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Une méthode plus efficace pour prévoir les manifestations d'El Nino

Le phénomène de réchauffement périodique El Nino serait davantage prévisible que par le passé grâce à de nouvelles méthodes d'analyse, présentée jeudi dans la revue Nature.

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Le phénomène de réchauffement périodique El Nino, qui peut entraîner des variations climatiques à l'échelle de la planète entière, serait davantage prévisible que par le passé grâce à de nouvelles méthodes d'analyse, présentée récemment dans la revue Nature.

El Nino est un phénomène climatique qui se produit tous les deux à sept ans dans l'Océan Pacifique, en bordure de l'équateur, et qui se caractérise par une élévation anormale des températures à la surface de l'océan. Il se traduit par la migration d'Ouest en Est de part et d'autre de l'Océan Pacifique, d'une énorme vague d'eau chaude et fait intervenir l'océan et l'atmosphère. Par un jeu d'action-réaction, suite au Niño, un phénomène inverse se produit et un courant d'eau chaude de surface circule d'est en ouest, c'est la Niña. L'ensemble du cycle s'étend sur 18 mois et se nomme ENSO (El Niño Southern Oscillation). Il affecte particulièrement les latitudes tropicales et équatoriales mais peut connaître des conséquences climatiques beaucoup plus globales. Il se développe en général d'avril à juin et atteint son apogée entre décembre et février.

El Niño se produit avec une périodicité variant de trois à onze ans. Sa manifestation la plus violente a eu lieu en 1997/98, provoquant pluies torrentielles et inondations sur la côte orientale du continent américain (Pérou, Equateur, Chili, Californie), sécheresses record et immenses feux de forêts en Indonésie et en Papouasie-Nouvelle Guinée. Ces manifestations ont causé des dommages estimés à 16,75 milliards d'euros, selon le Centre européen de prédictions météorologiques de Reading en Angleterre et un rapport des Nations Unies, publié en 2002, fait apparaître que 200 millions de Chinois ont été touchés par les conséquences d'El Nino en 1991 et 1997.

Le modèle élaboré par le scientifique Dake Chen et son équipe de l'Université de Columbia permet de prévoir d'importantes manifestations d'El Nino jusqu'à deux ans à l'avance. Les méthodes de prédictions météorologiques n'avaient réussi jusqu'alors que très partiellement à prédire quelques mois à l'avance les conséquences du phénomène en 1997. La revue britannique Nature indique comme exemple qu'une expérience se basant sur les conditions océano-atmosphériques d'octobre 1996 a décrit la croissance, la maturité et le déclin du Niño de l'hiver 1998. Ils ont aussi été capable d'anticiper des événements climatiques datant de 1857 en associant les températures à la surface des mers à des manifestations subséquentes d'El Nino entre 1980 et 2000.

Ce modèle (s'il fait ses preuves) permettrait aux gouvernements aux agriculteurs et aux entreprises de prévoir les sécheresses et les pluies torrentielles provoquées par El Nino dans les différentes parties du globe et rend possible la prédiction de phénomènes El Nino à long terme. Les manifestations d'El Nino pourront être prédites au moins une année à l'avance, mais les petits événements climatiques demeureront difficile à prévoir.

La revue Nature précise aussi que cette méthode d'analyse ne prévoyait pas de manifestations majeures d'El Nino dans les deux prochaines années, sauf peut-être un faible réchauffement des températures vers la fin de l'année.

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