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Initiative "4 pour 1.000" : Une cinquantaine de chercheurs réclament un programme de recherche ambitieux

Agroécologie  |    |  Philippe ColletActu-Environnement.com

Vendredi 8 novembre, une cinquantaine de chercheurs ont lancé un appel pour "un programme scientifique ambitieux" en faveur de l'initiative "4 pour 1.000" en faveur de la séquestration du carbone dans les sols. "Nous, chercheurs et acteurs de terrain (…), affirmons que la préservation et l'augmentation durable du stock du carbone dans les sols est un objectif scientifiquement fondé et techniquement faisable", interpelle le document. Les signataires réclament "un effort de recherche théorique, expérimentale et participative" pour "éclairer et accompagner l'action".

Les chercheurs signataires de l'appel étaient réunis à Sète (Hérault), les 7 et 8 novembre, dans le cadre d'un colloque relatif la sécurité alimentaire, au stockage du carbone dans les sols et à la lutte contre les changements climatiques. Ils appartiennent à des organismes de recherche français, tels que Cirad, du CNRS, de l'Iddri, de l'Inra, de l'IRD, de l'Irstea, et internationaux (Brésil, Espagne, Madagascar, Maroc et Sénégal).

"L'initiative internationale « 4 pour 1.000 : les sols pour la sécurité alimentaire et le climat » a été lancée par le gouvernement français le 1er décembre 2015 lors de la COP 21 à Paris", rappellent les chercheurs. Trois ans après, explique Jean-Luc Chotte, "Il est temps que la recherche dispose de moyens financiers à la hauteur des enjeux et de l'urgence climatique. Il est temps pour les laboratoires de recherche français, de produire des nouvelles évidences scientifiques complémentaires à celles qui fondent le « 4 pour 1000 » (…). Il est temps que ces évidences nourrissent le débat et contribuent aux Objectifs de développement durable (ODD)".

Réactions1 réaction à cet article

 

Mais surtout il est temps de faire.
Séquestrer du carbone dans le sol, c'est tout simplement planter des arbres, pratiquer l'agroforesterie, l'agrobiologie, oublier les engrais chimiques et les pesticides qui progressivement mais surement détruisent l'humus, c'est privilégier la prairie permanente pour nourrir les ruminants par rapport à un système maïs soja catastrophique à tous points de vue. C'est réintroduire l'agriculteur dans les écosystèmes.
Pour cela, il suffirait de taxer la production de gaz à effet de serre et la pollution chimique, et de baisser les impôts et taxes qui directement ou indirectement pèsent sur le couts du travail (la TVA, 1ere recette de l'état est corrélée au travail).
Les structures de l'emplois s'en trouveraient fortement modifiées, mais nous aurions alors de très gros besoins dans le bâtiment et l'agriculture et un coût de la main d'oeuvre en forte baisse.
Un autre monde est possible ... et même indispensable.

La Métamorphose | 12 novembre 2018 à 18h12
 
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