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Enquête respiratoire à Paris: 3.500 bébés sous l'oeil des médecins

Les maladies respiratoires font l'objet à Paris d'une enquête sans précédent en France avec le suivi durant six ans de 3.500 bébés pour évaluer l'impact des facteurs environnementaux sur le déclenchement des ces pathologies.

Risques  |    |  Actu-Environnement.com
Adjoint (PCF) de Bertrand Delanoë chargé de la santé, Alain Lhostis a présenté jeudi à la presse cette enquête pilotée par la mairie avec l'Université Paris V, sous la coordination du Pr Isabelle Momas, de la cellule épidémiologique de la Ville de Paris.

La mise en place de cette ''cohorte'' de bébés - dont les parents sont volontaires - constituera un ''observatoire de l'histoire des premières années'' des petits Parisiens, selon lui.

L'étude transpose en France des enquêtes menées aux Etats-Unis, en Allemagne, Suède ou Grande-Bretagne.

La mairie de Paris, a précisé M. Lhostis, entend contribuer à la lutte contre ''l'inquiétante progression des problèmes respiratoires'' observée depuis les années 70: doublement en 10 ou 15 ans des pathologies allergiques.

Ainsi, selon les données présentées à l'Hôtel de Ville (enquête ISAAC), l'asthme représente la plus fréquente des maladies infantiles chroniques (7% des enfants touchés en France).

Une étude, menée en 1998 par les services sociaux de la mairie auprès d'un échantillon aléatoire de 3.000 petits écoliers du primaire, avait montré que 11% présentaient une symptomatologie respiratoire.

Autre chiffre alarmant: en hiver, l'hôpital Robert Debré peut recevoir jusqu'à 350 enfants par jour pour cause de bronchiolite, selon M. Lhostis.

Quelle est la part dans la croissance de ces phénomènes des facteurs génétiques et des facteurs environnementaux ? C'est tout le sujet de cette étude qui permettra d'examiner l'exposition des petits enfants à l'ensemble des facteurs de risques suspectés: pollution atmosphérique, tabagisme passif, humidité du domicile, systèmes de chauffage et de ventilation, matériaux d'isolation...

Les bébés sont recrutés dans quatre maternités parisiennes dont trois relevant de l'AP-HP: rive droite (Tenon XXème, Rothschild XIIème) et rive gauche (Necker VIIème, Institut mutualiste Montsouris XIVème). Ce choix permettra d'assurer une diversité des expositions environnementales, notamment à la pollution automobile.

Le recrutement (150 enfants sont déjà en piste) s'étalera sur 21 mois. L'examen commence dès la naissance (histoire de la grossesse, antécédents familiaux...). Puis le recueil des données se fera au fil de dix questionnaires remplis par les parents et deux bilans cliniques à 18 mois et 6 ans, pris en charge par la CPAM.

Par ailleurs des données atmosphériques sur les endroits où vivent et où sont gardés puis scolarisés les jeunes enfants seront fournies par AIRPARIF.

L'enquête - (d'un coût de 2,684 millions d'euros essentiellement par mobilisation de moyens existants) aboutira en 2011. Mais un bilan intermédiaire en sera tiré dans 18 mois.

Source : AFP

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