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Actu-Environnement

Bilan du G8 d'Evian

Lors du sommet annuel du G8, ont été prises plusieurs décisions en matière d'environnement et de développement durable. Les dirigeants ont mis l'accent sur la mise en oeuvre des Objectifs de Développement pour le Millénaire et de Johannesburg.

Gouvernance  |    |  Actu-Environnement.com
Le Sommet du G8 réunit les dirigeants de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon, du Royaume-Uni et de la Russie. L'union européenne y participe également. Elle est représentée par le dirigeant du pays assurant la présidence du Conseil européen et par le président de la Commission européenne. Le sommet de 2003 à Evian a été le cinquième sommet ayant eu lieu en France, précédés par ceux de Lyon (1996), de Paris (1989), de Versailles (1982) et de Rambouillet (1975). Consultez l'historique du G7 - G8)
Le Président des États-Unis a proposé d'accueillir le prochain sommet en 2004.
Le sommet s'est achevée la semaine dernière Il a notamment été pris plusieurs décisions en matière d'environnement et de développement durable. Les dirigeants ont mis l'accent sur la mise en oeuvre des Objectifs de Développement pour le Millénaire et de Johannesburg, qui a été accepté au niveau international, dans les domaines suivants :


Afrique

Les discussions avec les Présidents d'Afrique du Sud, d'Algérie, du Nigeria et du Sénégal, membres du comité de pilotage du NEPAD, ont témoigné de leur volonté commune de contribuer au développement de l'Afrique. Ils ont convenu d'élargir le dialogue avec les Chefs d'État africains sur le NEPAD et sur le plan d'action du G8 pour l'Afrique et invitent les pays intéressés et les institutions internationales compétentes à désigner de hauts représentants pour s'associer à ce partenariat. Le bilan des progrès réalisés sera fait sur la base d'un rapport, au plus tard en 2005.
À ce sujet, Jacques Chirac a apporté les précisions suivantes :
''Par ailleurs, pour construire ce développement durable dans un esprit de solidarité, nos décisions ont concerné l'intensification du dialogue avec l'Afrique. Dialogue, je vous le rappelle, initié à Gènes, fortement développé sous l'autorité du Premier ministre canadien à Kananaskis et confirmé aujourd'hui comme un élément essentiel et durable de la détermination des pays qui ont les moyens de faciliter le développement de le faire au bénéfice de ceux qui en ont le plus besoin et qui sont, d'abord et avant tout, les peuples d'Afrique. D'où le progrès, encore, du NEPAD et, à cet égard, je voudrais une fois encore remercier très chaleureusement de la part de chacun d'entre nous, des Huit, les représentants personnels qui ont fait un travail considérable, dont vous avez vu le rapport, d'ailleurs, et grâce à qui nous pourrons avec détermination poursuivre dans cette voie du NEPAD.''

Famine

Pour réduire les risques de famine qui pèsent sur des millions de personnes, en particulier en Afrique, Les dirigeants se sont engagés à répondre aux besoins urgents en matière d'aide alimentaire et se sont entendus sur les mesures à prendre pour améliorer les mécanismes de prévention de la famine et la sécurité alimentaire à long terme.

Eau

L'eau étant essentielle à la vie, le manque d'eau peut porter atteinte à la sécurité de l'homme. La communauté internationale doit aujourd'hui redoubler d'efforts dans ce domaine. Il faut promouvoir la bonne gouvernance, renforcer la capacité des pays bénéficiaires d'une aide à adopter des politiques de l'eau appropriées et orienter les ressources financières vers le secteur de l'eau de manière plus efficace et plus efficiente afin d'atteindre les objectifs de la Déclaration du Millénaire et du Programme de mise en oeuvre du Sommet mondial sur le développement durable (SMDD) dans le domaine de l'eau et de l'assainissement, et d'inverser la tendance actuelle à la dégradation de l'environnement grâce à la protection et à la gestion équilibrée des ressources naturelles.
Les dirigeants ont pris l'engagement de jouer un rôle plus actif dans les efforts déployés à l'échelle internationale pour atteindre ces objectifs, sur la base du consensus de Monterrey et des conclusions du troisième Forum mondial sur l'eau et de la Conférence ministérielle qui se sont tenus au Japon en mars 2003. En s'appuyant sur cet acquis et en répondant aux besoins et priorités des pays partenaires, Ils adopteront les mesures suivantes, individuellement et/ou collectivement, en tenant compte plus particulièrement de l'importance d'une bonne gestion de l'eau en Afrique, en appui au Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique.

