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Actu-Environnement

Les aspects environnementaux gagnent du terrain à l'INRA

Avec un nouveau contrat d'objectifs axé sur des thématiques environnementales, et la participation à un réseau 'Recherche agronomique et développement durable', la prise en compte des impacts environnementaux se fait de plus en plus forte à l'INRA.

Agroécologie  |    |  Carine Seghier Actu-Environnement.com
Les ministres en charge de l'agriculture et de la recherche, Dominique Bussereau et François Goulard et Marion Guillou, Présidente directrice générale de l'Institut national de recherche agronomique (INRA), ont signé le 3 octobre dernier le nouveau contrat d'objectifs de l'INRA pour la période 2006-2009. Trois grandes priorités d'action ont été définies : le développement de la chimie verte, la conception de nouveaux modes de production et de gestion de l'agriculture en tenant compte du développement durable et le renforcement des recherches pour améliorer l'alimentation et la santé des consommateurs. Afin de prendre en compte la mondialisation des questions liées à l'agronomie (changement climatique, érosion de la biodiversité, maladies émergentes, « chimie verte »…) et le caractère générique des questions scientifiques ainsi posées, l'INRA développera des liens avec les établissements de recherche français et internationaux, indique un communiqué de l'INRA.

Sur le plan national, l'offre de compétences de la recherche agronomique française sera confortée en lien avec le CIRAD et les établissements d'enseignement supérieur agricole et vétérinaire au sein de pôles régionaux. Au niveau européen, l'INRA établira des coopérations bilatérales avec des établissements de recherche identifiés pour l'excellence de leur recherche biologique ou agronomique et leur complémentarité avec les siennes.

L'INRA vient également d'annoncer avec le CIRAD et Montpellier Sup Agro, le lancement du Réseau Thématique de Recherche Avancée (RTRA) « Recherche agronomique et développement durable ». Ce réseau est l'un des 13 réseaux dont la labellisation a été annoncée mercredi 4 octobre 2006 par le Gouvernement. Le RTRA est l'une des mesures prévues par la Loi de programme pour la recherche du 18 avril 2006, pour identifier et consolider les grands pôles scientifiques français capables de se situer dans le peloton de tête de la recherche mondiale, indique l'INRA.

Les trois organismes ont choisi de constituer à Montpellier et à Avignon, avec leurs partenaires, ce réseau centré notamment sur la Science des Plantes, du gène au système, en croisant des approches biotechniques et socio-économiques, sur des problématiques tempérées, méditerranéennes et tropicales. Il rassemble 500 chercheurs et enseignants-chercheurs. L'objectif des recherches consiste à identifier et contrer les effets du changement climatique sur les agricultures du Nord et du Sud, notamment en faisant face aux risques liés à la sécheresse et en répondant aux défis agricoles, alimentaires et environnementaux nés de la poursuite de l'expansion démographique, de la mondialisation des échanges et de la croissance des pays émergents,explique l'Institut national de recherche agronomique.

Réactions9 réactions à cet article

 
Beaucoup de jargon technique ...Quoi de neuf ?

"pour identifier et consolider les grands pôles scientifiques français capables de se situer dans le peloton de tête de la recherche mondiale, indique l'INRA." :

La recherche mondiale va dans quel sens actuellement ? : Les biotechnologies et la génomique.

Un début de prémisse de reflexion sur l' interêt des plants " sauvages" et d' une agriculture non mécamisée pour des terres arables très vulnérables dans les pays du Tiers Monde ?
Non

" Science des Plantes, du gène au système, en croisant des approches biotechniques et socio-économiques, sur des problématiques tempérées, méditerranéennes et tropicales." ...

Tout ce blabla, pour dire que l'on continue envers et contre tout à considérer que les Ogm - " du gène au système "- sont la seule voie de résolution des problèmes de désertification, de répartion des denrées alimentaires et de productivité.
Reprise donc stricto-sensu de l'argumentaire bien rodé issu de la propagande de Syngeta, Monsanto et consoeur.

