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Actu-Environnement

Les transports alternatifs à la voiture sont à l'honneur cette semaine

À l'occasion de la semaine européenne de la mobilité qui se déroule actuellement jusqu'au 22 septembre, date de la journée sans voiture, chacun doit y met du sien pour tester ou renforcer l'utilisation des modes de transports alternatifs.

Gouvernance  |    |  Florence Roussel Actu-Environnement.com
Aujourd'hui en France, la voiture est le mode de transport qui domine pour les déplacements de personnes. Elle se rattache, dans la pensée collective, à la notion de liberté de mouvement et a pris une place importante dans la vie quotidienne des citoyens français notamment économique puisqu'elle représente 14 % des budgets des ménages. Malheureusement son principal défaut tient à sa dépendance au pétrole, carburant en « voie de disparition » dont la combustion provoque l'émission de polluants nocifs pour la santé et de gaz à effet de serre à l'origine du réchauffement climatique de la planète. C'est pourquoi, il est temps de remettre en question la prédominance de la voiture sur les autres modes de transports en attendant le développement à grande échelle de motorisations non polluantes.
Afin de sensibiliser la population à cette problématique, la Direction Générale de l'Environnement de la Commission européenne organise chaque année la semaine européenne de la mobilité qui se déroule en ce moment et jusqu'au 22 septembre. Au cours de la semaine, près de 165 millions d'habitants de plus de 1.050 villes d'Europe et d'autres parties du monde participent à des initiatives relatives à la mobilité durable en ville. Stavros Dimas, membre de la Commission chargé de l'environnement, a déclaré à ce propos qu'en faisant de petits changements dans notre vie quotidienne, nous pouvons tous réduire les émissions responsables du changement climatique et de la pollution de l'air. Limiter les trajets en voiture au strict nécessaire est l'un des plus sûrs moyens d'atteindre cet objectif, a-t-il ajouté.
L'événement phare de la semaine sera la journée sans voiture, que les autorités locales sont encouragées à organiser vendredi prochain. Des municipalités de la plupart des États membres de l'UE et des pays de l'Association européenne de libre-échange ainsi que de la Bulgarie, la Croatie, l'ancienne République yougoslave de Macédoine, de Serbie et de Roumanie prévoient d'organiser une journée sans voiture et/ou prendre d'autres initiatives pour promouvoir des formes de mobilité peu ou non polluantes. Un certain nombre d'autorités locales au Brésil, au Canada, en Équateur et au Japon y participent également.

En France, le mot d'ordre est simple : « Bougez Autrement » que ce soit à pied, en vélo, en transport en commun voire en co-voiturage. Cette semaine est l'occasion pour chacun de tester ou de renforcer l'utilisation des modes de transports alternatifs. Pour les collectivités ou les associations c'est le moment de présenter, proposer ou d'expérimenter de nouvelles logistiques de transport. À titre d'exemple, le club des Villes Cyclables a annoncé l'extension du dispositif de Bicycode pour lutter contre le vol des vélos et vient d'acquérir une nouvelle machine de marquage des vélos. Un numéro unique, gravé de façon inaltérable sur le cadre des vélos, intégré dans une base de données permet de retrouver le propriétaire des vélos volés. Le statut d'un vélo « suspect » peut être vérifié, par simple consultation d'un serveur internet et vocal géré par la FUBicy. Ce procédé, appliqué depuis une dizaine d'années en Allemagne et au Danemark, permet de restituer jusqu'à 40% des vélos volés. Lancé en 2004 dans 7 villes-pilote, le dispositif connaît un développement prometteur : en juin 2006, 48 opérateurs Bicycode sont en activité dans 42 agglomérations françaises. Pour Denis Baupin, président du Club des villes cyclables, une offre de stationnement vélo bien repartie sur l'espace public et dans les espaces transport, l'utilisation d'antivols de bonne qualité et le marquage Bicycode généralisé sont les armes adaptées pour lutter efficacement contre le vol des vélos.

D'un autre côté, certaines agglomérations ont opté pour la punition financière afin de limiter l'utilisation de la voiture. C'est le cas notamment de Londres ou encore de Singapour qui ont choisi d'installer un péage à l'entrée de leur centre-ville. Les résultats encourageants observés à Londres ont poussé d'autres villes à faire l'essai. La dernière en date est la capitale de la Suède, Stockholm, dont les habitants ont décidé très récemment, par référendum, d'établir un péage urbain. Avant d'être soumis à l'approbation des Stockholmois, le projet avait été testé de juin 2005 à juillet 2006. Après un an, les résultats étaient convaincants. En janvier et février 2006, la densité de la circulation avait baissé d'environ 20% à Stockholm et dans la périphérie alors que l'objectif fixé était de 10 à 15%. Malgré le changement de majorité de la municipalité qui a eu lieu au même moment que le référendum, le projet sera introduit définitivement en mars ou avril 2007.

