Robots
Cookies

Préférences Cookies

Nous utilisons des cookies sur notre site. Certains sont essentiels, d'autres nous aident à améliorer le service rendu.
En savoir plus  ›
Actu-Environnement

Des sédiments en Amérique du Sud sous l'influence de la Niña

La quantité de sédiments qui se déposent en Amérique du Sud, dans les plaines d'inondation où serpentent l'Amazone et ses affluents, dépend des variations climatiques et notamment du phénomène connu sous le nom de ''La Niña''.

Gouvernance  |    |  Actu-Environnement.com
La quantité de sédiments qui se déposent en Amérique du Sud, dans les plaines d'inondation où serpentent l'Amazone et ses affluents, dépend des variations climatiques et notamment du phénomène connu sous le nom de ''La Niña'', annonce une équipe de chercheurs dans le dernier numéro de la revue Nature.

Jusqu'à présent, les scientifiques considéraient que les taux de dépôts sédimentaires étaient globalement constants dans le temps.

Cependant, des recherches menées par l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD, France), les Universités de Washington et de Californie et le Service national de météorologie et d'hydrologie (SENAMHI, Bolivie), sur deux rivières boliviennes, montrent au contraire que ce phénomène est irrégulier et moins fréquent qu'on ne le pensait.

C'est que, du moins dans cette partie du bassin amazonien, expliquent les auteurs de l'étude, la sédimentation est étroitement dépendante de la puissance des crues, liée elle-même à la variabilité climatique, et en particulier à ''La Niña'', la phase froide du ''Niño'', ou ENSO (El Niño Southern Oscillation).

Les eaux peuvent charrier d'énormes quantités de sédiments dont une partie, en période de crue, se dépose dans les plaines d'inondation. Dans le bassin amazonien, les dépôts sédimentaires sont considérables, comme c'est le cas dans les ''Llanos'' de Bolivie, qui commencent au pied des Andes.

Quelque 100 et 150 millions de tonnes de sédiments se déposent chaque année respectivement dans les plaines d'inondation du Rio Beni et du Rio Mamoré. Ces deux rivières constituent les deux tributaires andins du Rio Madeira, l'un des principaux affluents de l'Amazone à l'origine de plus de la moitié de la charge sédimentaire transportée par ce fleuve.

Pour la première fois, dans le cadre du programme HyBAm (Hydrogéodynamique du Bassin amazonien) les chercheurs y ont mis en évidence une périodicité en se basant sur la teneur des sédiments en plomb-10 (un isotope radioactif). Lors du dernier siècle, ont-ils relevé, les dépôts importants ne se seraient produits que relativement peu souvent (onze événements sur 90 ans d'analyse), correspondant à une période de retour de huit ans en moyenne, c'est-à-dire aux années ''Niña''.

Source : AFP

El Niño et La Niña constituent deux éléments importants de la variabilité du Climat. Il s'agit de phénomènes océaniques, se traduisant :
-en période El Niño par des températures de surface (les quelques premières dizaines de mètres) anormalement chaudes dans le centre et l'est du Pacifique autour de l'Equateur. Lors du dernier épisode (1997-1998), l'anomalie a atteint 4°C (moyenne sur le domaine 5S-5N x 150W-90W), et localement 5°C sur l'équateur dans le Pacifique Est au plus fort du phénomène en décembre 97.
-en période La Niña par des températures de surface dans la même zone anormalement froides.
Du fait du fort couplage existant entre océan et atmosphère, El Niño et la Niña constituent les deux états extrêmes de ce que l'on appelle l'oscillation australe, qui se traduit dans l'atmosphère par une variation à intervalles irréguliers (3 à 7 ans) du champ de pression moyen entre l'ouest et le sud-est du Pacifique tropical. On caractérise ainsi souvent l'oscillation australe par la différence de pression entre Tahiti et Darwin en Australie. L'indice est <0 en période El Niño, >0 pendant La Niña.
On appelle souvent l'ensemble des phénomènes atmosphériques et océaniques ENSO (El Niño-Southern Oscillation en anglais).

On a pu relever par le passé plus d'épisodes El Niño que La Niña; qu'un Niño fort n'est pas forcément suivi d'une Niña forte
et qu'un événement El Niño n'est pas forcément suivi d'une Niña.

Date des épisodes récents :

Niño: 1972, 1976, 1982, 1986, 1991, 1994, 1997.
Niña: 1970, 1973, 1975, 1988, 1995.

RéactionsAucune réaction à cet article

 

Réagissez ou posez une question

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager