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150e anniversaire de la SNPN

La Société Nationale de Protection de la Nature a commémoré au Muséum National d'Histoire Naturelle, le 10 février dernier, le 150e anniversaire de sa fondation en présence de Madame Roselyne Bachelot.

Biodiversité  |    |  Actu-Environnement.com
La Société Nationale de Protection de la Nature (SNPN) a commémoré au Muséum National d'Histoire Naturelle, le 10 février dernier, le 150e anniversaire de sa fondation en présence de Madame Roselyne Bachelot.

Il y a 150 ans, le 10 février 1854, naissait en France la première association de protection de la nature au monde : la Société Zoologique d'Acclimatation, devenue depuis la Société Nationale de Protection de la Nature.
Roselyne Bachelot a tenu à saluer la longévité exceptionnelle d'une association d'importance internationale qui a su prévenir les effets redoutables du vieillissement et se montrer, à l'égard des pouvoirs publics, à la fois un interlocuteur de qualité et un partenaire exigeant.

La Société impériale zoologique d'acclimatation a été fondée en 1854 par Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, professeur au Muséum national d'Histoire naturelle. Sa vocation première était de concourir à l'introduction, à l'acclimatation et à la domestication des espèces d'animaux utiles ou d'ornement, au perfectionnement et à la multiplication des races nouvellement introduites ou domestiquées. Plus tard, son programme s'étendit aux végétaux, tandis que les événements politiques l'amenaient à se convertir en Société nationale d'acclimatation de France.

Sous la présidence d'Edmond Perrier, Directeur du Muséum, membre de l'Institut et président de la Société d'acclimatation de 1901 à 1921, la Société d'acclimatation orienta ses activités vers la protection de la nature et de ses ressources. En 1906, elle inspira la fondation d'une Société des amis de l'éléphant pour le sauver de l'extermination. En 1912, elle anima la constitution sous son égide de la Ligue française pour la protection des oiseaux et la mise en réserve ornithologique des Sept-Iles, en Bretagne. En 1923, Louis Mangin, le successeur d'Edmond Perrier, présida le premier congrès international pour la protection de la nature à Paris, co-organisé par la Société d'acclimatation.

C'est ainsi que la Société d'acclimatation est devenue successivement la Société nationale d'acclimatation et de protection de la nature et enfin, la Société nationale de protection de la nature (SNPN). Le but de l'association, reconnue d'utilité publique, est maintenant la mise en œuvre d'actions de protection de la nature, en France mais aussi dans le monde, et d'éducation à la nature. Elle mène également une réflexion générale sur les grands problèmes de conservation :

- Des milieux naturels.

Comme le massif forestier de Fontainebleau qui constitue l'un des derniers lambeaux subsistant de l'immense forêt feuillue hercynienne qui couvrait, au début de notre ère, l'ensemble de l'Europe atlantique et centrale. Il occupe environ 25000 hectares, dont 18000 hectares constituent la forêt domaniale, qui présente un périmètre d'une centaine de kilomètres.

Les actions de la SNPN, se tournent aussi vers la Guyane. Elles ont commencé dans les années 70, lorsque des missions scientifiques ont découvert que quelques 15 000 tortues luths venaient pondre chaque année sur les plages du nord-ouest de la Guyane. Une campagne et l'édition d'affiches ''la luth pour la vie'' ont alors été réalisées, la SNPN a également soutenu la création d'une écloserie près du lieu de ponte, tandis que le Courrier de la nature se faisait déjà l'écho des actions menées.

- Des espèces menacées.

La SNPN milite pour l'augmentation des populations de loups et d'ours en France. Ces grands prédateurs sont, comme le linx, d'excellents indicateurs de la richesse de nos milieux. Depuis un siècle, la SNPN livre aussi régulièrement combat contre le commerce de l'ivoire, cause essentielle et récurrente, dans certaines régions d'Afrique, du massacre des éléphants.

La SNPN gère aussi deux réserves naturelles en zones humides, la réserve nationale de Camargue et la réserve du lac de Grand Lieu. Elles ont pour vocation la préservation de ces milieux et de la faune qui en dépend.

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