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Actu-Environnement

Les études se multiplient pour analyser le coût du changement climatique

Le changement climatique aura un coût économique extrêmement élevé. C'est ce qui ressort de plusieurs rapports et notamment d'une étude menée de l'université de Tufts aux Etats Unis pour les Amis de la Terre.

Gouvernance  |    |  Carine Seghier Actu-Environnement.com
Le changement climatique aura un coût économique extrêmement élevé. C'est ce qui ressort de plusieurs rapports et notamment d'une étude menée par les économistes du « Global development and Environment Institute » de l'université de Tufts aux Etats Unis pour les Amis de la Terre. Le rapport « Changement climatique – le coût de l'inaction » * met en évidence les dépenses qui seraient causées par un échec des gouvernements à prendre des mesures pour maintenir la hausse des températures. Dans ce cas, le coût pour l'économie pourrait atteindre 20 trillions (20 milles milliards) de dollars par an en 2100, soit entre 6 et 8% du résultat économique de cette période. De plus, l'association les Amis de la Terre souligne que ces chiffres sont sous-estimés car ils ne tiennent pas compte du coût des pertes en terme de biodiversité ou d'événements climatiques extrêmes.

Ce rapport précise également les sommes comparativement assez faibles qui seraient engagées si les températures étaient maintenues à des niveaux acceptables. Selon lui, les actions entreprises dès aujourd'hui pour limiter la hausse des températures à 2°C permettrait d'éviter 12 trillions de dollars de dommages annuels en 2100. En plafonnant la hausse des températures à 2°C, le coût du changement climatique ne s'élèverait en 2100 « qu'à » 3 trillions de dollars par an.
Pour Anne Bringault, directrice des Amis de la Terre France, il est temps pour le gouvernement et pour les futurs candidats aux élections de sortir des politiques du court terme. Nous devons commencer à réduire fortement nos émissions de gaz à effet de serre dès maintenant pour éviter la catastrophe dans les années à venir, ajoute-t-elle.

D'autres rapports se sont penchés sur cette question. La Lettre de la SNDD** rapporte les propos Sir Nicholas Stern, conseiller économique du chancelier de l'échiquier britannique Gordon Brown et ancien responsable des études économiques de la Banque Mondiale, lors d'une réunion ministérielle du G8+5 au Mexique le 3 octobre dernier. Lutter contre le changement climatique coûtera beaucoup moins cher que l'inaction, qui serait particulièrement désastreuse pour les pays pauvres, a-t-il indiqué lors de la présentation en avant-première des conclusions d'un rapport que lui ont demandé le premier ministre britannique Tony Blair et M. Brown, après le sommet du G8 de Gleneagles en juillet 2005. Selon Sir Nicholas, la réduction des émissions en vue de stabiliser à long terme la concentration des gaz à effet de serre dans l'atmosphère autour de 550 ppm CO2 eq aura probablement un coût net de l'ordre de 1% du Produit intérieur brut mondial en 2100. À l'opposé, les impacts attendus d'un laissez-faire pourraient coûter jusqu'à 10% du PIB mondial en 2100 et trois à quatre fois plus dans les pays pauvres.

Notons encore qu'en France, le 27 juin dernier, les sénateurs Pierre Laffitte et Claude Saunier ont présenté un rapport à l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) sur le thème « Changement climatique et transition énergétique : dépasser la crise ». Selon ce rapport, il existe à cet horizon un risque réel d'emballement climatique dont les effets physiques et les conséquences financières sont très sous-estimés. De 1 % du PIB mondial actuellement, le coût du changement climatique pourrait être porté à 2,5-3 %.

Rappelons qu'au cours du XXe siècle, la température moyenne de la planète s'est élevée d'environ 0,6°C et celle de l'Europe de plus de 0,9°C. Les prévisions des scientifiques tablent pour la fin du XXIe siècle sur une hausse des températures de 2 à 6 degrés, voire plus. Les effets seraient considérables : hausse du niveau des mers, développement de maladies tropicales, extinction de nombreuses espèces, diminution des ressources pour l'alimentation (poissons, céréales, …), raréfaction de l'eau. Depuis le début de l'ère industrielle, la concentration de CO2 est passée de 280 à 377 parties par million, soit une augmentation de 30 %, tandis que la concentration d'oxyde d'azote a augmenté de 15 % et que celle de méthane a été multipliée par 2,45. L'entrée en vigueur du protocole de Kyoto n'est qu'une première étape d'une politique internationale qui, aux vues des récents rapports scientifiques, devra réduire de moitié les émissions mondiales de GES à l'horizon 2050 pour contenir le réchauffement à moins de 2°C d'ici la fin du siècle. Pour les pays industrialisés, cela suppose une division par 4 de leurs émissions afin de laisser la possibilité aux pays émergents de se développer. Selon le GIEC, le seuil de 2°C marque la différence entre un changement important mais gérable et un dérapage dépassant nos capacités d'adaptation.