1/ Encourager la bonne gouvernance
- Les dirigeants sont déterminés à aider en priorité les pays qui font la preuve de leur engagement politique en faveur de l'eau potable et de l'assainissement de base, dans le cadre de leur stratégie de promotion du développement durable et d'éradication de la pauvreté, à :
* élaborer les plans les plus complets pour la gestion intégrée et l'utilisation efficace des ressources en eau ;
* mettre en place un cadre institutionnel stable, transparent et reposant sur l'état de droit, respectant les besoins fondamentaux de l'homme et la préservation des écosystèmes, et favorisant la responsabilisation des acteurs locaux et une approche appropriée du recouvrement des coûts;
* définir des objectifs clairs et, s'il y a lieu, élaborer et évaluer des indicateurs de performance.
- Ils appuieront les efforts déployés par ces pays pour renforcer leurs capacités à développer les compétences nécessaires pour offrir des services publics efficients, en cherchant les aidant à :
* instaurer un cadre juridique, réglementaire, institutionnel et technique approprié ;
* renforcer les établissements de formation professionnelle initiale ou continue en gestion de l'eau ou à les créer le cas échéant.
- Compte tenu de l'importance de la gestion des bassins fluviaux, Ils intensifieront leurs efforts pour :
* aider au développement de plans de gestion intégrée et d'économie des ressources en eau ;
* appuyer une meilleure gestion et la mise en valeur des bassins fluviaux partagés ;
* promouvoir, au niveau mondial, la coopération à l'intérieur des bassins fluviaux, avec une attention particulière pour les bassins fluviaux africains.
- Ils proposent de diffuser les bonnes pratiques en matière de fourniture de services de distribution d'eau et d'assainissement, s'agissant notamment du rôle des différents acteurs, ou de la création et du fonctionnement des partenariats public-public ou public-privé selon les cas.

2/ Utiliser toutes les ressources financières
Dans le prolongement du Consensus de Monterrey et du Plan de mise en oeuvre du Sommet mondial sur le développement durable et ayant à l'esprit les besoins différents des populations rurales et urbaines, ils ont pris l'engagement :
- D'accorder une importance prioritaire, dans l'affectation de l'aide publique au développement, aux propositions de qualité des pays en développement partenaires en matière d'eau et d'assainissement. Cela peut jouer un rôle de catalyseur dans la mobilisation d'autres flux financiers
- De contribuer à mobiliser l'épargne locale pour le financement d'infrastructures pour l'eau en développant et renforçant les marchés de capitaux et les institutions financières au plan local, notamment grâce à :
* la création en tant que de besoin, au niveau national et au niveau local, de fonds renouvelables en monnaie locale ;
* des mécanismes appropriés d'atténuation des risques ;
* la fourniture d'une aide technique pour le développement de marchés financiers locaux efficaces et la mise en place de capacités d'administration municipale en matière de conception et de mise en oeuvre de projets financièrement viables ;
* la fourniture, en tant que de besoin, de subventions ciblées pour les groupes sociaux les plus pauvres qui ne peuvent pas rembourser totalement leur dette contractée au taux du marché.
- D'encourager les institutions financières internationales à accorder à l'eau la priorité nécessaire
- De promouvoir un recouvrement des coûts prenant en compte l'octroi d'aides en fonction des résultats, afin de permettre aux personnes qui n'en ont pas les moyens d'accéder aux services proposés
- De promouvoir des partenariats entre secteur public et secteur privé, en tant que de besoin et lorsque cela est approprié, notamment par :
* le soutien aux investissements du secteur privé et l'encouragement à recourir à la monnaie locale ;
* la facilitation de l'investissement international en matière commerciale et des prets par la mise en oeuvre de mécanismes de garantie des risques ;
* l'encouragement de l'harmonisation des procédures opérationnelles ;
* la facilitation des procédures d'appel d'offres nationales et internationales .
- D'appliquer, sur une base volontaire, des outils d'aide au développement pour des projets d'eau et d'assainissement pouvant comporter des mécanismes de financement tels que : des financements concessionnels compatibles avec les règles internationales en matière d'aide financière, des techniques de financements de projets, le recours aux micro et méso-crédits, ainsi que des opérations de conversion de dette en investissement
- D'encourager le financement de pratiques d'irrigation adaptées
- D'améliorer la coopération et la concertation entre donateurs, en recherchant une meilleure synergie entre nos diverses initiatives

