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La Région Ile-de-France souhaite intensifier la lutte contre le bruit

Alors que le bruit constitue le première nuisance dont se plaignent les Français et les Parisiens en particulier, le Conseil Régional d'Ile-de-France est sur le point de lancer sa première campagne de mesure du bruit dans l'environnement francilien.

Risques  |    |  Carine SeghierActu-Environnement.com
Le bruit est la première nuisance dont se plaignent les Français et encore plus particulièrement les Parisiens. En ville, l'ambiance sonore est variée - circulation, klaxons, chantiers, marchés de plein air, fêtes, alarmes... et il est rare que tous ces sons s'harmonisent. À Paris, c'est le trafic routier qui arrive en tête des sources de bruit...

C'est dans ce contexte que le Conseil Régional d'Ile-de-France a initié à l'automne 2004 la création de l'association Bruitparif, observatoire du bruit en Ile-de-France, afin de disposer d'un outil d'évaluation globale du bruit à l'échelle régionale. Quand on interroge les franciliens, le bruit est la première pollution qui leur vient à l'esprit, mais il n'avait pas de mesure fiable, explique Jean-Paul Huchon, Président du Conseil Régional d'Ile-de-France. Il fallait un instrument objectif est c'est comme cela que Bruitparif est né, ajoute-t-il.

Aujourd'hui l'observatoire est sur le point de lancer sa première campagne de mesure du bruit dans l'environnement francilien. L'objectif est de délivrer aux acteurs publics, aux opérateurs de transports ainsi qu'aux habitants une première caractérisation de l'exposition au bruit des Franciliens à travers la documentation de situations réelles observées en Ile-de-France. Pour la première fois, à l'échelle régionale, la problématique du bruit dans l'environnement est appréhendée en tenant compte des contextes de multi exposition fréquents en zone urbaine, souligne le président de Bruitparif, Pascal Marotte. Il s'agit de secteurs où les Franciliens sont exposés à des sources de bruit multiples et de nature différente (bruit routier, ferroviaire, aérien, bruit des activités industrielles ou commerciales…).

Cette campagne de mesure s'étendra sur une période d'un peu plus d'un an entre octobre 2006 et la fin de l'année 2007 et couvrira 250 emplacements sélectionnés de manière équilibrée sur l'ensemble des départements. Chacun des 250 emplacements retenus va faire l'objet d'une mesure fine sur une durée de quelques jours, afin d'analyser de manière détaillée les caractéristiques sonores du site et les contributions des différentes sources à l'exposition de la population riveraine.

L'exploitation des données permettra de calculer les principaux indicateurs énergétiques requis notamment par la directive européenne, comme le niveau moyen énergétique sur les périodes jour, soirée, nuit ainsi que le niveau global moyen équivalent sur 24h (Lden). L'objectif consiste à confronter les résultats obtenus aux différentes normes ou recommandations en vigueur : valeurs guides de l'Organisation Mondiale de la Santé, recommandations de l'Autorité de Contrôle des Nuisances Sonores Aéroportuaires ou du Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France et enfin valeurs limites de la réglementation nationale prises en application de la directive européenne sur le bruit dans l'environnement.

Ces mesures se veulent également complémentaires des cartes stratégiques du bruit que doivent réaliser les collectivités locales dans le cadre de la mise en œuvre de la directive européenne 2002/CE/49 qui vise à évaluer et gérer de manière globale le bruit dans l'environnement. Cette directive impose un cadre commun aux états membres pour la lutte contre les nuisances sonores des infrastructures de transports terrestres, les aéroports et les industries. Deux des principaux objectifs sont l'établissement de cartes d'exposition aux bruits et, sur la base de ces cartes, l'adoption de plans d'action en matière de prévention et de réduction du bruit dans l'environnement ainsi que la préservation des zones calmes. L'adoption de ces deux mesures se fera pour les agglomérations de plus de 250.000 habitants en 2007-2008, dans un premier temps, et pour les agglomérations de plus de 100.000 habitants en 2012-2013, dans un second temps. Cette directive trouve sa traduction française dans le décret du 24 mars 2006 qui impose, pour juillet 2008 au plus tard, une cartographie du bruit assortie d'un plan de prévention des nuisances sonores pour les infrastructures routières, autoroutières et ferroviaires les plus fréquentées, pour les aérodromes, pour certaines ICPE et, enfin, pour toutes les villes de plus de 100.000 habitants. Cette carte du bruit tenue à la disposition du public doit être actualisée tous les cinq ans.
Mais pour Michel Vampouille, vice-président du Conseil régional d'Ile de France chargé de l'Environnement, le délai du 30 juin 2007 sera difficile à tenir car le gouvernement ne communique pas assez sur le sujet. Peut-être que la ville de Paris sera à l'heure, puisqu'elle a déjà réalisé une carte de bruit du trafic routier, mais les autres communes non. Encore des amendes de Bruxelles en perspectives ?

