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Actu-Environnement

Quelques mots pour renforcer la directive sur les eaux souterraines

Le Parlement a annoncé avoir trouvé un accord de conciliation avec le Conseil européen concernant la directive sur les eaux souterraines qui se verra renforcée. Quelques mots ajoutés au texte, mais qui devraient faire toute la différence.

Eau  |    |  Carine Seghier Actu-Environnement.com
Dans un communiqué du 18 octobre, le Parlement européen annonce avoir trouvé un accord avec le Conseil et la Commission concernant la directive sur les eaux souterraines. Les eaux souterraines sont notre principale matière première. Or, plus de la moitié des nappes phréatiques de l'UE sont polluées et ne peuvent plus être nettoyées. D'où l'importance de mieux les protéger, a commenté le rapporteur allemand, Christa KLAB du Parti populaire européen (PPE-DE). L'accord conclu avec le Conseil a été approuvé par la délégation du Parlement à une très large majorité (16 voix pour, aucune contre et 4 abstentions).

Avec cet accord, l'objectif de la directive a été élargi : celle-ci visera à protéger les eaux souterraines contre la pollution et la détérioration et non pas seulement contre la pollution comme l'avait demandé le Conseil dans sa position commune.

De plus, les états membres seront tenus de prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir le rejet dans les eaux souterraines de toutes substances dangereuses et ne doivent pas seulement s'efforcer de prévenir ce type de pollution. Ces substances dangereuses comprennent notamment le cyanure, l'arsenic, les produits biocides et phytopharmaceutiques figurant dans une annexe de la directive-cadre sur l'eau adoptée le 23 octobre 2000.

En revanche, la pollution par les nitrates d'origine agricole ne sera pas couverte par la directive sur les eaux souterraines. La valeur limite de 50mg/l pour ce type de pollution se trouve donc maintenue dans la directive de 1991 sur les nitrates, indique le parlement. Par contre les députés ont obtenu que des aides spécifiques en cas de perte de revenus soient envisagées via le règlement sur le développement rural.
Par ailleurs, le texte proposé et approuvé par le Parlement n'imposera pas de normes uniques à l'échelle de l'UE à l'exception des pesticides mais vise à harmoniser les méthodes de mesure des polluants potentiels.

Selon l'Ifen, en France, la contamination par les pesticides concerne l'ensemble du territoire, métropole et départements d'outre-mer (DOM). Elle touche aussi bien les eaux superficielles que les eaux souterraines, préférentiellement au niveau des zones anthropisées par l'agriculture et par l'urbanisation.

Réactions5 réactions à cet article

 
Etonnant, non ?

Tout cela semble plein de louables intentions, une chose toutefois me choque:
Eu égard à la récente Loi sur l'eau mise en place par Nelly Ollin, on sait qu'aucune mesure contraignante ne sera prise contre les agriculteurs qui sont pourtant avec leur pléthorique largage de Nitrates et Pesticides, les principaux facteurs de la polution qui touche 98% -selon l' IFEN- de nos nappes phréatiques et cours d'eaux.


Comment, alors que la France -ce qui est vrai aussi pour les constructeurs automobiles et les émissions de ges-, se refuse à jamais appliquer le principe du "pollueur-payeur", parvenir à un état salubre des ressources en eau françaises, si rien n'est fait pour éliminer les causes à la source ?

Puisqu'il apparait que le citoyen et le contribuable français seront toujours, au final -pour préserver les intérêts de l'agrobussiness et des agriculteurs et de l'industrie des constructeurs automobiles d'autre part - les seuls à payer de leur santé d'abord et de leur porte monnaie ensuite, à quoi servent ces directives cosmétiques ?

Si ce n'est à valider des Institutions Européennes qui s'autoentretiennent dans leur fonctionnement.

Pourquoi la Suède - qui n'est pas irréprochable- est -elle plus respectueuse de son environnement ?

Pour deux raisons majeures qui manquent à la France: Une réelle volonté politique non-contintenge des lobbys et une population moins individualiste et plus citoyenne, issue de la tradition protestante.[ N' en réfère qu' à toi-même et sois responsable].

Pourquoi, contrairement à l' Allemagne ne pas suventionner largement une agriculture biologique, non polluante ?

Pourquoi continuer à suventionner les gros semenciers et les producteurs porcins -entre autres- , qui pourissent les ressources en eaux ?

