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34 projets de prévention des inondations retenus par le ministère

La Ministre de l'Ecologie et du développement durable a présenté le 13 juin dernier à Compiègne en présence notamment du préfet du Gard les résultats de l'appel à projets de plans de prévention des inondations lancé dans le Gard en septembre 2002.

Gouvernance  |    |  Actu-Environnement.com
Les 34 projets retenus ( parmi une centaine transmis par les préfets depuis octobre dernier) auront un co-financement de l'Etat.

Les 34 projets sont financés pour 440 millions d'euros, dont 130 millions seront apportés par l'Etat (29 % en moyenne) et le restant par les collectivités territoriales.

Quatre projets ''pilote'' vont bénéficier d'un financement plus important de l'Etat sur les bassins Oise-Aisne, Meuse, Gard-Hérault (crues du Vidourle) et de la Touloubre (Bouches-du-Rhône).

Beaucoup de bassins touchés depuis une quinzaine d'années par des crues importantes sont concernés (Somme, Odet (Finistère), Saône, Meuse, Maine, Gardons et Vidourle (Gard-Hérault), Ouvèze (Vaucluse), Siagne (Alpes-Maritimes)) mais l'Aude, pourtant touchée par les inondations, ne figure pas dans les 34 projets retenus. Le choix du ministère a été d'accorder la priorité aux projets privilégiant les méthodes ''douces'' de régulation de débit en amont, par opposition aux ouvrages hydrauliques ''lourds'' (barrages, grosses retenues) qui ont pour inconvénient de causer des dommages écologiques.
Pour prévenir efficacement une crue, il faut un cocktail de mesures : un système d'alerte performant, des plans de secours, la pose de repères de crues (sur les ponts, bâtiments publics), une information des populations, des champs d'inondations et enfin des digues et travaux de protection.

Sur les 34 projets, 12, soit plus d'un tiers, sont issus du bassin Rhône-Méditerrannée-Corse. L'Etat investira 71 millions d'euros sur ce bassin, dont 23 M d'euros pour le Gard, où les crues de l'automne 2002 avaient fait 21 morts et un disparu.

Deux projets sont retenus en amont de Paris, sur l'Armançon, une rivière qui se jette dans l'Yonne entre Auxerre et Joigny (Bourgogne), et sur la Marne. L'Yonne représente 60 % du débit des grandes crues de type 1910 à Paris, rappelle le ministère. Le projet sur l'Armançon consiste à ralentir ce débit, en créant des champs d'expansion de crue.

Ces projets complètent le dispositif gouvernemental de prévention des inondations, qui comprend la réforme de l'annonce des crues et le projet de loi sur les risques en cours d'adoption au Sénat.

La réforme de l'annonce des crues doit concentrer d'ici 2004 sur 23 services régionaux les personnels éparpillés sur plus de 50 sites. Le ministère de l'Ecologie espère porter les effectifs de 140 à 190 par redéploiement, gel des budgets oblige.

Un Centre national de prévision des crues, qui doit surveiller particulièrement les redoutables ''orages cévenols'', se met en place à Toulouse. Il compte 11 personnes sur la trentaine prévue.

Cet appel à projets s'inscrit dans la stratégie globale de prévention des inondations de la Ministre.

Cette stratégie comprend plusieurs volets :

Un volet législatif : la loi sur la prévention des risques sera adoptée par le Parlement dans les toutes prochaines semaines. Elle prévoit plusieurs dispositifs destinés à améliorer l'information des populations, à renforcer les capacités d'intervention des collectivités locales et à réduire la vulnérabilité en élargissant le champ d'intervention du fonds Barnier.

Un volet financier : les financements de l'Etat seront renforcés dans 34 bassins pour la mise en œuvre de plans de prévention des inondations déclinant la stratégie de la Ministre au plan local. Ces plans amélioreront l'information des populations, les capacités opérationnelles des maîtres d'ouvrages et favoriseront « les techniques douces » comme la restauration des champs d'inondation. Pour la première fois les moyens affectés à ces techniques écologiquement douces seront supérieurs aux moyens affectés aux techniques classiques de protection.

Un volet organisationnel : la réforme de la prévision des crues lancée par la ministre est aujourd'hui quasiment achevée. Le Service Central d'Hydrométéorologie et d'Appui à la Prévision des Inondations (SCHAPI) est en cours d'installation à Toulouse. Le schéma de réorganisation des Services de Prévision des Crues (SPC) est quasiment achevé et sera mis en œuvre à partir de la fin de l'année.

Par ailleurs, le Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable achève l'élaboration d'une circulaire relative au contrôle de la sécurité des digues dont la mise en œuvre permettra de réduire les risques de rupture des ouvrages lors des épisodes de crue.

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