réunion dans quelques mois en Algérie (qui donnera certainnement lieu à des rapports de bonnes intentions), mais dans une phase de totale mise en place des plans et de constat des bons résultats (pas de l'échec).
Espérons que les conventions, l'ONU et les politiques aient une efficacité totale pour mettre en place des plans dans les régions concernées déjà parfois en conflits politiques.

PhB | 29 juin 2006 à 14h17
 
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Figuier de barbarie

Ayant vécu au Maroc et faisant la route du Mali par ce pays et la Mauritanie, je pense qu'il serait souhaitable de planter des figuiers de barbarie en Afrique du Sahel dans certaines zones plus ou moins "humide".

C'est une plante rustique qui vient du Mexique, 3 avantages : son fruit, ses raquettes servant à l'alimentation du bétail, elle fixe les sols et se reproduit seule.
J'en ai vu quelques pieds à Agadez au Niger,
Qu'en pensez vous??

gg | 29 juin 2006 à 14h24
 
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Re:plus de dix ans!

Bien d'accord, en 10 ans, il semblerait que les choses auraient pu avancer, Que faut-il faire pour obtenir des résultats.

Je suis certain qu'il existe un potentiel énorme chez les particuliers pour développer cette lutte;
Voir mon message

Gérard de Montpellier

gg | 29 juin 2006 à 14h27
 
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Désertification et Changement Climatique

N'oublions pas le contexte actuel.
Dans le cadre du Protocole de Kyoto, les projets MDP (Mécanisme de développement propre) invitent nos "pollueurs" gros émetteurs de GES (GAz à effet de Serre) à compenser leur contribution aux émissions nationales en investissant dans des projets de plantations (par ex) d'essences de plantes susceptible de fixer annuellement ce qu'ils émettent aux cours de leurs activités industrielles. Un exemple de projet a consisté à planter des essences d'arbres de type eucalyptus malheureusement transgéniques.
Maintenant, pour éviter à terme de telle gageure, on pourrait imaginer des projets de type gagnant-gagnant avec la création de valeurs ajoutées plus conséquentes que la simple production de bois.
L’idée des figuiers de barbarie peut en être une en effet.
D’autres opportunités existent, comme l’usage de plantes productrices de graines à huile qui pourraient alimenter les transports des PED (Pays en Voie de Développement)

Il est urgent dans ce même cadre de penser le reboisement sur les zones « sensibles ». Du bois de type arbustes pour la pousse rapide et la formation de haies aux multiples usages (suivant les essences choisies) et former des bocages qui ont de multiples vertus (parc pour des animaux domestiques, biodiversité, bois énergie) et des reconstructions d’écosystèmes forestiers, qui contribuent à l’humidification de l’air qui est source de 60% voir plus de l'humiditer qui contribuent à la formation des pluies locales .

Là nous avons des pistes qui répondent au triptyque du développement durable et avec des sources de financement pour les initier.

empêcheur de tourner en rond | 29 juin 2006 à 21h57
 
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Re:Désertification et Changement Climatique

bonjour!
votre réaction aux répépliques sont intéressantes si celles ci pourraient être complétées par la nécessité d'un reboisement digne d'intérêt dans la mesur où il faut le lier uax problèmes du réchauffement de la planète et les conséquences engendrées par les dérèglements climatiques
le reboisement selon la technique des puits de carbone serait une des solutions les plus indiquées pour lutte conte la désertification certe mais aussi pour récuperer des espaces dégradés depuis des siècles
la conférence de Tunis n'a-t-elle pas conclue: des solutions techniques existent et des connaissances sont disponibles?
ne pensez-vous que les volontés des sociètés civiles peut infléchir les décideurs en vue de la prise en charge des préoccupations des associations civiles mobilisées dans la lutte contre les dégradations enregistrées de nos jour?

reboisement | 05 octobre 2006 à 13h48
 
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Re:Figuier de barbarie

bonjour!
oui les figues barbaries mais comment leur assurer la survie ne faut-il pas les arroser au départ? et la suite

reboisement | 05 octobre 2006 à 13h52
 
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Re:Figuier de barbarie

Nous en recherchons depuis des années pour les introduire au Burkina et impossible de trouver les contacts pour obtenir des variété inermes (sans épines).
Ferme Pilote de Guiè/Burkina

Ferme Pilote de Guiè/Burkina | 05 octobre 2006 à 14h09
 
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Re:plus de dix ans!

bonjour!
l'onu a adopté le plan pour combatre la désertification en 1977 et c'est vingt an après que celui ci aurait connu un début de mise en oeuvre!
ne pense-t-on pas que ces "plans" lutte conte l'avancé du désert ou plntation de figues barbaries semblent mal adapté à la nature des problèmes posé?
ne pensez-vous pas également que la lutte contre la désertification doit intimement liée à la qustion du réchauffement d" la planète et les changements climatiques?
les mécanismes de développement propre créés par le protocole de Kyoto ne se sont intéressés qu'au captage des ges et leur injection dans les entrailles de la terre sans se préoccuper des reboisements à la mesure de la compléxité du probmème
nous disposons de document sur la question écrivez-nous merci

reboisement | 05 octobre 2006 à 14h10
 
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Re:Re:plus de dix ans!

bonjour!
a M Gérard de Montpelier
prière m'adresser votre message que je n'ai pu lire
remerciements reboiserlesahara@yahoo.fr

reboisement | 05 octobre 2006 à 14h14
 
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