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Les catastrophes naturelles

Le nombre de personnes exposées aux risques naturels ne cesse de croître, avec la croissance démographique et l'extension des zones habitées ou exploitées.

Risques  |    |  Actu-Environnement.com
La fréquence ainsi que le coût des catastrophes naturelles n'ont cessé de s'accroître au cours des dernières décennies dans le monde entier.
Le nombre de personnes exposées aux risques naturels ne cesse de croître, avec la croissance démographique et l'extension des zones habitées ou exploitées.
La mortalité imputable aux catastrophes naturelles est passée de deux millions de personnes par décennie à moins de 800000.
Le nombre de personnes touchées par ces phénomènes a toutefois triplé dans le même temps, pour atteindre le chiffre de deux milliards.
Quant aux pertes économiques, elles ont été multipliées par cinq, se chiffrant dans les années 90 à quelque 629 milliards de dollars E.-U.

Les catastrophes naturelles mettent à mal l'infrastructure sociale et économique dans tous les pays où elles surviennent, leurs conséquences à long terme sont particulièrement graves pour les pays en développement, dont elles compromettent le Développement Durable (DD).
Les différentes régions du monde sont touchées de façon très inégale par les catastrophes naturelles, et c'est entre les pays développés et les pays en développement que l'écart est le plus frappant. Ces derniers paient en effet un lourd tribut aux catastrophes naturelles vu qu'environ 95 % des pertes en vies humaines qu'elles provoquent sont concentrées dans ces pays, et il est rare qu'une catastrophe naturelle fasse un grand nombre de victimes dans un pays industrialisé.

Par exemple, les ouragans et les typhons qui se sont abattus dernièrement sur les Etats-Unis et le Japon n'ont pas fait plus de 500 victimes, et même l'ouragan Andrew, particulièrement dévastateur, qui a atteint la catégorie 5, a fait en 1992 moins de 100 victimes aux Etats-Unis. En revanche, l'ouragan Mitch, lui aussi de catégorie 5, a causé en 1998 plus de 10000 morts en Amérique centrale. Au Bangladesh, un cyclone a fait environ 500 000 victimes en 1970 et un autre quelque 140000 en 1991.
La situation économique dans laquelle ils se trouvent est l'un des principaux facteurs aggravants, dans la mesure où les gouvernements et la majeure partie de la population de ces pays n'ont pas les moyens de se prémunir contre les risques naturels. Le retard technologique et le faible niveau d'instruction, tous deux liés aux difficultés économiques,font aussi partie des causes.

L'Organisation météorologique mondiale (OMM) déclare que pour atténuer les conséquences des catastrophes naturelles dans les pays en développement, il ne faut pas s'y prendre de la même manière que pour les pays développés. Il est en effet primordial de bien saisir toutes les spécificités sociales du pays considéré, sans négliger pour autant les aspects physiques du risque proprement dit. Etant donné que le risque de catastrophe est aussi lié à la vulnérabilité des populations (facteur humain), il faut impérativement réduire cette dernière. Nous devons aussi faire face à de nouvelles menaces qui sont liées au changement climatique. Le réchauffement du climat ne se traduit pas seulement par des tempêtes plus violentes et la hausse du niveau de la mer mais peut aussi engendrer une évolution rapide de l'environnement. On prévoit ainsi que les températures à la surface du globe augmenteront dans les 100 prochaines années à un rythme sans précédent depuis 10000 ans. Quant à la hausse du niveau de la mer, elle aura de très graves conséquences pour les pays en développement. C'est pourquoi il est essentiel qu'une collaboration s'instaure à l'échelle de la planète. Les institutions spécialisées des Nations Unies dont fait partie l'OMM devraient montrer la voie s'agissant d'œuvrer pour un monde plus sûr au XXIe siècle.

Une conférence mondiale sur la prévention des catastrophes, au niveau des dirigeants, aura lieu à Kobe au Japon, du 18 au 22 janvier 2005.
Cette conférence vise à favoriser les échanges de vues spécialisés et à produire des changements et des résultats concrets, en lui fixant les objectifs suivants :
- Conclure l'examen de la Stratégie de Yokohama et du Plan d'action correspondant en vue de mettre à jour le cadre directeur pour la prévention des catastrophes au XXIe siècle.
- Définir concrètement les activités à entreprendre et les ressources à mobiliser en vue d'assurer l'application des dispositions pertinentes du Plan de mise en oeuvre du Sommet mondial pour le développement durable.
- Mettre en commun les pratiques les plus efficaces et les enseignements tirés de l'expérience pour contribuer à la prévention des catastrophes dans le contexte de la réalisation d'un développement durable, et recenser les lacunes et les difficultés rencontrées.
- Mieux faire comprendre l'importance des politiques de prévention des catastrophes de manière à en faciliter et promouvoir la mise en œuvre.
- Faire en sorte que les informations ayant trait aux catastrophes naturelles soient plus fiables et que, dans toutes les régions, le public et les organismes de gestion des catastrophes aient davantage accès aux informations appropriées, comme indiqué dans les dispositions pertinentes du Plan de mise en oeuvre de Johannesburg.


Depuis 1990, l'Organisation des Nations-Unies (ONU) a proclamé le deuxième mercredi d'octobre, journée internationale pour la prévention des catastrophes naturelles dans le cadre de son programme nommé aujourd'hui stratégie internationale pour la prévention des catastrophes (SIPC).
Elle vise à rendre les populations plus résistantes face aux catastrophes en favorisant la prise de conscience de l'importance que revêt la prévention pour le développement durable, l'objectif étant de réduire l'impact humain, socioéconomique et écologique des risques naturels ainsi que des catastrophes technologiques et environnementales qui leur sont liées.
Son secrétariat permet d'assurer, dans le système des Nations Unies, la coordination des stratégies et des programmes de prévention des catastrophes naturelles.
Une équipe spéciale a été constituée, qui comprend des représentants des organismes des Nations Unies, des collectivités régionales, de la société civile et de différents secteurs d'activité. Plusieurs groupes de travail relèvent de cette équipe spéciale, l'un sur le climat et les catastrophes, présidé par l'OMM, un autre sur les systèmes d'alerte précoce, présidé par le PNUE, un autre sur les risques, la vulnérabilité et les conséquences, présidé par le PNUD et un autre enfin sur les feux de friche, présidé par le Centre mondial de surveillance des incendies.


Source : Organisation Météorologique Mondiale

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