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Présentation du plan d'action contre la Légionellose

Le ministre de la santé et de la protection socialeet le ministre de l'écologie et du développement durable ont présenté le 7 Juin dernier en Conseil des ministres le plan gouvernemental de prévention des légionelloses.

Gouvernance  |    |  Actu-Environnement.com
Le ministre de la santé et de la protection sociale, Philippe Douste-Blazy et le ministre de l'écologie et du développement durable, Serge Lepeltier ont présenté le 7 Juin dernier en Conseil des ministres le plan gouvernemental de prévention des légionelloses.

La légionellose est une infection respiratoire aiguë due à Legionella, bactérie du milieu hydrique, dont la croissance est favorisée par une température variant de 25 à 45°C. C'est une maladie soumise à déclaration obligatoire aux autorités sanitaires depuis 1987.

En 2003, 1044 cas de légionellose ont été détectés et les épidémies de l'été 2003 à Montpellier et à Poitiers puis de l'hiver dans le Pas-de-Calais, avaient montré la nécessité de renforcer les actions de prévention.

L'objectif du plan serait de diminuer par deux le nombre de cas de légionellose d'ici à 2008.
Il vise, d'une part, à mieux maîtriser les sources potentielles de contamination : les réseaux d'eau chaude sanitaire comme les douches, bains à remous et fontaines décoratives et les systèmes de refroidissement par voie humide, d'autre part, à améliorer la surveillance des installations, notamment sur les tours aéroréfrigérantes et les réseaux d'eau chaude sanitaire qui sont les sources les plus fréquentes de légionelles dans les épidémies et enfin à mieux organiser l'intervention des services de l'Etat en cas d'épidémie et à améliorer les connaissances sur les légionelles et sur la maladie.

Les deux ministères font l'objet d'actions concertées sur ce plan car l'un, celui de la santé, est chargé de maîtriser le risque sanitaire lié aux légionelles dans les réseaux collectifs d'eau chaude et les eaux minérales naturelles utilisées à des fins thérapeutiques et l'autre, celui de l'écologie, est chargé de surveiller les tours aéroréfrigérantes.

Des prescriptions réglementaires portant sur l'eau chaude sanitaire (avec une température minimale de 50°C à respecter pour éviter le développement de colonies de légionelles) seront finalisées en 2004, des prescriptions techniques relatives à la conception et à la maintenance des réseaux collectifs d'eau chaude intérieure aux immeubles devraient etre élaborées et les missions d'inspection et de contrôle seront renforcées dès cette année.

Un recensement des installations aéroréfrigérantes (essentiellement des installations de climatisation mais aussi installations de combustion, sucreries, chimie) est en voie d'achèvement et seront soumises à la législation des installations classées qui renforcera la mise en œuvre de mesures de surveillance périodique et de prévention.

Un programme de recherche et de développement de 1,5 M€ fera d'ailleurs l'objet d'une au sein d'une Action Concertée Légionelle de l'Institut National de l'Environnement Industriel et des RISques (INERIS), de l'Agence Française de Sécurité Sanitaire Environnementale (AFSSE) et de l'Institut de Veille Sanitaire (InVS) et ce programme visera à améliorer les connaissances sur la bactérie et la maladie.

A la veille de l'été, saison où les épidémies sont plus fréquentes, les deux ministres appellent d'ailleurs les propriétaires et les entreprises de maintenance à renforcer leur vigilance quant au respect des mesures de prévention.

Les prescriptions imposent aux exploitants un entretien complet des installations aéroréfrigérantes au moins une fois par an (vidange complète des circuits, nettoyage mécanique et/ou chimique, désinfection). Des analyses peuvent être demandées par l'inspection des installations classées ; elles sont obligatoires si les dispositions relatives à l'entretien complet ne peuvent être respectées.

Si les résultats d'analyse font apparaître une contamination en légionelles de l'eau des tours aéroréfrigérantes trop importante, les actions suivantes doivent alors être engagées :

- si les concentrations relevées se situent entre 103 et 105 unités formant colonie par litre (UFC/l) : mise en œuvre de mesures pour abaisser la concentration en dessous de 103 UFC/l et nouvelle vérification de la contamination en légionelles,
-si les concentrations relevées sont supérieures à 105 UFC/l : arrêt obligatoire de l'installation, information de l'inspection des installations classées, mesures de désinfection.

L'infection survient 2 à 10 jours après l'inhalation d'un aérosol d'eau contaminée. Les légionelles sont présentes à l'état naturel dans les eaux douces (lacs et rivières) et les sols humides. À partir du milieu naturel, la bactérie peut coloniser des sites hydriques artificiels lorsque les conditions de son développement sont réunies.

Les principaux réservoirs de germes connus pouvant être à l'origine de cas de contaminations humaines sont les tours aéroréfrigérantes (TAR) humides, l'eau chaude sanitaire distribuée par les réseaux intérieurs d'immeubles et l'eau minérale naturelle utilisée à des fins thérapeutique dans les établissements de soins thermaux. La prolifération des légionelles peut aussi être favorisée par les conditions présentes dans d'autres installations dites « à risques » telles que les bains à bulles, les brumisateurs raccordés aux réseaux de distribution d'eau et les humidificateurs d'air ambiant pour lesquels on ne dispose que de peu d'information en matière d'évaluation du risque d'exposition.

L'infection présente deux formes :
- une infection aiguë bénigne appelée fièvre de Pontiac, guérissant spontanément sans traitement en 2 à 5 jours ;
- une infection aiguë pulmonaire grave, pouvant entraîner le décès dans un peu plus de 15 % des cas, appelée maladie du légionnaire.
Dans ces deux formes, la transmission se fait par Inhalation de fines gouttelettes d'eau ou aérosols (taille < 5 micromètres) contenant des légionelles.

Réactions3 réactions à cet article

 
Erratum

"- si les concentrations relevées se situent entre 10 3 et 105 unités formant colonie par litre (UFC/l) : mise en œuvre de mesures pour abaisser la concentration en dessous de 10 3 UFC/l et nouvelle vérification de la contamination en légionelles,
-si les concentrations relevées sont supérieures à 10 5 UFC/l : arrêt obligatoire de l'installation, information de l'inspection des installations classées, mesures de désinfection."

Attention : les seuils cités sont de 1000 UFC/litre et 100000 UFC/litre, soit 10 puissance 3 et 10 puissance 5.

Jerem | 21 juin 2004 à 12h02
 
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Re:Erratum

Bonjour,

Vous avez parfaitement raison, et je vous confirme que cela a été corrigé.

Bien cordialement

C. Seghier

Carine Seghier | 21 juin 2004 à 16h20
 
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Sans sujet

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Anonyme | 19 mai 2006 à 06h48
 
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