3/ Créer des infrastructures en s'appuyant sur des autorités ou communautés locales responsabilisées
Ils feront tout leur possible pour aider les pays partenaires à élaborer et à améliorer les infrastructures adaptées aux différents besoins dans le domaine de l'eau et de l'assainissement, de la manière suivante:
- En aidant à mettre en place, entre autres, des systèmes de gestion locale de l'eau dans les zones rurales et des dispositifs d'adduction d'eau potable et d'assainissement dans les zones urbaines, grâce à une utilisation efficace des ressources publiques et à l'encouragement des partenariats public-privé en tant que de besoin
- En favorisant les approches fondées sur les communautés locales, et en particulier la participation de la société civile à la fourniture d'eau et de services d'assainissement et d'hygiène
- En encourageant l'utilisation par les ménages de technologies adaptées sur une base durable pour la fourniture de services d'assainissement de base et l'alimentation en eau potable saine, y compris le traitement de l'eau sur le lieu de consommation qui s'est révélé efficace en termes de coût pour répondre aux besoins des pauvres
- En renforçant les compétences et les connaissances des différents acteurs dans le secteur de l'eau, en particulier les autorités locales et les acteurs concernés de la société civile, en reconnaissant le rôle déterminant que jouent les femmes dans les communautés locales
- En favorisant la prise en compte du renforcement des capacités dans chaque projet de coopération, plus précisément sous la forme d'actions permettant '' d'apprendre en faisant ''
- En renforçant la coopération Sud-Sud

4/ Renforcer le suivi, l'évaluation et la recherche
- En collaboration avec tous les partenaires, ils favoriseront la coordination des mécanismes d'échange d'informations et de suivi en utilisant le système des Nations Unies et d'autres systèmes existants, ainsi que le réseau des sites Internet créés lors de la Conférence ministérielle du troisième Forum mondial sur l'eau, et encouragent les organisations internationales compétentes à les faire fonctionner.
- Ils appuieront le renforcement des capacités de suivi du secteur de l'eau dans les pays partenaires en complément des efforts de suivi existants.
- Ils soutiendront le développement de mécanismes de coopération sur la recherche liée au cycle de l'eau et nous intensifierons les efforts de recherche dans ce domaine.

5/ Renforcer l'engagement des organisations internationales
- Ils ont soulignés combien il est important que les Nations Unies jouent un rôle clé dans le domaine de l'eau.
- Ils demandent à la Banque mondiale, en consultation avec les autres institutions financières internationales, d'étudier et de recommander les mesures nécessaires pour mettre en oeuvre les propositions suivantes émises par le panel mondial sur le financement des infrastructures dans le domaine de l'eau :
* utilisation des instruments de financement de manière plus souple pour autoriser, en tant que de besoin, les prets directs à des entités publiques non souveraines;
* développement de mécanismes de garantie et d'assurance afin d'atténuer les risques ;
* traitement de la question de la couverture du risque de change et du risque souverain ou politique.
À ce sujet, Jacques Chirac a apporté les précisions suivantes :
'' Nous avons essayé de donner plus de dynamique pour réaliser les objectifs du millénaire et de Johannesburg, dans le domaine de l'eau, domaine essentiel s'il en est. La France a pris pour sa part ses responsabilités en décidant de doubler, ce qui représente des sommes importantes, son action et sa participation dans ce domaine. Et nous avons pris collectivement un engagement très fort pour permettre de tenir l'engagement de Johannesburg, ou du millénaire plus exactement, c'est-à-dire de diminuer au moins par deux le nombre des habitants de la planète qui n'ont pas accès aujourd'hui à l'eau et à l'assainissement, ce qui est un véritable drame. Mais cela représente un effort considérable et nécessairement concerté que nous sommes décidés à assumer.''

