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Fin du voyage pour la sonde Galileo

Au terme d'une mission de 8 ans, la sonde Galileo plongera dimanche dans l'atmosphère de Jupiter. Ce suicide programmé évitera l'hypothétique contamination du satellite Europe sur lequel la présence d'eau permet d'envisager l'éclosion de vie.

Eau  |    |  Actu-Environnement.com
La sonde Galileo, lancée en octobre 1989, orbite autour de Jupiter depuis décembre 1995. Elle terminera son long parcours dans le système solaire le 21 septembre, peu avant 21h (heure française), en plongeant pour s'y désintégrer dans l'atmosphère de la planète géante. Ce suicide programmé a pour but d'éviter que, transformée en épave après l'épuisement de son carburant, elle ne s'écrase un jour sur le satellite Europe, qu'elle pourrait contaminer, même de manière très hypothétique.

L'engin spatial entrera en collision avec l'atmosphère de Jupiter pour éviter tout risque d'impact avec la lune Europe, sur laquelle Galileo a découvert l'existence probable d'un océan souterrain, annonce l'agence spatiale américaine.
Cet océan souterrain, sur toute la surface de l'astre, est recouvert par une couche de glace. L'existence d'eau permet d'envisager l'éclosion d'une forme de vie. Pour cette raison, la Nasa a préféré éviter que la sonde contamine Europe avec ses formes de vie étrangères.

L'équipe espère que l'engin spatial va transmettre quelques heures de mesures scientifiques en temps réel jusqu'à la désintégration le 21 septembre.
Cette opération de désintégration ''est nécessaire, alors qu'il n'y a pratiquement plus de combustible. Sans lui, l'engin spatial n'est pas capable de pointer son antenne vers la Terre ni d'adapter sa trajectoire de vol. Contrôler l'engin ne serait alors plus possible'', précise le communiqué.
Au cours de ses 34 passages à proximité des quatre principales lunes de Jupiter (Callisto, Europe, Ganymède, Io), Galileo a aussi découvert des preuves de couches d'eau salée souterraines sur Ganymède et Callisto et a détecté des niveaux très élevés d'activité volcanique sur Io.

La sonde Galileo restera dans la longue liste des missions spatiales de la NASA comme celle des grandes premières :
- Premières observations dans l'espace de Vénus en spectro-imagerie du proche infrarouge (février 1990)
- Premier survol d'un astéroïde (Gaspra, octobre 1991)
- Première découverte d'un satellite d'astéroïde (Ida/ Dactyl, août 1993)
- Observations directes de la chute des fragments SL9 sur Jupiter (juillet 1994)
- Premier module parachuté dans l'atmosphère d'une planète géante, mesurant directement la composition et la structure atmosphériques (décembre 1995)
- Premier satellite artificiel de Jupiter (décembre 1995)
- Observations Galileo/Cassini lors du survol de Jupiter par la sonde Cassini (décembre 2000)

Galileo est une sonde automatique américaine destinée à l'exploration de Jupiter. Lancée le 19 octobre 1989 par la navette américaine Atlantis, Galileo a suivi une trajectoire complexe qui lui a permit de bénéficier de l'assistance gravitationnelle de Vénus et de la Terre, et de survoler les astéroïdes Gaspra et Ida. Le 12 juillet 1995, elle a largué un module de 337 kg (dont 28 kg d'instruments scientifiques), qui a plongé dans l'atmosphère de Jupiter le 7 décembre pour en étudier les caractéristiques (profil vertical de la température et de la pression, altitude et composition des nuages, etc.). Le vaisseau principal, de 1138 kg (dont 103 kg de matériel scientifique, analogue à celui des sondes Voyager hormis un dispositif de prise de vie plus performant), a servi à relayer les données transmises par la sonde d'exploration de l'atmosphère ; resté en orbite autour de Jupiter, il étudie sa magnétosphère, analyse sa composition physico-chimique, photographie la planète et ses principaux satellites dont il s'approche à faible distance. Pour les communications avec la Terre, la sonde est équipée de deux antennes, l'une a gain élevé, l'autre à faible gain. Malgré de nombreuses tentatives, l'antenne principale n'a pu être déployée, ce qui limite considérablement le débit des transmissions.
Source définition : Dictionnaire de l'Astronomie et de l'Espace. P. de la Cotardière et J.-P. Penot. Ed. Larousse

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