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Actu-Environnement

''La collecte des lampes doit être associée à une information objective des consommateurs''

Depuis juillet 2005, le décret n° 2005-829 transpose en droit français deux directives européennes relatives au recyclage des DEEE et à la réduction de certaines substances dangereuses. Hervé Grimaud, directeur général de Récylum, éco-organisme responsable des lampes usagées précise les incidences en matière d'éclairage pour actu-environnement.com.

Interview  |  Déchets  |    |  Carine Seghier  |  Actu-Environnement.com
   
''La collecte des lampes doit être associée à une information objective des consommateurs''

   
AE : En matière d'éclairage, quels sont les produits concernés par le décret du 20 juillet 2005 ?
HG :
Le décret DEEE couvre toutes les lampes à l'exclusion des ampoules à filament (ampoules classiques, halogènes, linolites …).
Les ampoules à filament, pour lesquelles le recyclage ne se justifie pas, doivent donc être éliminées avec les déchets ménagers banals. Mais, elles ne doivent en aucun cas être déposées dans les conteneurs de collecte du verre d'emballage, car elles compliquent son recyclage.
Les lampes à recycler sont donc toutes les autres sources lumineuses, principalement les lampes à décharge (tubes fluorescents, lampes fluo compactes, lampes sodium et autres halogénures métalliques, …), et accessoirement les lampes à diodes électroluminescentes (LED ou Del).
Les lampes concernées par la collecte sélective mises sur le marché depuis le 13 août 2005 doivent toutes être marquées du logo « poubelle barrée » signifiant qu'elles ne doivent pas être mélangées avec les déchets ménagers banals.
Les lampes mises sur le marché antérieurement ne comportent donc pas toutes ce marquage. Récylum communiquera aux utilisateurs des astuces simples pour différencier les lampes concernées par la collecte sélective de celles qui ne le sont pas.
Ces lampes, dont plus de 80 millions d'unités sont mises sur notre marché national chaque année pour globalement 13.500 tonnes, représentent 1% du poids total de tous les DEEE, mais 80% du nombre d'équipements usagés à collecter.

AE : Pourquoi avoir créé un éco-organisme dédié aux lampes et quels en sont les initiateurs ?
HG :
La création d'un éco-organisme spécifique aux lampes n'est pas une coquetterie des producteurs, mais le résultat d'une analyse objective.
Les lampes sont des « consommables » utilisés partout et par tous, sans différence de nature entre celles utilisées par les ménages et celles utilisées par les professionnels. Elles nécessitent donc des réseaux de collecte mixtes « professionnel / ménager » que n'exigent pas les autres DEEE. Elles sont considérées comme des déchets dangereux et elles ne doivent pas être brisées avant leur traitement. Leur collecte ne peut donc se faire en mélange avec les autres DEEE.
De plus, le coût de collecte et de traitement d'une lampe peut atteindre 80% de son coût de fabrication. Les Producteurs de lampes ont donc souhaité avoir une équipe dédiée à cette mission pour maximiser le taux de collecte au meilleur coût.
Enfin, l'utilisation des lampes à économie d'énergie en remplacement des lampes à incandescence, est un enjeu écologique national pour les Pouvoirs Publics. La protection de l'environnement passe donc par la généralisation de leur utilisation. Leur collecte doit donc être associée à une information objective des consommateurs quant à leur impact positif sur l'environnement. Encore une spécificité des lampes.
Toutes ces raisons ont amené plusieurs producteurs de lampes à créer Récylum, rejoints depuis par plus de 80 autres, représentants ensemble environ 95% des mises sur le marché.
La principale mission de Récylum sera donc d'organiser en France y compris les DOM, le transport et le traitement des lampes collectées sélectivement, et de diffuser aux utilisateurs l'information nécessaire pour qu'ils perçoivent les enjeux écologiques de la collecte des lampes.