En conclusion, l'aide des pays riches sera extrêmement sélective. Les grandes puissances opéreront un tri sévère parmi les pays pauvres sollicitant leur aide pour généraliser l'accès à l'eau potable et à l'assainissement.
Elles invitent la communauté internationale à ''redoubler d'efforts'' pour respecter les objectifs fixés par l'ONU de réduire de moitié en 2015 le nombre d'être humains sans accès direct à l'eau potable (1,2 milliard aujourd'hui) et ne bénéficiant pas d'évacuation des eaux usées (2,4 milliards).
Mais elles ne citent aucun chiffre. Elles ne reprennent pas la proposition du président de la Commission européenne, Romano Prodi, de créer un Fonds européen de l'eau d'un milliard d'euros. Elles font également l'impasse sur le doublement immédiat de leur aide publique au développement, recommandation phare d'un rapport publié en mars par l'ancien président du Fonds monétaire international (FMI) Michel Camdessus dont le G8 s'inspire par ailleurs largement.
Actuellement l'Afrique du Sud et le Maroc sont les seuls pays africains ayant fait de l'eau une priorité dans leur ''Stratégie nationale de développement durable''.


Santé

Ils se sont mis d'accord sur les mesures suivantes :
- Renforcer le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme ainsi que les autres actions multilatérales et bilatérales, notamment en participant activement à la conférence internationale des donateurs et des partenaires qui se tiendra à Paris en juillet
- Améliorer l'accès aux soins, et à des médicaments et traitements à un prix abordable, dans les pays pauvres
-Encourager la recherche sur les maladies qui affectent surtout les pays en développement
- Mobiliser les fonds supplémentaires nécessaires à l'élimination de la poliomyélite d'ici à 2005
- Améliorer la coopération internationale pour lutter contre les nouvelles épidémies (ex : SRAS)


Financement du développement

Ils ont réaffirmé leur engagement à répondre au défi de la pauvreté dans le monde ainsi que leur soutien aux Objectifs de Développement pour le Millénaire et au consensus de Monterrey et ont noté que la réalisation de ces objectifs ambitieux nécessite des efforts considérables de la part des pays développés comme des pays en développement, notamment des ressources financières accrues.


Dette

Ils ont réaffirmé leur soutien à l'Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) lancée lors du Sommet de Cologne.


Science et technologie pour le développement durable

Ils reconnaissent la nécessité de soutenir le développement de technologies plus propres, plus durables et plus efficaces, comme le souligne le plan de mise en oeuvre du Sommet mondial sur le développement durable (SMDD). La coopération dans le domaine de la recherche scientifique sur les technologies de transformation peut permettre d'améliorer la santé publique en réduisant la pollution et de diminuer les émissions de gaz à effet de serre pour traiter le problème du changement climatique mondial. Les pays doivent optimiser l'utilisation des ressources naturelles, notamment par le recyclage.
Ils concentreront leurs efforts sur trois domaines qui sont porteurs d'un fort potentiel de progrès : coordination des stratégies mondiales d'observation ; utilisation plus propre, plus durable et plus efficace de l'énergie ; développement durable de l'agriculture, productivité et préservation de la biodiversité.

1/ Renforcement de la coopération internationale sur l'observation du globe
- Instaurer une étroite coordination de nos stratégies respectives d'observation du globe durant les dix prochaines années ; identifier de nouvelles observations à effectuer pour réduire au maximum les données manquantes
- S'appuyer sur les travaux existants pour produire des données fiables sur l'atmosphère, les sols, l'eau douce, les océans et les écosystèmes
- Améliorer la collecte et l'archivage de ces données partout dans le monde et combler les lacunes des systèmes existants en matière de couverture
- Favoriser l'interopérabilité et l'échange mutuel de données
- Élaborer un plan de mise en oeuvre afin d'atteindre ces objectifs d'ici la prochaine réunion ministérielle qui se tiendra au printemps à Tokyo