Il n'y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

melanie
 
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N'importe quoi

Voila donc comment notre (très) cher ministre de l'agriculture a l'intention de se racheter une conduite. Lui qui marche main dans la main avec le puissant syndicat agricole qu'est la FNSEA. C'est bô de participer à ce plan tout en cautionnant l'agriculture intensive, les OGM (qui ne dit mot consent) et les lobbying de l'agroalimentaire.

monom | 06 octobre 2006 à 16h09
 
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Re:N'importe quoi

OUI.

Comme d'habitude , on entend noyer le poisson, derrière des effets d'annonce médiatiques.

C'est cosmétique, ça fait croire que l'on agit positivement.

Si ça t' interesse, lit le compte rendu sur l'obligation pour les maires d'accepter des ogm sur le territoire de leurs administrés , par descision d'état et politique du fait accompli.
Le texte est assez clair sur le fait que les maires ne sont pas compétents pour décider ou non de la dissémination de chimères génériques sur leur territoire.[ Débat forum ]

Seul les instances étatiques- qui ont le sait ne subissent pas la pression des lobbys de l'agrobusiness - ont le pouvoir d' en décider.

Et on parle de démocratie participative et de décentralisation ?

melanie | 06 octobre 2006 à 22h41
 
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30 ans de retard !

L'INRA s'intéresse à l'environnement avec 30 ans de retard et sous la pression générale. Il aura fallu quand même un sacré mouvement de fond de la société pour obtenir une simple déclaration consensuelle. Mieux vaut tard que jamais. Malheureusement, le mal est fait : stérilisation et érosion des sols, pollutions des ressources en eau, dégradation des conditions de vie des agriculteurs, appauvrissement des écosystèmes, crises alimentaires et perte du goût des aliments. L'INRA, qui avait les outils et même le devoir d'anticiper ces questions, y a au contraire fortement contribué, et en première ligne. C'est difficile aujourd'hui d'inverser cette mauvaise image. A moins de changer de nom ? Printania par exemple ? Ca sent bon la nature ... et le désherbant total...

yann | 12 octobre 2006 à 11h30
 
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Re:30 ans de retard !

Bonjour;
même si je suis d'accord avec toi et que je me lamete sur les problèmes environnementaux actuels, je ne peux pas te laisser dire que l'INRA savait et n'a rien fait. Facile de dire aprés coup et avec des années de recul qu'on s'est trompé à un moment donné !
30 ans de retard... Cela nous ramène en 1970. Avant la crise pétrolière, à la fin des trentes glorieuses, où les nouvelles pratiques agricoles avaient permis de sortir la France de la famine (oui, parceque beaucoup oublie aujourd'hui que les tickets de rationnement ont été utilisés jusqu'à la fin des années 50 en France).
Et pour anticiper les problèmes, il faut avoir l'esprit "préparé " à ces problèmes et aux changements qui vont advenir... Autrement dit, pour penser aux problèmes futurs, il faut déjà songer qu'il y aura peut-être des problèmes !
Pas d'excuses pour les ignorants, mais de la compréhension. Il y a 30 ans, à leur place, aurais-je anticipé les problème d'aujourd'hui? Je ne crois pas.

Matthieu 17

Matthieu 17 | 16 octobre 2006 à 12h04
 
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Re:Re:30 ans de retard !

Bonjour,

Je faisais un peu de provoc mais le fond est tout de même vrai.