AE : Par un arrêté du 9 août 2006, les Pouvoirs Publics viennent d'agréer Récylum pour l'élimination des lampes usagées. Quelle est la prochaine étape ?
HG :
L'arrêté précise que Récylum est agréé, comme d'ailleurs tous les éco-organismes concernés par les DEEE, à partir du 15 novembre 2006.
En d'autres mots, c'est seulement à partir de cette date que les producteurs de lampes auront l'obligation de financer Récylum et que nous déploierons progressivement le réseau de collecte des lampes.

AE : Quelles sont les contraintes qui s'imposent, au sein de la filière électrique, aux fabricants, distributeurs et exploitants industriels ?
HG :
Pour les producteurs au sens du décret, c'est-à-dire les importateurs de lampes, les fabricants de lampes sur le sol français et les distributeurs qui vendent des lampes sous leurs propres marques, il s'agit de financer Récylum qui agira pour leur compte.
Pour les distributeurs, il s'agit de participer à la collecte sélective des lampes en reprenant dans le cadre du « 1 pour 1 » les lampes usagées que leur rapporteront leurs clients.
Pour les exploitants industriels, comme pour tout autre utilisateur (collectivités locales, particuliers, petits professionnels, entreprises de service, …) il s'agira de confier leurs lampes usagées au système de collecte mis à leur disposition (distributeurs, déchetteries, collecteurs de déchets spéciaux, ou directement Récylum lorsque les volumes le justifient).

AE : En fin de compte, comment sont financées les activités de Récylum ?
HG :
Recylum est un organisme dont le but n'est pas de faire des profits. Les charges relatives à ses activités sont financées par une Eco-Contribution de 0,25 € HT que les producteurs verseront à Récylum pour toute lampe mise sur le marché national à partir du 15 novembre prochain.
Cette Eco-Contribution doit par ailleurs faire l'objet d'une répercussion jusqu'à l'utilisateur de manière visible et transparente c'est-à-dire sans prise de marge, ni réfaction.

Réactions12 réactions à cet article

 
Ampoules basse-consommation sans mercure??

Je m'interroge : en terme de coût énergétique "global", quel est le bilan des ampoules classiques non recyclables, par rapport aux fluocompactes qui sont à basse consommation MAIS qui contiennent le mercure, dangereux polluant?

Flo | 12 septembre 2006 à 20h54
 
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Dangerosité ?

La dangerosité des produits apparaît comme un des arguments à la collecte. Mais qu'en est-il ? Quelle est concrètement cette dangerosité et, deuxièmement, puisqu'elle est pointée, pourquoi cette dangerosité n'a-t-elle pas été évoquée plus tôt ? Personnellement je suis interloquée...Je ne savais pas que les ampoules étaient dangereuses. Ni les constructeurs, ni l'état n'a jamais commuiqué sur ces points (ou alors je tombe des nues). De ce fait je regarde autrement TOUS les produits qui m'entourent. C'est inquiétant...

cat | 14 septembre 2006 à 11h23
 
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Comment évacuer nos ampoules ?

Que fait-on de nos ampoules en attendant le déploiement de la collecte qui ne sera très certainement pas effectif dès novembre 2006 ?

Jérôme | 14 septembre 2006 à 14h03
 
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Tri sélectif

Bien que cela s'améliore, le tri sélectif a encore du mal à être mis en pratique par les français. alors leur rajouter un élement à trier...Pourquoi ne pas revenir au bon vieux système de la consigne pour les ampoules (comme pour tout autre produit manufacturé d'ailleurs....)? Le consomm'acteur revient à la boutique/supermarché avec ses équipements cassés/vieux et, soit a droit à une ristourne sur un nouvel achat, soit se fait rembourser d'un montant forfaitaire pour avoir participé à la collecte des déchets.
Mais que font les pouvoirs publics bon dieu de bon dieu? On n'attend que ça, nous consomm'acteurs, de pouvoir faire tourner ce système!!!