Alors que d'autres métropoles comme Milan ou San Francisco réfléchissent à un projet similaire, ce type d'action n'est pas encore envisagé en France. Cependant les dernières statistiques sur le transport français, relayées par le Service Economie, Statistiques et Prospective (SESP) du ministère des transports, laissent entrevoir des évolutions positives. Alors que la circulation automobile ralentissait progressivement depuis le début des années 2000, en 2005 elle a baissé pour la première fois depuis 1974, année du premier choc pétrolier. Selon le SESP, l'augmentation des prix des carburants depuis 2003 explique en partie la baisse de l'usage de la voiture en 2005.
Parallèlement, le SESP note que les transports collectifs sont dynamiques et bénéficient d'une augmentation et d'une amélioration de l'offre, mais aussi de prix attractifs par rapport aux coûts croissants d'utilisation de la voiture. Pour les courts trajets, il semblerait que le développement des transports en communs bénéficie d'un effort soutenu des collectivités locales. Sur les longs trajets, les modes de transport collectif progressent : le train pour des distances de plus en plus longues et l'avion pour les voyages à l'étranger. Le transport intérieur de voyageur se fait encore à 83% en voiture, 10% en transport ferroviaires, seulement 5% en autobus et 2% en transports aériens.

Réactions3 réactions à cet article

 
Des moteurs propres !!!

Bonjour,

Nous vivons en montagne et sommes les premiers à utiliser les transports en commun lorsque nous nous rendons dans les grandes aglomérations.

Les transports alternatifs sont difficiles à mettre en place en milieu rural (problèmes de coûts surtout pour des petites communes, accessibilité...).

Avec les technologies que nous maitrisons aujourd'hui pourquoi les véhicules à moteurs à énergie propres restent toujours aussi inabordables financièrement ?

Nous pointons toujours l'Etat du doigt pour faire des efforts financiers mais il est clair que toutes ces grandes multinationales tirent de grands profits du marché mondial actuel alors que beaucoup de particuliers (et certaines entreprises) sont prêts à faire des efforts.

A quand les voitures, bus, avions, camions, ...propres ????

Les solutions existent, comment passer à l'action ? Nous voulons bien prendre notre vélo mais avec 1000m de dénivelés celà me semble bien difficile.

Merci de vos réponses.

Les Rabatels du Vercors | 21 septembre 2006 à 13h11
 
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Re:Des moteurs propres !!!

Quelles solutions existent?

Moi je ne connais pas de moteur propre qui aurait des caractéristiques d'usage équivalentes au moteur à explosion :
- coût d'entretien et prix d'achat raisonnable,
- autonomie de plusieurs centaines de kms entre 2 pleins,

Merci de me dire quel est votre solution.

ogier.jean | 21 septembre 2006 à 21h44
 
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Redistribution des modes de transport

Que d'action médiatique, mais quelle innaction collective par peur de toucher à des intérêts particuliers très puissants.
Changer sa manière d'être ?
Le vélo souffre malheureusement dans certain milieu d'une mauvaise image, donc refus d'utiliser ce mode de transport.
Le transport en commun; des freins existent au sein de la population (promiscuité sécurité fiabilité régularité etc).
La marche à pied, les personnes nous opposent le problème des aléas climatiques, de la sécurité.
Nos politiques agissent avec trop peu de conviction dans le développement des usages de ces trois moyens car ils ne veulent pas se faire hara kiri. Leur dépendance vis à vis des lobbies pétroliers, BTP, et automobiles les empêchent de prendre les décisions efficaces et efficientes. N'oublions pas que la principale source de financement de l'état reste les taxes sur l'automobile et les carburants. Regardons objectivement les choses quand l'état refuse son financement pour des modes de transport autre que l'automobile.
D'autre pays d'Europe nous montrent le chemin à suivre mais la france comme dans tout ce qui tourne autour de l'énergie reste très timorée. Nous prenons un retard considérable.
Les solutions peuvent être égrener (développemet de transport en commun rapide fiable confortable, générer des difficultés à l'entrée de l'automobile ou celle ci n'a plus vraiment sa place, modfifier le code de la route en faveur des déplacements doux, sensibiliser tous les publics, évaluer sur des indicateurs fiable de long terme les politiques d'investissements mis en place etc).
Des élections se profilent mais une fois de plus de belles promesses ou engagements seront pris. L'heureux élu s'empressera vite d'oublier sa campagne malgré la mise en péril des générations futures. Une seule chose compte garder le pouvoir et donc ne pas toucher trop d'intérêts qui pourraient lui nuire personnellement.
A chacun de nous d'agir individuellement . Collectivement les réponses jusqu'à présent restent très creuses, et peuvent aboutir seulement quand des élus ont le courage de s'engager et n'ont pas peur de perdre les élections (Nantes, Grenoble etc) en sont des exemples. Un constat la démocratie est vraiment en panne sur des sujets de société qui touche chacun de nous ainsi que l'engagement de la collectivité sur masses financières considérables.

noel | 24 septembre 2006 à 12h58
 
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