En consultant les résultats d'analyse d'eau réservée à la consommation à M..., j'ai constaté que ni les pesticides, ni les résidus de médicaments, ni les métaux lourds n'y figuraient .-Ce que je savais-.
Or ce sont les trois sources de pollution, hormis les nitrites et les sources infectieuses, les plus préocupantes pour la santé humaine.

A titre personnel, un osmoseur inverse pour mon eau de boisson me parait incontournable.
En clair, plus que jamais, la santé a un coût.

melanie | 22 octobre 2006 à 19h40
 
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Gestion globale de l'eau

Vraiment on se moque de nous.

L'eau qui tombe du ciel est la ressource qu'il suffit de répartir et d'infiltrer pour recharger et nettoyer les nappes phréatiques.

Qu'on ne dise pas qu'il n'y a plus rien à faire ce n'est pas vrai.
Il existe une technique simple pour répartir et infiltrer les eaux de ruissellement afin de mettre en pression les réserves souterraines depuis les têtes de de bassin versants.
Cela s'appelle la gestion globale de l'eau.
L'association des biefs du pilat en fait la promotion depuis 20 ans mais biensûr les services officiels font barrage à ce qui nuirait aux intérêts financiers de l'eau.

jeandb | 26 octobre 2006 à 04h06
 
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Re:Gestion globale de l'eau

N'aviez-vous pas donné l'adresse du site de l'association des biefs du Pilat?
Pourriez-vous me renseigner? Je suis incapable de la retrouver.
Merci Jeandb.
NYV.

NYV. | 26 octobre 2006 à 18h46
 
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Re:Re:Gestion globale de l'eau

Sur google vous tapez:
Gestion globale de l'eau
ou Les biefs du Pilat
ou biefs

C'est la première page qui vient

jeandb | 26 octobre 2006 à 21h29
 
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Re:Etonnant, non ?

Dans le cadre de l'application de la directive cadre sur l'eau les agences de l'eau dont celle Seine-Normandie ont l'ambitieux programme, dans les bassins d'alimentation de captages les plus vulnérables :
- de convertir l'agriculture classique en agriculture bio,
- de convertir en prairie non fertilisée les anciennes parcelles de blé et mais
- de reboiser tout ou partie du bassin.
Bien évidemment ce programme sera sabré par la profession agricole et éventuellement la société civile car il va impliquer une hausse momentanée des prix.
Soyons les plus nombreux à soutenir ce programme le moment venu.

Quant aux analyses d'eau de distribution publique, les produits phytosanitaires et les métaux lourds sont analysés au captage et en production mais à des fréquences moindres que la bactériologie en distribution : 1 fois tous les 5 ans à 1 fois par an selon l'importance de la commune desservie.
Les résultats de ces analyses doivent être mis à la disposition du public en mairie, ou à défaut à la DDASS.
Quant aux résidus de médicaments, ce sont des polluants émergents et il faut définir une liste prioritaire de molécules, une méthodologie d'analyse et équiper les laboratoires d'analyse pour qu'ils fassent ces analyses en routine.

Ne crachez pas plus qu'il ne faut sur les pouvoirs publics, nous ne sommes pas aveugles et nous avons conscience des problèmes émergents, nous sommes juste freinés par de nombreuses contraintes.
Notamment celle du maire de la commune qui ne veut plus payer des analyses qui coûtent une fortune (1.500 euros pour l'analyse type la plus complète et 100 euros par famille de pesticides), coût qui se répercute sur le fameux prix de l'eau.

Je propose que vous buviez de l'eau distillée reminéralisée, ainsi vous abandonneriez l'eau de distribution publique qui est pleine de cochonneries puisque à vous entendre personne ne s'en préoccupe. Le service publique de distribution d'eau serait alors faute de rentrées financières laissé à l'abandon... et ce que nos ainés ont mis 100 ans à mettre en place serait réduit à néant tout simplement pasque chacun agit dans son coin en crachant sur le -certes insuffisant mais néanmoins existant- travail des agents de l'Etat chargés d'assurer une protection sanitaire de l'eau de consommation.
Renseignez-vous un moment sur ce qui se fait avant de dénigrer le travail des autres.

Xéno, celle qui en a marre que tout le mondre crache sur les fonctionnaires et qui voudrait aussi avoir les moyens d'en faire 2 fois plus pour l'environnement et la santé.

Xéno | 26 novembre 2006 à 15h22
 
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