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Interrogations sur l'utilisation d'un pesticide

Les Etats parties au Protocole de Montréal renvoient à 2004 une décision sur l'utilisation d'un pesticide néfaste à la couche d'ozone.

Agroécologie  |    |  Actu-Environnement.com
Les Etats parties au Protocole de Montréal ont aujourd'hui décidé de remettre à plus tard la question de l'octroi d'exemptions permettant aux agriculteurs de continuer à utiliser du bromure de méthyle.

Les Etats parties au Protocole de Montréal relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone, réunies au Siège du Programme des Nations Unies pour l'environnement à Nairobi, ont estimé qu'il leur fallait davantage de temps pour décider de l'ampleur des exemptions qui seraient octroyées aux agriculteurs des pays développés. Ils ont repoussé cette décision à la réunion extraordinaire qui aura lieu à Montréal en mars 2004.

Le Protocole de Montréal, qui fut signé par 24 pays en 1987, était la première tentative de coopération mondiale pour résoudre le problème de l'appauvrissement de la couche d'ozone rendu tout particulièrement sensible par la découverte, en 1985, d'un trou de la couche d'ozone au-dessus du continent antarctique. Les pays signataires s'engagèrent alors à renoncer à l'emploi de substances responsables de l'appauvrissement de la couche d'ozone.
La couche d'ozone agit comme une barrière protectrice qui retient la plupart des rayons ultraviolets émis par le soleil. Cette protection nous est donc absolument indispensable pour pouvoir supporter le rayonnement solaire.

Selon le Protocole de Montréal, les pays développés se sont engagés à abandonner totalement, d'ici au 1er janvier 2005, l'utilisation du bromure de méthyle, un pesticide utilisé notamment contre les nématodes.

Les Nématodes (les anciens vers ronds) forment un groupe zoologique homogène par leurs caractères anatomiques et morphologiques mais très diversifié par leurs modes de vie.
Les Nématodes parasites des plantes possèdent, à la partie antérieure du tube digestif, un stylet perforant suivi d'un canal oesophagien aboutissant à un bulbe musculeux, pompe aspirante et refoulante. Une fois la plante perforée par le stylet, des enzymes digestifs produits par les glandes salivaires y sont injectés par cette pompe, laquelle, ensuite, aspire le produit de la digestion et le déverse dans l'intestin.
Les dégâts directs sont avant tout un affaiblissement de la plante, parfois des déformations, décolorations, galles, etc. ; les dégâts indirects consistent en l'aggravation de maladies à champignons et à virus.

Cependant, certains agriculteurs d'Amérique du Nord et d'Europe, particulièrement ceux qui cultivent des fraises, des melons, des poivrons et des tomates, ont fait valoir qu'il n'existait pas d'alternative techniquement et économiquement viable au bromure de méthyle. Ils ont donc demandé aux parties au Protocole de Montréal la permission d'utiliser environ 15 000 tonnes de bromure de méthyle en 2005.

Le Directeur exécutif du PNUE (M. Toepfer) a déclaré que : malheureusement, et en dépit de longues négociations, les gouvernements n'ont pas pu se mettre d'accord sur cette question complexe. Ils ont demandé plus de temps afin d'arriver à un accord qui équilibre les intérêts des agriculteurs et les engagements internationaux visant à protéger la couche d'ozone.

M. Toepfer a par ailleurs fait observer que la consommation de bromure de méthyle avait déjà diminué de 70% depuis le milieu des années 90 et rappelé que la possibilité donnée aux Etats d'obtenir des exemptions afin de s'acheminer plus progressivement vers l'élimination totale de ce pesticide était stipulée dans le Protocole.

Il a en outre indiqué que des exemptions avaient été accordées pour l'utilisation de chlorofluorocarbone (CFC) et que cela ne remettait pas en cause l'intégrité du Protocole de Montréal. Ces exemptions, d'un montant de 16 000 tonnes en 1996, sont aujourd'hui de 3 268 tonnes.

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