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Coordonner l'observation de la Terre : réunion à Washington

En vue de développer un système international d'observation terrestre global, intégré et durable, les Etats-Unis ont accueilli le Sommet sur l'observation de la Terre qui s'est tenu le 31 juillet 2003 à Washington.

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Tous les systèmes de la planète, qu'ils soient terrestres, atmosphériques, aquatiques ou biologiques, sont interconnectés et en évolution constante. Leurs variations affectent la société. Or, les observations scientifiques, qui sont à la base de toute recherche, permettent de comprendre, de surveiller et de prévoir les changements du système terrestre. Aucun pays ne peut, à lui seul, effectuer toutes les observations nécessaires concernant les dynamiques complexes, au niveau de la planète, des systèmes atmosphériques, terrestres, marins ou aquatiques.

Chaque pays pourrait donc tirer des avantages considérables d'un système d'observations mondial, qui seraient bien supérieurs à ceux qu'il pourrait recueillir à lui seul. En outre, un programme international intégré permettrait de renforcer les travaux menés à l'échelle nationale et d'obtenir une capacité d'observation mondiale sans précédent.

Les systèmes d'observation terrestre donnent d'excellents résultats depuis 25 ans, en particulier dans les domaines des prévisions météorologiques, des prévisions concernant El Nino, des signes précurseurs de tremblement de terre et d'éruption volcanique, et des évaluations écologiques.

En vue de développer un système international d'observation terrestre global, intégré et durable, les Etats-Unis ont accueilli le Sommet sur l'observation de la Terre qui s'est tenu le 31 juillet 2003 à Washington.

Des responsables gouvernementaux et scientifiques de plus de 30 pays se sont réunis à la fin du mois de juillet à Washington pour discuter d'un système permettant de coordonner l'observation des changements climatiques et autres grandes tendances en matière d'environnement planétaire, pour mieux prévenir notamment la surveillance et la modélisation du climat, la gestion agricole et forestière, la gestion des ressources en eau et énergétiques, la gestion des écosystèmes des bassins hydrologiques et marins, l'appui à la gestion des catastrophes telles les inondations et les sécheresses, le développement durable, et le respect des obligations relevant des conventions environnementales internationales

Les dirigeants du G8 avaient demandé la mise en place d'une telle coopération lors de leur sommet à Evian qui s'était déroulé début juin dernier.

Un cadre de travail devrait être développé d'ici le printemps prochain et devrait conduire à la création effective du nouveau système dans les dix ans.

Cette ''coopération nous permettra de prévoir les sécheresses, de nous préparer aux urgences climatiques, de planifier et protéger les récoltes, de gérer les zones côtières et l'industrie de la pêche, et de surveiller la qualité de l'air'', a déclaré le président George W. Bush dans un communiqué.

Selon les organisateurs, elle permettra d'améliorer les prévisions météorologiques, notamment pour les grands phénomènes planétaires tel El Nino, la surveillance de la qualité de l'air et de l'eau, voire la sécurité aérienne.

Selon des responsables américains, elle aidera la population de la planète entière. Les bénéfices de la surveillance d'El Nino sont estimés, au niveau mondial, à entre 450 et 550 millions de dollars par an, ont-ils avancé.

Ils ont également affirmé que ce système pourrait permettre de faire baisser le prix de l'électricité, si les prévisions météo étaient plus exactes.

Et le secteur aérien, qui perd environ chaque année 4 milliards de dollars en raison des retards et annulations dus à la météo, pourrait réduire ces pertes de 1,7 milliard par an, selon les mêmes sources.

''Une mise en commun plus ouverte, plus systématique, des informations existant en matière d'observation de la Terre amélioreraient considérablement la réponse aux désastres et dangers'', a déclaré le secrétaire d'Etat Colin Powell aux participants du sommet.

Le sommet de jeudi a été suivi de deux jours durant lesquels les participants ont préparé le ''cadre conceptuel'' de ce système d'observation intégré de la Terre, qui travaille notamment sur l'intégration des données météo recueillies par satellite.

Actuellement, un certain nombre de pays coopèrent déjà à travers le système Argos qui collecte des données à travers quelque 825 balises océaniques, ensuite retransmises par satellite. Selon les organisateurs du sommet, ce système devra être élargi pour compter au moins 3.000 balises.

Information sur le système Argos
Argos est un système mondial de localisation et collecte de données. Ce système est né d'une coopération entre :
-Le Centre National d'Etudes Spatiales (CNES)
-L'Agence américaine d'étude de l'atmosphère et de l'océan (NOAA)
-L'Agence spatiale américaine (NASA)

Les balises Argos émettent automatiquement des messages qui sont reçus par des satellites en orbite terrestre basse.
Les satellites transfèrent les messages vers des stations terrestres.
Les stations terrestres transmettent automatiquement les messages vers les centres de traitement Argos.
Les centres de traitement déterminent la position des émetteurs, traitent les données fournies par les capteurs.
Les centres de traitement distribuent les résultats aux utilisateurs.

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