*Climate Change – The Costs of Inaction

**Numéro 7 du 13 octobre 2006

*** Rapport

Réactions12 réactions à cet article

 
Re:Re:changement climatique et solution

Actuellement l'activité humaine avide de gains est responsable de l'asséchement de certaines parties de continents sensibles par imperméabilisation des sols , déboisements , drainages, surexploitation des réserves d'eau souterraines.
Plus que l'effet de serre ce facteur modifie les climats et personne n'en parle pour qu'on ne pointe pas du doigt les responsables .
C'est d'autant plus grave que la réponse au changement climatique se trouve justement être l'inverse de ce qui accélère et concentre les mouvements d'eau sur terre et dans l'air et qui dérègle donc les climats. La répartition de l'eau consiste à gérer la ressource d'eau pour répartir les ruissellements excédentaires afin de les infiltrer dans le sol .D'abord pour réparer des siècles d'erreur et ensuite pour faire reculer les déserts et ouvir un monde nouveau dont le développement de la vie sera le fer de lance ou le seul objectif facilement acceptable par tous quelque soit leur origine...
Concrètement il faut faire sur chaque bassin versant de la planète un réseau de canaux complémentaires aux rivières pour prélever et répartir l'eau sur la surface du territoire.

jeandb
 
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Re:Re:Re:Re:Foutaises!!

Pour reboiser le Sahara il faut faire l'inverse de ce qui le fait grandir actuellement .C'est l'ensemble des continents qui sont concernés. Chaque goutte d'eau qui tombe du ciel qui n'est pas intercepté par la végétation ou la nappe phréatique se retrouve à la rivière pour retourner à la mer.
Si on veut détourner l'eau d'une rivière pour irriguer tout lemonde cri au scandale . Par contre chacun pompe l'eau des nappes phréatique pour remplir une piscine sans problème.
Il est facile de faire ce qu'on toujours fait toutes les civilisations qui ont duré : faire cheminer l'eau sur les courbes de niveau pour maintenir le niveau de l'eau dans le sol le plus près de la surface. L'eau par son pouvoir calorifique tempère les climats.
Le monde actuel est condamné à remettre d'urgence cette technique au gout du jour. Plus on attendra , plus se sera pire....

jeandb
 
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Prise de conscience

Les politiques mais surtout les industriels , sont-ils conscients du danger ???Je pense que comme d'habitude , la politique du court terme est appliquée et que l'on va à grands pas vers une extinction de la race humaine . La chute d'un météore ne sera pas nécessaire , l'homme s'en chargera lui-même......Dommage pour nos enfants qui ne pourront pas voir les beautés de la terre que nous avons consciencieusement détruites....
Il est encore temps d'agir , encore faut-il le vouloir .
J'ai bien peur que nos dirigeants(et je ne parle pas que de la France)soient trop accaparés par le pouvoir pour voir plus loin que le bout de leur lorgnette...

Anonyme | 19 octobre 2006 à 11h25
 
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Foutaises!!

Bonjour,
Et qui paiera? Toujours les mêmes, d'ailleurs c'est écrit explicitement: "l'inaction sera particulièrement desastreuse pour les pays pauvres". D'ailleurs dans les pays riches ce sera encore les pauvres qui paieront car ils ne pourront pas se payer ce qu'il faut pour vivre dans les conditions futures.
Qui veut changer? les bonnes âmes mais pas l'industrie:
cf le charbon nivernais: la centrale sera-t-elle équipée pour capter le CO2 et le séquestrer? Pas entendu parlé.
Cf le monde pétrolier qui n'a de cesse d'accroitre l'extraction.
Cf le monde automobile plus préoccupé à changer les clignotants que la motorisation
Cf la récente création ce printemps d'un groupe pour le développement des carburants de synthèse: n'est-ce pas un signe évident que l'on veut garder le moteur à explosion sa consommation et ses émissions
Cf la demande toujours croissante de routes et d'autoroute pour soi-disant desengorger le trafic. Mais il est comme l'eau il coule où c'est plus facile, donc l'engorgement sera toujours là
De toute manière l'industrie et le marché se réjouissent de tous ce nouveaux marchés créés par le changement climatique, ça fait du bizzeness.