2/ Accélération de la recherche sur les technologies de l'énergie, leur développement et leur diffusion
- Promouvoir le rendement énergétique de toutes les sources d'énergie et encourager la diffusion et l'adoption de technologies avancées à fort rendement énergétique, en tenant compte de la nécessité de réduire la pollution. Les mesures à prendre peuvent porter sur les normes, les marchés publics, les incitations et instruments économiques, l'information et l'étiquetage
- Accélérer l'innovation dans le domaine des technologies propres et promouvoir son introduction rapide sur le marché dans les pays développés comme dans les pays en développement, notamment à l'occasion de la Conférence des Parties de la Convention-cadre sur les changements climatiques qui se tiendra à Milan et dans les étapes ultérieures de ce processus, au sein de l'Agence internationale de l'Énergie (AIE) et dans d'autres enceintes internationales telles que la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe, le Groupe d'experts sur les transferts de technologies, etc., en trouvant des moyens adaptés pour impliquer le secteur privé dans ce processus
- Appuyer les efforts destinés à augmenter de manière substantielle la part des énergies renouvelables dans la consommation mondiale d'énergie :
* stimuler la recherche fondamentale dans les énergies renouvelables, telles que l'énergie solaire photovoltaïque, les éoliennes off-shore, les prochaines générations de turbines éoliennes, l'énergie marémotrice et géothermique, la biomasse ;
* coopérer dans le domaine de l'échange des résultats de la recherche, le développement et le déploiement des technologies émergentes dans ce domaine ;
* travailler à rendre moins coûteuses les technologies utilisant les énergies renouvelables ;
* participer à la Conférence internationale sur les énergies renouvelables qui se tiendra à Bonn au printemps 2004 .
-Accélérer le développement de la technologie des piles à combustible et de l'hydrogène (production d'énergie, transport, production d'hydrogène, stockage, distribution, utilisation finale et sécurité) :
* renforcer la coopération internationale et l'échange d'informations dans la recherche pré-concurrentielle, selon le principe de la réciprocité pleine et entière, par l'intermédiaire de l'AIE et d'autres organisations existantes ;
* travailler avec le secteur industriel pour lever les obstacles qui empechent les véhicules à pile à combustible de devenir compétitifs en termes de prix, et s'efforcer d'atteindre cet objectif dans les vingt années à venir ;
* accélérer, au sein des organisations existantes, l'élaboration de codes et normes internationalement reconnus ;
* travailler ensemble pour faciliter l'utilisation des technologies de l'hydrogène sur nos marchés et sur les marchés d'autres pays, notamment par le développement d'infrastructures .
- Développer de manière significative et rendre plus accessibles des technologies plus propres et plus efficaces en matière d'utilisation des combustibles fossiles et dans le domaine des systèmes de séquestration du carbone
- Encourager le Fonds pour l'environnement mondial à tenir dûment compte, dans l'élaboration de son programme, du rendement énergétique, du recours aux énergies renouvelables, d'une utilisation plus propre de l'énergie fossile et d'une utilisation durable de l'énergie
- Élaborer des normes et codes pour la prochaine génération de véhicules, favoriser un diesel plus propre et le biodiesel, en reconnaissant que les besoins sociaux en matière de qualité de carburant sont différents d'un pays du G8 à l'autre
- En conformité avec nos procédures nationales, promouvoir des véhicules à moteur propres et efficaces, y compris les véhicules de la prochaine génération
-Travailler en concertation avec les industriels pour accroître le rendement énergétique des équipements électriques et électroniques
- Nous prenons acte des efforts déployés par les pays du G8 qui continueront d'utiliser l'énergie nucléaire pour développer des technologies plus avancées qui soient plus sûres, plus fiables et plus résistantes au détournement et à la prolifération

3/ Agriculture et biodiversité
- Promouvoir la conservation et l'utilisation durable des ressources génétiques pour l'agriculture et l'alimentation :
* soutenir le Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture en concluant la négociation d'un accord-type de transfert de matériels afin de faciliter l'accès aux ressources phytogénétiques pour la recherche et le développement agricoles, ainsi qu'un partage équitable des bénéfices tirés de leur utilisation ;
* appuyer les efforts déployés pour assurer le financement de la conservation des ressources génétiques dans le cadre des priorités définies par la Commission des ressources génétiques pour l'alimentation et l'agriculture de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture .
- Aider les pays en développement à améliorer leur productivité agricole de manière durable :
* soutenir le rôle essentiel du Groupe consultatif sur la recherche agricole internationale en matière de diffusion de la recherche agricole, ainsi que celui du Forum mondial sur la recherche agronomique, d'autres organisations régionales et nationales de recherche agronomique et des partenariats de recherche Nord-Sud et Sud-Sud ;
* soutenir les actions destinées à fournir aux plus défavorisés en milieu rural, en particulier en Afrique, des technologies adaptées aux conditions économiques, sociales et environnementales locales, y compris par des partenariats public-privé .
- Promouvoir la recherche sur les technologies et pratiques agricoles durables, y compris l'utilisation sûre des biotechnologies dans les pays qui s'y intéressent, de manière à contribuer à prévenir la famine, à améliorer la nutrition, à renforcer la productivité, à préserver l'eau et les autres ressources naturelles, à réduire l'utilisation des produits chimiques, à améliorer la santé de l'homme et à préserver la biodiversité
- Participer à la Conférence ministérielle sur les sciences et techniques agricoles qui se tiendra à Sacramento du 22 au 25 juin 2003 afin de mettre en oeuvre l'engagement pris lors du Sommet alimentaire mondial de Rome
- Utiliser les technologies modernes telles que les technologies d'imagerie par satellites afin d' aider à la lutte contre l'exploitation illégale des forets, de promouvoir une gestion durable des forets et de promouvoir la diversité biologique agricole et sa préservation
Ceux d'entre eux qui ont ratifié le Protocole de Kyoto réaffirment leur détermination à le voir entrer en vigueur. À ce sujet, Jacques Chirac a apporté les précisions suivantes :
''En ce qui concerne l'environnement, nous avons traité de la lutte contre le changement climatique et, notamment, nous avons réaffirmé dans le communiqué final que ceux qui ont ratifié le protocole de Kyoto sont bien déterminés à le mettre en oeuvre. Nous avons évoqué et pris un certain nombre de décisions concernant la protection des océans, mais aussi la protection des forets, la biodiversité et la sûreté nucléaire. Dans ces domaines concernant l'environnement, je voudrais souligner, comme je l'ai fait hier mais je le redis, l'importance de l'engagement et la clarté de la détermination exprimés par le Premier ministre du Japon.''