La campagne de mesure en Ile-de-France devrait également permettre d'améliorer la compréhension des Franciliens à la problématique du bruit dans l'environnement puisque les résultats de cette campagne de mesure seront communiqués par Bruitparif notamment par le biais de son site Internet. Au-delà de cette première campagne de mesure, l'objectif de Bruitparif est de développer un véritable observatoire permanent du bruit en Ile-de-France. Et pour cela il est essentiel d'aller sur le terrain, explique Fanny Mietlicki, la directrice de Bruitparif.

Rappelons que le bruit induit a deux types d'effet sur la santé : les effets physiologiques (les lésions auditives, les pathologies cardiovasculaires et la perturbation du sommeil) et les effets psychologiques (effets de gêne avec impacts sanitaires, tels l'apparition de pathologies psychiatriques comme l'anxiété ou la dépression, et effets en terme de modification des comportements, comme le besoin de déménager pour se soustraire au bruit). Ces effets diffèrent selon le niveau de bruit, la durée d'exposition et les facteurs de sensibilité individuelle. Deux enquêtes épidémiologiques ont déjà été menées dans la région et une troisième est actuellement en cours. La première est l'enquête ETADAM (2000) qui a mis en évidence l'existence de liens entre l'exposition au bruit des avions et certaines pathologies ou indicateurs de l'effet de santé (manifestations d'angoisses, consommation de médicaments à visée neuro psychiatrique par exemple). Cette étude a aussi montré le rôle important de nombreux autres facteurs, socio-économiques notamment, susceptibles de modifier la relation entre l'exposition au bruit et l'état de santé. La seconde enquête nommée INSOMNIA (2004) réalisée à la demande de l'ADVOCNAR et du CSNA a concerné l'étude des troubles du sommeil des riverains de l'aéroport de Roissy. Elle a montré notamment un nombre plus important de ces troubles et, dans une moindre mesure, un accroissement du stress et de l'angoisse parmi les populations survolées par les avions. Par ailleurs, une troisième étude a été confiée par le Conseil Régional d'Ile-de-France aux bureaux d'études « Open Rome » et « Scetauroute » avec la contribution de l'Observatoire Régional de la Santé. Elle est actuellement en cours de finalisation.

Réactions9 réactions à cet article

 
Et les coorters de mer ?...

L'ile de France est traversée par de nombreux cour d'eau : la Seine, l'Oise, La Marne... qui sont devenus ces dernières années le terrain de jeu favori des... scooters de mer ! Ces engins sont bien sur très ludiques pour leurs utilisateurs (hélas souvent très mal éduqués !), mais génèrent une nuisance sonore énorme, car le bruit se diffuse très fortement sur l'eau...
Les autorités municipales prétendent être incompétentes (domaine fluvial ?), résultat : les riverains et les promeneurs subissent un raffut insupportable, le plus souvent le week end bien sûr, au moment où ils pourraient profiter de la quiétude du bord de l'eau...

LE RAMEUR SALUTAIRE
 
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les scooter!

je me suis réjoui l'année dernière quand on a obligé l'apposition d'une plaque d'immatriculation sur les scooters, en me disant que les polices allaient enfin pouvoir verbaliser les scooter bruyants et dangereux.

Le résultat est minable, je vois toujours autant de scooters équipés de pot hors norme, rouler comme des abrutis dans les rues étroites de Vannes.

Que font les parents?
Que fait la police?

Yves, un citadin cycliste, dopé aux micro-particules.

yvbzh | 14 septembre 2006 à 11h25
 
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Les écoles, les métros...

N'oubliont pas le bruit en milieu scolaire qui a déjà fait l'objet d'études, qui peut provoquer des troubles de l'apprentissage (ô surprise...). Mais c'est aussi le bruit des cours de récré et des crèches qui doit être pris en compte (pour avoir longtemps habité à proximité d'une crèche, je vous assure que les enfants et surtout les puéricultrices sont beaucoup plus bruyants qu'il y a 20 ans car aujourd'hui, on ne se déplace plus pour gronder un enfant, on crie de loin...)

Les transports: beaucoup de rames grincent (ex. le RER A), observez les gens, ils sont nombreux à se boucher les oreilles, il faut régulièrement s'arrêter de parler entre 2 stations faute de s'entendre même en s'égosillant... c'est dire le nombre de décibels. Je plains les salariés de la RATP qui vivent dans cet environnement et je sais de source sûre qu'ils n'arrivent pas à obtenir une enquête à ce sujet...

Le bruit, ce n'est pas juste la circulation... c'est l'accumulation de sources omniprésentes...

Tout le carrefour à Convention (Paris) a sursauté il y a quelques jours car une ambulance du SAMU est passée avec non seulement la sirène habituelle, mais également une 2ème provoquant un vacarme épouvantable façon "Miami Vice", nettement plus fort que les sirènes habituelles. On se serait cru en plein sitcom américain et cet excès de bruit était totalement injustifié... provoquant, avec juste raison, la stupeur générale...