Ce que demande et demandait le lobby agricole à savoir des moyens techniques de produire plus quelqu'en soient les conséquences, était sinon légitime au moins compréhensible vu le contexte. Par contre qu'un organisme comme l'INRA, qui détenait déjà il y a 30 ans (c'est à dire en 1976) un savoir suffisant sur la vie des sols et sur les équilibres écologiques, ait ait mis tous ses moyens de recherches au service de cette pression sans retenue et surtout sans avertir les décideurs politiques sur les risques environnementaux, sanitaires et humains encourus, n'est pas normal. J'aurais sans doute aussi fait individuellement la même erreur si j'étais par exemple agronome spécialiste de tel ou tel champignon ou bactérie, mais le problème n'est pas là. Il est dans la responsabilité collective liée à l'organisation des moyens de l'INRA, qui sont censés être avant tout orientés vers le service public et non vers la satisfaction systématique des besoins d'un lobby aussi légitime soit-il. Si l'INRA n'a pas averti la société civile à l'époque, et surtout s'il attend fin 2006 pour faire une profession de foi en faveur de l'environnement alors que le sujet est chaud depuis au moins une bonne quinzaine d'années et qu'il aurait dû être en pointe sur la question de par son domaine d'expertise, soyons franc, c'est qu'il y a des pressions en sens inverse au sein de cette institution. Ce n'est pas démagogique que de simplement le constater.

C'est vrai que c'est mon constat et qu'il est facile, moi qui ait fini mes études il y a moins de 10 ans. Mais, mes enfants me remetteront aussi en question sur des sujets aussi graves dont on ne parlera que dans 30 ans, c'est comme ça qu'on avance.

Cordialement

yann | 16 octobre 2006 à 21h14
 
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Re:Re:Re:30 ans de retard !

Re-bonjour;
dans le fond, il n'y a aucun doute que les pressions économiques et financières des multinationales de l'agroalimentaire et de l'agrochimie orientent, pour ne pas dire dirigent, plus ou moins directement, les axes de recherche d'institutions publiques telles que l'INRA, le CIRAD,...
Si ta réponse était un peu provoc', alors je suis bien forcé de dire que sur le fond je suis d'accord avec toi.

Anonyme | 17 octobre 2006 à 11h32
 
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Re:Re:Re:Re:30 ans de retard !

Je vous conseille de lire cet article de Riondet sur l'agriculture durable mis sur un site d'ATTAC que l'on ne peut supposer inféodé à l'industrie ou aux lobbies...
Vous y verrez que le Président directeur général de l'INRA , Jacques (et non Joseph) Poly se montre soucieux de l'avenir de la planète dans un livre publié en 1978...Je crois savoir qu'il a , dans la mesure de ses moyens, essayé de préserver noitre terre en orientant la recherche agronomique en ce sens : les résistances sur les plantes préservent l'environnement, que je sache...A ajouter les connaissances sur les insectes, virus..l'agronomie...La qualité des produits est aussi un des objectifs de l'INRA et , pour cela, les effets des engrais pesticides...entrent dans les évaluations...
Il ne suffit pas d'affirmer des lieus communs mais de prouver ses dires surtout quand on se permet de juger....

Paul | 27 octobre 2006 à 16h19
 
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Re:Re:Re:Re:Re:30 ans de retard !

Et ben, dès le matin, on se fait voler dans les plumes pour avoir dit ce que l'on pense...
1) OK pour le bouquin: le président de l'INRA se souciait de l'environnement en 1978. Bon.
2) Et alors, que s'est-il passé à l'INRA? Non, parce que j'aimerais vous rappelez que dans ces institutions, ce n'est pas le président général qui décide seul des orientations des recherches et des travaux à mener; tout se décide en conseil d'administration, et si le président est seul à penser que des recherches sur l'agriculture bio seraient bien, et bien au final rien ne se fait dessus.
3) Tout ce que vous pouvez lire ci-dessus sont évidemment des lieux communs, mais ils sont avérés. J'en veux pour preuve le constat des 20 dernières années de recherches agronomiques en France, qui ont été loin de favoriser et de privilégier la préservation de l'environnement.
4) à vous Paul de me prouver le contraire. Et je sais de quoi je parle, j'ai un BTS agricole et un DESS en sciences de l'environnement. Ce qui ne m'empêche pas de dire de conneries non plus, il est vrai.

matt17330 | 30 octobre 2006 à 10h01
 
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