Exploitation forestière illégale

Dans la perspective d'une exploitation durable des forêts, Ils ont réaffirmé leur détermination à renforcer les efforts internationaux pour remédier à l'exploitation forestière illégale.


Environnement marin et sécurité maritime

Le développement durable et la lutte contre la pauvreté à l'échelle mondiale nécessitent une gestion plus durable et un meilleur équilibre des océans et des mers. Le secteur de la peche constitue la principale source de protéines d'un milliard de personnes, et donc un moyen de subsistance majeur : il fournit quelque 5 à 10 % des ressources alimentaires mondiales. Or, le milieu marin est soumis à une pression croissante. Le déclin de la biodiversité marine et la réduction des stocks de poissons sont de plus en plus préoccupants, tout comme l'utilisation de pavillons de complaisance, en particulier par les navires de peche, comme moyen d'éviter de prendre des mesures de préservation. Le récent naufrage du ''Prestige '' a montré une fois de plus la nécessité d'améliorer la sécurité des pétroliers et la prévention de la pollution.
Les chefs d'Etat et de gouvernement du G8 se sont prononcés pour un renforcement des contrôles des navires, afin d'éviter enfin la réédition de catastrophes telles que le naufrage du pétrolier Prestige.
Les Huit sont ''convenus de prendre toutes les mesures nécessaires et appropriées pour renforcer la sécurité maritime internationale '', indiquent-ils dans une déclaration publiée au deuxième jour du sommet du G8 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni et Russie).
Le G8 annonce qu'il appuiera les efforts de l'Organisation maritime internationale (OMI), notamment pour ''accroître les fonds d'indemnisation au bénéfice des victimes de la pollution pétrolière et réviser le régime d'indemnisation international ''.
Les dirigeants du G8 souhaitent également, dans le cadre de l'OMI, ''appuyer les efforts visant à améliorer la formation des marins, y compris les qualifications minimums obligatoires ''.
Les Huit déclarent qu'ils ''appuieront également les efforts pour faire aboutir une nouvelle convention renforcée sur les normes du travail en mer dans le cadre de l'Organisation internationale du travail ''.
Ils souhaitent enfin ''procéder à une nouvelle accélération dans l'élimination progressive des pétroliers à simple coque '', comme les pétroliers Erika et Prestige.
Le pétrolier maltais Erika avait fait naufrage le 12 décembre 1999 au large des côtes bretonnes provoquant une vaste marée noire le long des côtes atlantiques françaises.
Le pétrolier Prestige, qui a sombré le 19 novembre 2002 après 6 jours de dérive en mer, avait provoqué la pire marée noire sur les côtes de Galice et du Pays basque.


Sûreté nucléaire

Conformément à leur déclaration de Kananaskis, ils ont créé le groupe du G8 sur la sûreté et la sécurité nucléaires et adopté son mandat ainsi que les principes fondamentaux admis par chacun d'entre eux, ceci afin de favoriser la sûreté et la sécurité dans l'utilisation de la technologie nucléaire civile.

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