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Actu-Environnement

La conférence de Nairobi s'est clôturée sur des avancées faibles mais encourageantes

Au cours de la conférence sur le climat de Nairobi, les gouvernements se sont accordé sur plusieurs mécanismes d'aides aux pays démunis mais ont repoussé les négociations pour l'intégration des pays émergents au protocole de Kyoto.

Gouvernance  |    |  Florence Roussel  |  Actu-Environnement.com
Comme attendue, la 12e conférence mondiale sur le climat qui s'est déroulé du 6 au 17 novembre à Nairobi au Kenya fait figure de conférence de transition et son bilan est plutôt faible même s'il reste encourageant. Plus de 6000 participants ont fait progresser le débat sur un certain nombre de sujet même si aucune disposition n'a été arrêtée concernant les modalités de prolongation du protocole de Kyoto après 2012. Ce sujet à la source de toutes les discordes a été évité mais pour la première fois dans les négociations internationales pour lutter contre les changements climatiques, les gouvernements ont reconnu qu'il était nécessaire de diviser par deux les émissions globales de gaz à effet de serre d'ici 2050, afin de contenir la hausse de la température globale en deçà de 2°C. Cette prise de position unanime et officielle a été saluée avec beaucoup de satisfaction de la part des ONG à l'instar de Greenpeace et du WWF qui rappelle toutefois qu'il reste encore beaucoup à faire pour que les décisions politiques rattrapent le rythme effrayant des changements climatiques.

La conférence organisée pour la première fois en Afrique sub-saharienne, compte quelques avancées intéressantes pour les pays en développement très touchés par les changements climatiques. Il a été décidé de leur confier le contrôle du Fonds pour l'Adaptation qui permettra le financement de projets aidant les populations les plus vulnérables à s'adapter aux impacts des bouleversements climatiques. Ce Fonds serait alimenté par une taxe sur les crédits générés par le Mécanisme de Développement Propre (MDP), l'un des trois mécanismes de flexibilité du Protocole de Kyoto, ce qui pourrait générer rapidement plus de 300 millions euros. Les ONG espèrent déjà que cette taxe sera étendue à l'avenir aux autres mécanismes du Protocole de Kyoto ce qui pourrait permettre de doter ce fond de plusieurs milliards de dollars répondant ainsi à la réalité des besoins des pays les plus vulnérables, expliquent-elles. Ce fonds pourrait être opérationnel dès 2007 et serait géré par le Fonds pour l'environnement mondial.
Les gouvernements ont également reconnu la nécessité de mieux répartir les projets MDP dans les pays les plus démunis. Ces MDP restent pour l'instant très localisés en Inde, en Asie et au Brésil tandis que très peu de projets sont enregistrés en Afrique par exemple. Kofi Annan secrétaire général des Nations Unies a ainsi présenté son Plan cadre de Nairobi visant à renforcer les capacités et les infrastructures de ces pays pour qu'ils puissent accéder aux projets MDP. L'Union européenne a de son côté rappelé la création de son fonds mondial de capital-risque pour encourager, dans les pays en développement et les économies en transition, l'investissement privé dans les projets de promotion de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables. À l'occasion de la conférence, l'Allemagne et l'Italie se sont engagées à alimenter ce fonds de respectivement 24 millions d'euros et 8 millions d'euros au cours des quatre années à venir, en plus des 80 millions déjà commis par la Commission. Quant à la France, la ministre de l'écologie et du développement durable, Nelly Olin, a annoncé le versement de 2 millions d'euros au programme « Africa assist » de la Banque Mondiale visant à faciliter le montage de projets MDP en Afrique. Ce programme, qui vient de démarrer, devrait permettre de lancer prochainement 30 à 40 projets sur ce continent.

En ce qui concerne l'après 2012 du protocole de Kyoto, les parties signataires se sont entendues sur un plan de travail de révision mais aucune modalité de prolongation n'a été évoquée. Pour Stavros Dimas, commissaire européen à l'environnement, le plan de travail convenu ici est une étape importante vers la définition de la future forme d'action du protocole, mais la communauté internationale doit intensifier ces efforts pour compléter le processus dès que possible. Avec ce plan de travail, l'examen du protocole a été reporté en 2008 mais aucun délai n'a été fixé pour l'aboutissement de ces discussions. Les ONG estiment qu'elles devraient avoir abouti dès 2009 pour donner du temps à la ratification et permettre une transition continue en 2012. Mais selon l'association Les Amis de la Terre, le report en 2008 des discussions concernant l'intégration de la Chine, de l'Inde et du Brésil dans le protocole de Kyoto risque de retarder dangereusement la deuxième phase du protocole.
Par conséquent, le WWF compte sur la prochaine conférence qui se tiendra en 2007 à Bali, en Indonésie pour entamer de véritables négociations notamment sur une diminution drastique des émissions polluantes.

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