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L'INERIS renouvelle son contrat d'objectif avec l'Etat pour la période 2006-2010

Très sollicité pour des questions liées aux nouvelles énergies comme l'hydrogène ou les biocarburants, l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (INERIS) vient de signer un second contrat d'objectif avec l'Etat jusqu'en 2010.

Risques  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
   
L'INERIS renouvelle son contrat d'objectif avec l'Etat pour la période 2006-2010
Scénario de fuite d'hydrogène dans un milieu confiné
   
Depuis sa création, en 1990, la mission de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (INERIS) est d'évaluer et de prévenir les risques accidentels ou chroniques pour l'homme et l'environnement liés aux installations industrielles, aux substances chimiques et aux exploitations souterraines. Établissement public à caractère industriel et commercial placé sous la tutelle du ministère de l'écologie et du développement durable, l'INERIS effectue des travaux de recherche pour mieux comprendre les phénomènes dangereux afin de mettre au point des outils de protection, de prévention, d'aider les pouvoirs publics dans les rédactions de normes, des réglementations et des méthodes. En parallèle, il réalise des prestations pour les entreprises et les collectivités locales et contribue à la culture du risque en publiant des documents scientifiques et techniques.

Un besoin croissant d'expertise en matière d'évaluation et de prévention des risques exprimés tant par les Pouvoirs Publics que les entreprises, a conduit l'état à signer avec l'Institut national de l'environnement industriel et des risques un premier contrat d'objectif pour la période 2001-2005. Ce premier contrat a permis de consolider les missions de l'organisme, d'accroître significativement l'effort de recherche et d'intégrer les travaux de l'institut dans la recherche nationale européenne et internationale.
Le 5 septembre dernier, l'Etat et l'INERIS ont signé un nouveau contrat d'objectif pour la période 2006-2010 afin de continuer les nombreux travaux engagés et affiner le financement des différentes activités de l'institut : recherche amont ou finalisée, l'appui aux pouvoirs publics, l'expertise réglementaire, l'expertise-conseil et depuis janvier 2006 la formation professionnelle.

Ce deuxième contrat d'objectif témoigne de l'accroissement constant des besoins d'expertise dans le domaine de la sécurité environnementale qui occupe en effet une place croissante dans les préoccupations de la société. L'innovation et la mise au point de nouvelles technologies sont indispensables pour faire face aux multiples défis que posent les exigences du développement durable. Mais l'évolution technologique crée de nouveaux dangers qu'il faut connaître et appréhender pour mieux s'en prémunir. Contribuer à la maîtrise des risques technologiques connus ou émergents constituera donc un axe essentiel des activités de l'INERIS au cours des années à venir.
Chaque époque a été marquée par l'émergence de nouveaux dangers et donc de nouveaux risques. Aujourd'hui, le phénomène perdure, amplifié par la rapidité du développement technologique et les incidences de l'activité humaine sur la planète. L'INERIS travaille par exemple sur les risques liés aux nanotechnologies, aux métaux lourds contenus dans les boues de station d'épuration, au formaldéhyde présent dans l'air intérieur des maisons. Plus généralement, c'est la toxicité chronique de nombreuses substances chimiques qui focalise aujourd'hui les préoccupations des pouvoirs publics et de la société. En témoignent les axes thématiques retenus dans le cadre du plan national Santé-Environnement, mais aussi l'adoption par l'Europe de la réglementation REACH.
Des inquiétudes analogues voient le jour dans le domaine des énergies nouvelles que ce soient pour la substitution de l'énergie d'origine fossile par l'hydrogène ou pour les biocarburants.
En l'occurrence, les systèmes énergétiques à l'hydrogène nécessitent encore de nombreuses études afin, d'une part, d'en augmenter la fiabilité, la robustesse et la durée de vie et, d'autre part, de démontrer que les risques sont maîtrisés. Dans ses recherches, l'INERIS s'attache à approfondir la connaissance des risques accidentels associés à la conception et à l'utilisation des piles à combustibles et du carburant hydrogène sachant que ce gaz est extrêmement inflammable, qu'il sera stocké sous fortes pressions, qu'en mélange avec l'air il forme une atmosphère explosive et que ses applications sont destinés au grand public. Tous ces paramètres sont pris en compte dès aujourd'hui afin d'assurer la sécurité des futurs utilisateurs de cette technologie. Ainsi, les travaux de l'INERIS portent sur le comportement du gaz en milieu confiné pour répondre par exemple à la question du stationnement des véhicules à hydrogène dans les parkings et garages, mais aussi sur la résistance des réservoirs à différentes agressions (chaleur, chocs, pression…) ou encore sur les conditions de stockage du carburant dans les futures stations services (programme HY-APPROVAL).

Des recherches sont également menées sur les biocarburants. Même s'ils sont bien perçus par l'opinion publique et les décideurs politiques, ils ne sont pas exempts de risques. Il appartient d'examiner si l'on ne sous-estime pas les conséquences dues au changement d'échelle de la production industrielle, à la grande diversité des agro-ressources et à l'introduction d'une part croissante de biocarburants dans les réservoirs. Depuis janvier 2006, l'INERIS travaille sur ce sujet à travers le programme BIOSAFUEL, notamment en ce qui concerne les risques de combustion, explosion, déversements, interactions des produits avec les matériels utilisés pour leur stockage, stabilité des produits dans le temps, impacts sanitaires, etc. le programme de recherche est prévu jusqu'en 2008 et doit permettre de développer des outils d'aide à la décision.

Réactions1 réaction à cet article

 
Hydrogéne

Beaucoup d'études, il faudrait intensifier avec les personnes, les entreprises porteuses de projets les développemnt des procédés.
Le principal probléme réside dans un rservoir étanche pour l'hydrogéne.
Que préconisez vous ?
Pour des capacités variables sous des pressions de 200 bars ?

maxime | 21 septembre 2006 à 12h13
 
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