Gilbert | 14 septembre 2006 à 15h52
 
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Re:Tri sélectif

""Mais que font les pouvoirs publics bon dieu de bon dieu? ""

pour une fois qu'ils font quelquechose, je trouve cette réaction étonnante.



entre 1: "rapporter votre lampe au magasin" ou 2: " payer une consigne puis rapporter votre lampe au magasin puis récuperer votre consigne" je vois pas de différence. à part biensur la complexité de la deuxieme solution.

bastien | 14 septembre 2006 à 21h34
 
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Re:Re:Tri sélectif

"pour une fois qu'ils font quelquechose, je trouve cette réaction étonnante."
parce qu'ils ne vont pas assez vite par peur de se mettre à dos les lobbys et perdre leur électorat, et que ça fait des années que de tels systèmes devraient être en place. Dès l'origine de l'industrie, on aurait dû penser à gérer les déchets qui en résultent. 150 ans après, c'est un peu tard (mais gardons espoir quand même...).

"entre 1 et 2"
la raison est simple : la carotte financière. Les gens marchent à ça, peu encore (et insuffisamment) par pure préoccupation écologique. Savoir qu'un objet cassé/obsolète a encore une valeur financière, ça motive. Voilà pourquoi!

Gilbert | 15 septembre 2006 à 12h32
 
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les producteurs chinois aussi?

rajouter 0,25€ sur chaque lampe produite ? un peu cher , non ? comme elles sont vendues par 2 dans un emballage mi plastique transparent ,mi carton (revenir à l'emballage carton unique s'impose aussi ) cela côuterai alors 0,50€ soit 3,23 Fr ? il n'y aurai pas erreur quelque part ?
0,25% me semblerai plus raisonable ... et ceci ne concernerai que les ptoducteurs "nationnaux" ? et les importateurs de lampes "made outre Europe " ils sont taxés ou pas ? ou au nom de la mondialisation ils pouront nous vendre des lampes encore moins chère puisque les notres auront encore , comparativement augmenté ? ou on les rangera dans les produits de "luxe" avec des culots traités à l'or fin ! car finalement c'est toujours les mêmes qui paieront en finale pour enrichir toujours plus des
gros circuits de distribution
je suis fervent partisant du tri et du recyclage que je pratique aussi mais les lampes je les portes à la dechetterie comme la féraille ou les vieux tele non recyclés (recuperés sur les trottoirs ! )
marcel

marcel | 15 septembre 2006 à 12h44
 
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Re:les producteurs chinois aussi?

les importateurs sont considéré comme producteurs je crois.

bastien | 16 septembre 2006 à 12h16
 
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Re:Re:les producteurs chinois aussi?

Mais losqu'il sagit de texte ou décret , il faut appeler un chat un chat , donc un importateur n'est , etymologiquement parlant , pas un producteur : d'ou des interprétations possibles du decret ou de la loi . mais s'il s'agit d'une recommandation , alors là ...!!! elle s'apliquera chacun à sa façon en fonction des opérations de "lobying" des differentes parties concernées , non ? et si c'est comme pour le recyclage des piles>'' ; , ou , quand la sociéte chargée de mettre en oeuvre le procédé a échoué , déposé le bilan , puis après que la justice se soit apperçue d'un certain nombre d'irrégularités de gestion (pour ne pas dire plus) , le site de retraitement s'est retrouvé avec un stockage de tonnes de fûts pleins des piles accumulées non traitées ( sont-elles parties en Afrique ???) avec "évaporation" des dimes collectés dans des circuits plus on moins fumeux , si on crée ce site sans supervision pluraliste administrativement et politiquement , de l'utilisation des fonds ça finira de la même maniere : merci pour eux (voir par exemple tout les magouilleurs qui se sont enrichi au depens du Credit Lyonais ou qui reprennent des entreprises privatisée après qu'elles aient été recapitalisées avec l'agent des contribuables :(arcelor,GDF,pechiney, ASF ...mais c'est un autre sujet !!!
En conclusion ce seront toujour les mêmes qui paieront ou supporterons les erreurs de choix
C'est de toute façon bien de poser le problème!
marcel

marcel | 16 septembre 2006 à 15h03
 
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Re:Ampoules basse-consommation sans mercure??

