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La convention de Stockholm sur les POP entrera en vigueur le 17 mai

La Convention de Stockholm sur les Polluants Organiques Persistants entrera en vigueur le 17 mai 2004. Le délai de 90 jours exigé pour son entrée en vigueur a démarré le 17 février, date à laquelle la France est devenue le 50e état à la ratifier.

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La Convention de Stockholm de 2001 sur les polluants organiques persistants (POP) deviendra contraignante le 17 mai 2004, a annoncé le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE). Le délai de 90 jours exigé pour l'entrée en vigueur de cette Convention a démarré le 17 février 2004, date à laquelle la France est devenue le cinquantième Etat à la ratifier.

Ouvert à la signature et à la ratification le 23 mai 2001, La Convention de Stockholm sur les POP devait entrer officiellement en vigueur dès que 50 parties avait ratifié la convention. Le Canada avait d'ailleurs été le premier pays à parapher et à ratifier le 23 mai 2001 cette convention.

Klaus Toepfer, le Directeur exécutif du PNUE, a fait observer que '' les POP sont les plus dangereux polluants qui affectent chaque année l'environnement du fait de l'activité humaine et pendant des décennies, ces produits hautement toxiques ont causé de graves préjudices aux populations et à la faune, en provoquant notamment des cancers et en agissant sur le système nerveux ou reproductif. ''

En engageant les Etats à éliminer la production et le rejet dans l'environnement de telles substances toxiques, la Convention de Stockholm contribuera grandement à améliorer les conditions de santé et l'environnement et à renforcer le cadre juridique international de protection de l'environnement. Mais la mise en œuvre de cette Convention connaîtra un élan réel lors de la première session de la Conférence des parties prévue au début de 2005 à Punta del Este, en Uruguay.

L'un des objectifs de cette première rencontre sera d'aider les Etats Membres à combattre le paludisme en trouvant des traitements alternatifs au DDT et de créer un Comité chargé d'identifier de nouveaux pesticides et produits toxiques à ajouter à la liste des 12 POP actuellement recensés, à savoir l'aldrine, le chlordane, le DDT, le dieldrine, l'endrine, l'héptachlore, l'hexachlorobenzène (HCB), le mirex, les biphényles, le polychlorès (BPC), les dibenzo-p-dioxines polychlorés (DDPC), les dibenzofurannes polychlorés (DFPC) et le toxaphène. La priorité sera également de définir les meilleures pratiques environnementales et les meilleures pratiques techniques afin de réduire les émissions de dibenzofurannes polychlorés (DFPC).


Rappelons que, les POP comprennent des produits chimiques industriels comme les BPC, des pesticides comme le DDT, le chlordane et le toxaphène, ainsi que des contaminants et des sous-produits comme les dioxines et les furannes. Les POP s'accumulent dans les organismes vivants, persistent dans l'environnement et produisent des effets toxiques à long terme. Ils pénètrent dans l'environnement en raison de l'activité humaine. Les POP produisent des effets nocifs importants sur la santé humaine et la faune. Ce qui les caractérise en particulier, c'est qu'ils pénètrent chez les humains par la chaîne alimentaire. Ils passent de la mère à son enfant par le placenta et le lait maternel. De plus, Les POP étant des composés chimiques semi-volatils, après leur rejet dans l'environnement, ils circulent en passant par plusieurs cycles d'évaporation, de transport atmosphérique et de condensation. Appelé l'effet sauterelle, ce processus permet aux POP de parcourir rapidement de grandes distances.


Rappelons aussi que la Convention de Stockholm sur les POP a pour objectif de contrôler, de réduire ou d'éliminer les rejets, les émissions ou les fuites de polluants organiques persistants. Trois types de mesures sont obligatoires aux termes du protocole, selon la nature des substances : en éliminer la production et l'utilisation, en limiter considérablement l'utilisation et, dans le cas des substances formées de façon non intentionnelle au cours d'opérations d'incinération ou de traitement, en réduire les émissions totales annuelles. Le protocole prévoit un mécanisme permettant d'ajouter des substances ou de modifier les obligations à mesure que de nouvelles données sont connues.

Vu que le Canada avait été le premier pays à parapher et à ratifier le 23 mai 2001 cette convention. Il est intéressant d'analyser les mesures prises par le Canada au sujet des POP.

Les BPC n'ont jamais été fabriqués au Canada. Les utilisations de ces substances à des fins de commercialisation, de fabrication et de transformation ont été restreintes au Canada en 1977, ce qui a mis fin à la fabrication et à l'importation de nouveaux équipements contenant des BPC ainsi qu'au remplissage des équipements existants. En conséquence, et à la suite des contrôles de gestion effectués ultérieurement dans les années 80, la quantité totale de BPC dans l'environnement canadien a diminué.

Les dioxines et les furannes, des sous-produits de divers procédés de fabrication et industriels qui sont rejetés dans l'environnement, ont été jugés toxiques en 1990 au sens de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement. En raison des mesures prises par l'industrie pour se conformer aux réglements passés en 1992-1994, la quantité de dioxines et de furannes rejetés par les fabriques de pâte et papiers a diminué de près de 100 % depuis 1988.

En 1995, le gouvernement fédéral a adopté la Politique de gestion des substances toxiques. Cette politique fournit un cadre scientifique permettant de relever les substances toxiques qui sont bioaccumulables, persistantes et rejetées surtout en raison de l'activité humaine. Elle prévoit que ces substances seront virtuellement éliminées de l'environnement.

Le Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord a permis de relever les sources et les voies d'entrée des contaminants qui se retrouvent dans le Nord canadien ainsi que de mesurer les concentrations de POP dans l'air, la neige, l'eau, le sol, les plantes, le poisson et la faune de même que chez les personnes qui y vivent. En outre, ce programme fournit des renseignements et favorise la coopération entre les huit pays de la collectivité circumpolaire.

L'Agence canadienne de développement international a fourni plus de 8 millions $ canadiens pour réaliser des projets dans l'Arctique russe afin d'introduire de saines méthodes de gestion de l'environnement et d'encourager l'adoption de pratiques plus durables.

Le Canada a travaillé sans cesse à la création d'une convention mondiale efficace sur les POP. En mars 2000, le Canada est devenu le premier pays à s'engager financièrement pour développer les capacités des pays en développement et des économies en transition à gérer les POP. Ce financement aidera en outre les pays à trouver des solutions de rechange à l'utilisation de POP comme le DDT.

Réactions1 réaction à cet article

 

Réduire de façon durable les effets de divers polluants sur l'environnement c'est bien, mais quelle alternative pour les pays en développement?Ne serait-il pas mieux de vulgariser d'abord les techniques du "bio" avant d'envisager des centions contre l'usage des pop? Nous sommes tous pour la protection de notre environnement.

Martinez | 04 septembre 2011 à 20h21
 
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