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Photovoltaïque : le développement des centrales au sol condamné dans la partie nord de la France ?

La région Ile-de-France vient d'inaugurer ce qui pourrait bien être la seule centrale PV au sol de la région. Avec la baisse du tarif d'achat, la faiblesse de l'ensoleillement rend incertain le retour sur investissement. En attendant la baisse des prix des panneaux ?

Reportage vidéo  |  Energie  |    |  Baptiste ClarkeActu-Environnement.com
Photovoltaïque : le développement des centrales au sol condamné dans la partie nord de la France ?

La région Ile-de-France accueille sa première centrale solaire PV au sol. Situés sur les 12 hectares d'une ancienne friche militaire de la ville de Sourdun (77), les 20.000 panneaux solaires photovoltaïques cumulent une puissance de 4,5 MW.

En 2009, la volonté du Ministère de la Défense d'une valorisation foncière de ce terrain dans le cadre de la réorganisation de ses implantations territoriales, trouve un écho dans la volonté de Jean-Louis Borloo, alors Ministre d'État au Développement Durable, de voir chaque région de France accueillir au moins une centrale solaire PV au sol. La SOVAFIM, l'entreprise publique de valorisation foncière, s'allie alors avec Sunnco GC pour répondre à l'appel d'offres de la CRE. … qui ne verra finalement jamais le jour.

Toutefois, malgré le faible ensoleillement de la région, ce projet a pu être réalisé grâce à un tarif d'achat de 35,4c€ / kwh. Avec un investissement de 13 millions d'euros, l'opération est amortie en 10 ans

Mais avec les nouvelles baisses de tarif, la filière risque bel et bien d'avoir du mal à convaincre de nouveaux investisseurs de sorte que le développement de centrales PV de grandes capacités pourrait être compromis dans les régions du nord de la France… en attendant une diminution substantielle du prix du matériel photovoltaïque ?

Réactions3 réactions à cet article

 

"En conséquence, avec le faible ensoleillement de la région, ce projet ne pourra être - au tarif d'achat de 35,4c€ / kwh - amorti qu'au bout de 10 ans, vu l'investissement des 13 millions d'euros consacrés."
Qu'au bout de 10 ans et alors ?
Cela veut dire 10 ans de bénéfices net donc 13 Millions d'Euros de bénéfices !
On ne va pas pleurer un tel bénéfice.
Actuellement les grosses centrales (> 9 kWc) représentent en nombre 6% des installations et 75% de la puissance installée : Un modèle hyper centralisé et dédié à des investisseurs financiers.
La solution devrait être une production distribuée, sur un maximum de toits de particuliers.

Greyvador | 25 janvier 2012 à 10h11
 
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4,5MW pour 13M€ d'investissement, cela fait 2,9€/Wc

Or selon ddmagazine.com

"Par exemple, pour des installations de fortes puissance en Allemagne, le prix par watt installé est passé au dernier trimestre à 1,60 euros, contre de 1,80 euros l'année précédente. Pour les installations résidentielles, le prix de l'installation complète d'un système est passé de 2,2 euros par watt à 1,90 euro par watt, toujours au dernier trimestre, et sur une année. Des fournisseurs désespérés ont vendu des panneaux au prix de 0,68 euros par watt. Pour 2012 IHS prévoit des prix des panneaux autour de 0,65 euros."

Par 2,9€/Wc en France et 1,6€/Wc en Allemagne ? Soit ils se sont mal débrouillé, soit ils ont annoncé des chiffres un peu surévalués mais il y a un différentiel de 7M€ entre la France et l'Allemagne sur cette installation.

Au vrai prix on se rapproche de 5 ans de délai d'amortissement avec les tarifs d'achat de production français.

bernard | 25 janvier 2012 à 11h47
 
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Est-il bien raisonnable, en Ile-de-France, région ultra urbanisée où la préservation des espaces agricoles et naturels est un enjeu majeur d'utiliser ces espaces pour des centrales voltaïque alors que dans le même temps les toits plats qui pourraient être équipés sont légions, à l'exemple du millions de m2 d' entrepôts de logistique.
Si l'inconséquence du gouvernement dans son soutien variable au photovoltaïque pouvait permettre une nouvelle réflexion sur la pertinence d'orientations variables en fonction de la variabilité des enjeux des territoires nous pourrions nous dire qu'à quelque chose malheur a été bon.

mivauv | 26 janvier 2012 à 15h30
 
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