Nous critiquons le bruit mais je crois que notre société a du mal à s'en passer!

Suricate | 14 septembre 2006 à 12h52
 
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Re:les scooter!

Ce serait pourtant facile de contrôler ces véhicules aux abords des écoles. Ce serait plus de sécurité pour tous car ces véhicules homologués pour 45 km/h maxi atteignent souvent le double, ce serait moins de nuisances sonores, moins de pollution ... Cependant pour avoir déjà contacté ma ville à ce propos, j'ai appris que ce problème relève de la compétence municipale et que la verbalisation n'était pas la politique... C'est la même chose pour les staionnements sur les trottoirs, les espaces verts, le mobiliers urbains, en double file, sur les pistes cyclables etc... Seul les stationnements sur des places de parking en dépassant l'horaire est systématiquement verbalisable. Bravo à l'ensemble de la classe politique qui favorisent l'anarchie et les zones de non-droit pour satisfaire leurs ambitions politiques. De réélections bien sûr car aucun peut se flatter d'être utile, ce n'est pas leur but !

Jérôme | 14 septembre 2006 à 14h18
 
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Solution pour Kyoto vert

Le brevet pour les États-Unis a été délivré le 24 décembre 2005, et celui pour l'Europe le 3 février 2006. Quant aux brevets pour le Canada et le Mexique, ils ont été acceptés et seront délivrés prochainement.

Nous sommes à la recherche de distributeur local, régional, mondial.

Des licences de fabrication sont aussi disponibles par pays et ou continent.

pollution | 14 septembre 2006 à 17h49
 
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le bruit des voisins

le bruit des voisins, c'est aussi la pire des choses, ma voisine de l'etage du dessus me fesait vivre un enfer, bruit d'impact (chaussures, objet, déplacement des meubles....)bref elle passait son temps à faire du bruit nom stop, j'ai porte plainte mais cela à aggraver la situation et j'ai eu des mencaces de son petit ami, j'avais qu'une seule chose à faire apres 3 ans n'ayant plus dormir (médicament, stress....depression)c'etait malheureusement de déménager.......j'aimerais qu'il existe une loi pour les bruits d'inpacts au sol et j'aimerais que la police intervienne et agisse (de toute façon la plus part de gens savent bien qu'en france on peut faire ce que l'on veut de toute façon, il ne se passera jamais rien vis à vis du voisinage bref c'est vraiment la france, un pays ou les gens ne respectent plus personne)il est temps d'agir mais d'agir vraiment.............

Anonyme | 16 septembre 2006 à 14h15
 
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Re:le bruit des voisins

malheureusement, ce type de nuisance de voisinage est fréquent. le pb provient souvent de la conception du bâtiment : il faut éviter les revêtements de sol dure (carrelage, parquet) sans isolant phonique (mais c'est plus cher!)
la solution est peut être de prévoir des revêtements de sol qui absorbent les chocs (moquette, lino).
dans tous les cas, il faut sensibiliser les syndics d'immeuble qui doivent avoir un mot à dire en cas de changement des revêtements de sol dans les appartements pour éviter d'en arriver au déménagement.
Je compatis.

valérie | 17 septembre 2006 à 13h33
 
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Re:Re:le bruit des voisins

victime à plusieurs endroits du bruit de voisinage, le premier constat est celui de l'absence de conscience civique de tout un chacun d'une part , et le peu de connaissances des lois de la plupart des intervenants (comprendre police ou gendarmerie). Il faut s'armer d'un courage parfois totalement laminé, quand , comme je l'ai vécu, les mêmes (jeunes) gendarmes qui interviennent sont les mêmes qui viennent faire la fête chez vos voisins, DJ de leur état, et ce une nuit sur deux. Jusqu'au jour où...c'est le chef de la brigade qui est venu, sur foi d'une nénième plainte enregistrée avec sarcasmes. Le résultat a été cuisant pour les voisins comme pour les invités, nez-à-nez avec leur "chef".Mais ceci après deux ans de bagarres. Il faut tenir bon, mais on se sent parfois très seuldans ce qui peut conduire à la dépression.

ericbis2 | 09 mai 2007 à 18h27
 
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Halte aux klaxons !

Le bruit le violent, parce qu'il ne prévient pas, et le p^lus stupide, car il ne sert à rien, est celui des klaxons dans les villes. Il est interdit, sauf cas extrêmes, par le code de la route, mais le klaxon sert d'exutoire aux conducteurs irascibles. Il faut lancer des campagnes sur le thème : "le klaxon est interdit, faites des appels de phares pour vous manifester" et mobiliser les forces de l'ordre sur sa répression. Le Préfet de Police de Paris avait, il y a deux ou trois ans, suggéré de coupler le klaxon aux feux de détresse. Ce serait une mesure simple, non coûteuse et dissuasive. Il faut y aller !

Anonyme | 08 octobre 2007 à 14h48
 
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