Hello,
L'une des raisons pour lesquelle les lampes incandescentes ne sont pas prises en comptes dans la politique de recylage des ampoules, c'est justement l'absence de trop de composants vraiment toxiques, en comparaison avec les lampes à basse consommation, qui elles, contenaient, comme tu le dis : du mercure (pour l'étincelle), du plomb (dans le verre), du cadmium, des trucs pas très nets dans la composition du plastique, etc. MAIS j'ai bien dit "contenait" : depuis le début du mois de juillet, les fabricants de lampes BC (basse conso) ne doivent plus mettre ni de plomb, ni de cadmium, ni de trucs polluants dans le plastique... et beaucoup moins de mercure. C'est vrai que pour le mercure, on n'arrive pas à le remplacer avec quoi que ce soit, mais les fabricants ont très fortement diminué les doses.
Bon, et en terme de coût énergétique global, faut comparer des lampes qui chauffent + qu'elle n'éclairent (les ampoules classiques), qui claquent vite et qu'on jette (il y a quand même du métal, du verre.... et il y avait aussi du plomb dans le verre et sur le bout du culot des lampes !!) avec des lampes qui consomment beaucoup moins (moins de pollution par les centrales), qui durent 10 x + longtemps et qu'on va recycler. désormais... en gros, j'ai pas de calculette de coût énergétique, mais à mon avis, on va quand même moins consommer et moins épuiser les ressources naturelles avec les lampes basse consommation !

Kaliba | 24 septembre 2006 à 17h32
 
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apendulum | 16 janvier 2007 à 06h33
 
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Re:Re:Ampoules basse-consommation sans mercure??

Bonjour,
Je suis heureux de savoir que les lampes à économie d'énergie ont une faible quantité de mercure(moins de 0,005g/Lampe en moyenne) - ceci selon une information sur le site de reyclum, mais aussi sur certains emballages qui indiquent (3,4 mg low mercury)
Mais le problème est que la norme OMS de concentration maximale de vapeurs de mercure dans les locaux grands publics est de 1 μg/m3 ( 1 microgramme par m3)
Or 0,005 g semble très faible, mais 1 g = 1 000 mg (milligramme).
0.005 g = 5 mg
1 mg = 1000 μg
5 mg = 5000 μg
Ainsi une ampoule qui contient 5000 μg casse dans une chambre de 10 m2 (20 m3) : 5000/20= 250 μg/m3
Un local public devrait être évacué, et pour un local professionnel le taux admis est de 25 μg/m3.
De plus, le mercure étant plus lourd que l'air, et si l'on a de la moquette, il ira tranquillement se fixer dans celle-ci, et continuera à irradier(interdiction de moquette dans les cabinets dentaires). Alors jusqu'à disparition vous bénéficierez d'une présence mercurielle (bris dans la chambre de bébé) Il existe un grand nombre d'études scientifiques sur la toxicité du mercure. Est-ce vraiment une avancée pour l'environnement(surtout que depuis 2002, ces lampes font partie des déchets à collecte séparées) ? Bien sur dans un local recevant du public (or rapport cela à la superficie et donc un bureau peut-être contaminé, une classe, une chambre de maison de retraite... (il faut calculer le rapport pour examiner la norme.
Le canard enchaîné avait titré en 2005 "Des cimetières d'ampoules et plein de mercure autour". Alors y a t'il vraiment un bénéfice pour l'environnement par rapport aux ampoules à filament (accroissement du mercure à comparer avec la réduction de la consommation d'énergie) ?
Il y a eu l'interdiction des thermomètres et baromètres au mercure (qui relarguaient en plein soleil - et des enfants intoxiqués suite à des bris de ceux-ci- hydrargisme).
Les vendeurs de luminaires (peut-être un défaut de formation tombent des nues si on leur ramène en leur disant qu'il y a une obligation légale).
Donc est-ce vraiment un bénéfice ? De plus depuis 2002, c'est un peu tardif pour se dire qu'aujourd'hui nous allons collecter (et les particuliers étaient t'ils informés du danger?).
Les collecter c'est bien, mais pour ma part, cela ne me pousse pas à en acheter. Je préfère l'incandescence.
Mais ce n'est qu'un avis.

Anonyme | 16 juin 2008 à 10h47
 
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