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La protection des récifs coralliens est inégale à l'échelle mondiale

Des travaux de l'université d'Auckland et de l'IRD montrent que seulement 2% des récifs coralliens se situent dans des lieux qui répondent aux exigences de protection. L'étude met en cause le réseau des aires marines protégées.

Biodiversité  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
Les coraux résultent de la symbiose de petits animaux, les polypes, et d'algues. Ils fixent du calcaire, formant ainsi d'immenses colonies qui comptent aujourd'hui parmi les écosystèmes les plus menacés au monde. Les principales menaces auxquelles ils sont exposés relèvent du changement climatique (blanchiment des coraux, élévation du niveau de CO2), des pressions exercées directement par l'homme (surpêche, sédiments liés à la déforestation, rejets d'engrais et de produits chimiques) et de la dimension humaine de façon plus générale (pauvreté croissante et démographie, manque de moyens de gestion de certains pays, faible volonté politique). Or, ces récifs sont précieux et abritent une biodiversité unique. La pêche y est fructueuse et représente un apport essentiel aux habitants vivant à proximité. De surcroît, les récifs constituent des barrières naturelles protégeant les côtes des cyclones et des tsunamis comme l'a démontré l'Union Internationale de Conservation de la Nature (UICN) suite au tsunamis de l'Océan Indien de 2004. C'est pourquoi, ils font l'objet d'une protection à travers les Aires Marines Protégées (AMP) qui visent à limiter l'impact des activités humaines.

Alors que l'efficacité de ces zones protégées pour la conservation de la biodiversité corallienne fait l'objet de nombreuses études spécifiques au niveau local, l'Université d'Auckland en Nouvelle-Zélande, avec l'aide de plusieurs institutions internationales, s'est penchée sur la situation au niveau mondial. Elle a donc réalisé une étude dont les résultats ont été publiés dans le magazine Science afin de vérifier que les objectifs de conservation émis par les instances internationales qui exigent 20 à 30% des récifs mondiaux sous protection en 2012, soient bien respectés et justifiés.
Pour cela, des bases de données à grande échelle ont été constituées : répartition géographique et efficacité des AMP, étendue des récifs coralliens… Au total ce sont plus de 980 aires marines protégées qui ont ainsi été répertoriées, classifiées et étudiées. Au regard des premiers résultats, il apparaît que ces AMP couvrent 98.650 km2 de récifs coralliens soit 18,7% de la superficie totale des habitats récifaux.
Cette base de donnée prend également en compte divers types d'espaces protégés, selon les objectifs et les procédures de gestion qui leur sont associés. Ainsi, sur l'ensemble des récifs coralliens du monde soit environ 527.000 km2, 5,3 % sont situés dans des réserves marines où la pêche est autorisée, 12 % dans des réserves polyvalentes acceptant la pêche, les activités récréatives et la recherche, et 1,4 % seulement dans des réserves strictes où tout prélèvement est interdit.
Par ailleurs, en considérant le taux de braconnage comme un indicateur indirect de la gestion de ces aires marines, les chercheurs constatent que sur les 1,6 % des récifs coralliens dans le monde théoriquement protégés contre toutes activités illicites, moins de 0,1 % sont réellement exempts de toute exploitation.

L'étude révèle également que l'efficacité des mesures de gestion varie d'un pays à l'autre, mais elle est particulièrement faible pour des zones à forte diversité corallienne comme la région Indo-Pacifique ou les Caraïbes. En Australie, 69 % des récifs coralliens sont strictement préservés contre 7 % dans le Pacifique central et l'Océan Indien ouest et seulement 2 % dans l'Océan Indien central.