La seule solution serait d'arrêter de compter bêtement en dollars et d'avoir un nouveau système de valeurs: le bien-être des gens, la réduction de la misère etc
Bonne journée

Gugu | 19 octobre 2006 à 11h33
 
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Re:Foutaises!!

Raler ...c'est bien ... mais agir serait mieux...... propositions ?

Anonyme | 19 octobre 2006 à 11h41
 
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Re:Re:Foutaises!!

Bonjour,
Je vous retourne la question!! Faudrait tout de même pas renverser les rôles: qui donne la tendance? qui a le pouvoir, si ce n'est les grands industriels. Ils pourraient peut-être faire preuve de volontarisme? Mais non ils se guettent tous les uns les autres. De colloques en conférences on voit bien cela!!
Ca bouge un peu: la maison individuelle efficace arrive sur le marché, sauf que cela implique encore plus d'extension des villes (bénéfice?). Vu le taux de renouvellement des logements (1 % l'an) il faudrait que ses performances soient très élevées et en plus pousser beaucoup plus l'isolation du bâti.
Complétez vous même le catalogue

Gugu | 19 octobre 2006 à 12h01
 
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Re:Prise de conscience

bonjour!
nous pensons que les politiques et les industriels sont plus conscient que nous le pensons des danger que court notre palnète
ce que nous souhaitons dire: la manière dont les problèmes sont approchés pour atténuer les atteintes et les dégradations, leur apporter la solution ceci est une autre question, serait une vue de l'esprit
diminuer et ou capter le co2 et autres contraintes imposées aux citoyens pour consommer moins voir consommer propre etc.. tous ne sont pas sure que le phénomène de l'effet de serre serait andigué! et la couche d'ozone continuera de prendre des proportions plus aggravante (les scientifiques le prédisent)
avec tous ceci les mécanismes du protocole de Kyoto font la passe sur la nécessité de faire reboiser les grands espaces que la main de l'homme a dégradé, ne pas oublier que le Sahara Africain, pour ne citer que ce cas, et dont de nos jours on nous parle de "désert et desertification"
qu'a-t-on fait pour lutter et encore moins rétablir la nature à son état naturel?
vous avez raison de dire qu'il faut agir et que les dirigeants sont accaparés par le pouvoir (conduire les êtres humains sur terre mais vers et où?) la société civile que nous sommes ne pourrions nous pas persister à amener ces pouvoirs à plus de raison? et considerer les choses terre à terre?

daoud membre association | 19 octobre 2006 à 12h52
 
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Re:Re:Foutaises!!

bonjour!
que la société civile se mobilise pour faire rectifier les mécanismes du protocole de Kyoto pour les amener à faire reboiser les grands espaces que la main de l'homme a dégradé
capter le co2 et l'injecter dans les entrailles de la planète n'est pas la solution comme l'on affirmé les scientifiques nous ne disons pas qu'il faut laissr s'échapper les ges mais comment les neutraliser sans d'autres dégats en tout état de cause sommes convaicu que faire reboiser les grands espaces tel le Sahara pourrait avec certitude, a atténuer utilement les émanations des ges la question est en débat!

daoud membre association | 19 octobre 2006 à 13h04
 
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changement climatique et solution

Ces financements de soit disantes études de coût du changement climatique ne seraient-ils pas un moyen de détourner de l'argent vers des partis politiques et qu'en sortira-t-il si ces n'est des conclusions en faveur des technologies qui détiennent déjà les monopoles pour faire de l'argent et rien d'autres à part empirer le changement climatique.

Il existe un facteur de réduction du changement climatique , c'est la répartition de l'eau pour faire reculer les déserts , mais cela n'arrange pas les marchands de pompes d'en parler!!!

jeandb | 19 octobre 2006 à 16h42
 
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Re:Re:Re:Foutaises!!

Question d'un néophyte sur ce sujet:
vous parlez de "reboiser les grands espaces tel le Sahara", dis comme ça, ça a l'air bien !! mais comment on fait ? C'est pas un désert le Sahara ?

Je pose pas cette question pour polémiquer, c'est juste que cette proposition me parait plutot étonnante...

Alex | 20 octobre 2006 à 16h48
 
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Re:changement climatique et solution

Pouvez-vous être plus précis sur la répartition de l'eau à laquelle vous faites allusion svp ?

M. MARTIN

M. MARTIN | 30 octobre 2006 à 20h48
 
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l'eau de pluie

que pensez vous de la récupération des eaux de pluie?
jp

jp | 01 novembre 2006 à 10h44
 
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