En étudiant plus précisément la taille des aires marines protégées, les chercheurs ont démontré leur inadéquation. Il est maintenant établi que la capacité des coraux à revenir à un état initial après une perturbation des récifs coralliens dépend de l'organisation de l'écosystème, par exemple la présence de poissons herbivores et de leurs prédateurs. La mise en réserve protège localement les organismes marins de la pression de pêche. Cependant, ces populations sont souvent caractérisées par des mouvements migratoires qui exposent juvéniles et adultes au risque de pêche hors des limites des réserves. Certains poissons ont parfois des territoires de plusieurs kilomètres carrés. Des réserves d'une superficie inférieure à 1 ou 2 km2 (soit 40% des AMP) ne peuvent donc prétendre exercer une protection suffisante pour plusieurs groupes fonctionnels clés. Ainsi les chercheurs préconisent une taille critique minimum de l'ordre de 10 km2.
Compte tenu de ces critères de taille et d'isolement des AMP ainsi que de la répartition des récifs coralliens dans le monde, la constitution d'un réseau d'aires marines protégées, qui comporterait des réserves de 10 km2 chacune, distante d'une quinzaine de kilomètres, impliquerait la création de plus de 2.500 nouvelles AMP. Ceci correspondrait à une protection plus optimale de 25.590 km2 de récifs, soit 5 % des récifs coralliens dans le monde, ce qui reste encore loin des objectifs énoncés en 2002 lors du sommet mondial sur le développement durable : 20 à 30 % des écosystèmes majeurs à protéger d'ici 2012.

Réactions1 réaction à cet article

 
j amrai bcp trvé un emplois pr protéger se domaine

Comme je peux le remarqué , peux de monde se bouscule sur se genre de site !! l ecosysteme ! "bla bla bla et tout se donc ou l on n en n est chacun responsable !
voila ma reaction ! (moi je joue avec la terre sur google earth !!!!)fabuleux ! sans poluer !! les recifs , des kilometres a proteger !

Mr , Mdme, l equipe? ? vous devez etre certainement tres bien renseigné et tres bien organisé avec de valeurs moral , pour avoir realisé l actu de l environement ! je decouvre se site (guadeloupe)et le reste du monde
alors sur cette visite et comme j en n ai l occasion , j aimerai y deposer une candidature a ma maniere une reaction )!!!! j espere q une personne bien placé et soucieux de m aidé me lira !
je souhaite revenir en guadeloupe m installé pret de ma tante a sainte rose , et comme le petit titre l indique , j aimerai y trouvé un emplois qui me rapporte suffisament pour m y loger, me nourirre, frais de vehicule, carburant ,et des billet pour faire venir ma petite fille de belgique me voir !et moi venir et voir a l avenir pour quelle puisse y venir ,vivre avec moi ! , une vie simple ! (comme un francais !)
je cherche un emplois dans le domaine de la protection marine,le montage pour l energie,la sauvegarde animaliere , analyse des eaux, prelevement,securité public,l infrastructure touristique ,visé le propre en guadeloupe!la securité, faire une iles emblemathique a l exemple d envirronement !pour la propreté zone verte aussi ! je vise un secteur de maintenance qui n aurai pas de critere de recherche trop pointu,trop exigé ,(j ai 30an) qui pourrais me confier bcp de tache planifiée avec des qualités de m apprendre sur le terrain en faire un agent environnementale, je voudrais y suivre formation ,un stage en guadeloupe suplementaire , sur place !, avoir un vrai travail dans se domaine !
je vis en belgique a la campagne tres loin des centres villes ,et de bxl , j ai 30 ans,j ai vecu en gudeloupe juste avant le cyclone qui avait devasté tout la partie pointe, j ai de l experience dans le domaine des entreprises en general , moderne au norme europeene! j ai le contrat d embauche fourni par la securité social de belgique,
j ai eu quelque bon travail dans quelque domaine!
mais pas de CDI ! !!
ma recherche est dans l apnée !!! en se moment : l intenet est telement grand tellent de vrai et de faux!!!tellement ecrire aussi!
L equipe toute mes esperance se porte sur le domaine de la maintenance ecologique? SUR VOTRE ACTIVITE
si vous trouvez quoi que se sois qui pourrais me ressemblé ,ME RENDRE UN PAPA PLUS HEUREUX , et y en gagné sa vie , contacté moi ; faite moi signe
stratus006@hotmail.com
tel 32.GSM 0477.39.38.61
rue du noly 49, la bruyere,5081 belgique

guadeloupe | 28 août 2006 à 17h48
 
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