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Le tonnage des emballages a baissé, mais leur nombre a augmenté

De nombreuses actions de réduction des poids unitaires des conditionnements sont menées par les industriels, mais le volume global des emballages ménagers mis sur le marché est toujours perçu comme croissant.

Déchets  |    |  Actu-Environnement.com
Selon une étude ADELPHE, Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME), Conseil National de l'Emballage, Éco-Emballage présentée aux Assises des déchets à Agen, ''Mieux produire et mieux consommer. La prévention des déchets d'emballages'' , parallèlement à l'augmentation de la consommation'', le nombre d'emballages mis à la poubelle a augmenté de 11% entre 1997 et 2003 alors que le tonnage de ces emballages a baissé de 3% pendant la même période.

L'étude porte sur huit secteurs de consommation (yaourts, lait, eaux plates, eaux gazeuses, bières, jus de fruits, huiles alimentaires et lessives) et couvre environ 30% des emballages ménagers mis sur le marché, soit 1,4 million de tonnes.

Pour tous les marchés étudiés, des actions de réduction à la source du poids des emballages ont été menées, permettant une économie de plus de 30 000 tonnes d'emballages entre 1997 et 2003. Au global, l'impact de la réduction à la source correspond, pour les huit marchés étudiés, à une baisse des tonnages d'emballages de près de 2% entre 1997 et 2000 et de 1% entre 2000 et 2003.

Cette enquête montre que les efforts pour réduire le poids des emballages a porté ses fruits mais la consommation croissante d'aliments préparés et de produits stockés en petites doses (dosettes) contribue à augmenter le nombre d'emballages jetés, le poids de chacun baissant grâce à une substitution de matériau. Par exemple substitution du verre vers le plastique plus polluant.

Selon l'établissement public, les Français ont produit 25,9 millions de tonnes d'ordures en 2002 contre 24,5 millions en 1998, soit une progression de 5,7%. En tenant compte de l'augmentation de la population, chaque Français a produit 437 kilos de déchets en 2002 contre 422 kilos quatre ans plus tôt (+ 3,6%).

Les emballages (environ cinq millions de tonnes par an) représentent moins du quart des ordures ménagères (OM).

Réactions3 réactions à cet article

 
ECRIVONS SERIEUX

Selon l'établissement public, les Français ont produit 25,9 millions de tonnes d'ordures en 2002 contre 24,5 millions en 1998, soit une progression de 5,7%. En tenant compte de l'augmentation de la population, chaque Français a produit 437 kilos de déchets en 2002 contre 422 kilos quatre ans plus tôt (+ 3,6%).


Cette affirmation classique est aussi ridicule qu'irréfléchie.

"A l'augmentation des mots non pesés correspondra toujours l'augmentation des maux très pesants"


«Beaucoup de gens dits responsables et considérés comme intelligents manquent totalement - et même pas semblent manquer - de sens critique vis à vis de leurs propres formulations. Et, oui, c’est révélateur de bien des choses et ça a bien des conséquences négatives, pas seulement en fait de qualité de communication.

Tous les habitants de la France ne jettent pas (comme on dit aussi souvent) tous les jours ; par exemple les poupons vagissants et les vieillards « sous-vivants » ne le font guère; alors que certains membres d’un foyer (mono-parental ou non !) jettent quotidiennement beaucoup moins que .., disons, la maman. Et alors que tous ceux, nombreux qui mangent à l’extérieur jettent moins. Et alors encore que certains éco-citoyens ont un train de vie tel qu’ils sont à l’origine de bien moins de déchets que la moyenne et mettent moins souvent leurs poubelles sur le trottoir. Etc. Chaque est donc infondé et irréfléchi

Tous les habitants de la France ne sont pas Français et les parents d’autres Français ne le sont pas. Deux réalités en découlent. La première : les modes alimentaires, entre autres, influencés par la culture et/ou la religion, font que, à composition par hypothèse égale, il y a différence sensible de contenu des poubelles. La seconde : une partie non négligeable de ces mêmes Non Français, Néo-Français ou enfants de Non-Français vit, pour cette raison précisément, dans une « non-aisance » économique qui entraîne là encore une sensible différence, à composition de foyer éventuellement égale toujours , entre le contenu de leur poubelles et celle du foyer français moyen (pour autant qu’il existe; car quoi de plus trompeur que toutes les moyennes en tous domaines) ? Français est donc infondé et irréfléchi.

« Produire » est trop noble et , de toutes façons, inadapté dans ce contexte, comme « générer l’existence » ; « jeter » n’est vraiment pas généralisable et conforme à la réalité quotidienne; « trier » est deux fois faux ; « être à l’origine » ne souligne pas le caractère parfois captif des achateurs. En fait la moins mauvaise formulation serait « Si on tient à répartir artificiellement et non significativement un certain tonnage total (cf. plus bas) de déchets dit ménagers ou municipaux ente le nombre officiel ou estimé d’habitants de la France en 200 ?, le résultat de la division donne … » Produit tout comme jette est donc infondé et irréfléchi

Si c’est tous les ans, c’est constant. Or, on prétend que ça augmente ; or constamment, on lit ou entend ou sous-entend « tous les ans » et rarement « en 200 ? », ce qui serait moins idiot, mais continuerait d’être trompeur. Tous les ans est donc infondé et irréfléchi

XXX kilos. Le nombre en question, quel qu’il soit, est toujours très douteux qu’il s’agisse de la version nationale ou des étranges différences entre deux documents officiels de communes ou de régions. Exemple : 290 kilos/habitant dans un plan départemental et bizarrement 475 dans un autre. N’importe quel kilotage s est donc infondé et irréfléchi

Une des raisons est qu’on précise rarement qu’est-ce qu’on intègre ou n’intègre pas derrière le mot générique « déchets ». Alors qu’en fait il conviendrait déjà logiquement, c’est à dire didactiquement et stratégiquement, de distinguer, pour le moins sept flux : celui de l’habitat horizontal ; celui de l’habitat vertical, celui des activités marchandes (artisanales et commerciales) collectées avec les déchets des particuliers sur le trottoir, celui des activités non marchandes administratives (écoles incluses), aussi collectées avec les déchets des particuliers, celui lié aux déchèeteries et, pour le moins donc, celui des voiries (y compris les feuilles d’arbres et les gazons d’espaces publics qu’on ne mobilisera jamais pour une indispensable campagne de réduction à la source généralisée) . Répétons-le donc intentionnellement : N’importe quel kilotage s est donc infondé et irréfléchi

Il importerait depuis longtemps de distinguer ces flux, parce que la stratégie de réduction à la source et de recyclage optimum, donc de responsabilisation, devrait être t forcément très différente. Par exemple mal géré ses déchets dans l’administration pourrait être une faute professionnel. Par autre exemple, les poubelles devraient toujours aller par trois dans les écoles. Or on généralise , désindividualise, déresponsabilise, qui plus est, avec un nombre (et pas un chiffre) non fondé qui a énormément oscillé entre 1990 et 2003 et qui, bizarrement redescend, alors qu’on continue, comme pour ne pas perdre l’habitude et démobiliser, d’affirmer que ça augmente ; mais plus de 2 % de 1 % seulement.. Ce qui fait penser à cette année où l’observatoire régional de l’Ile de France ne faisait pas trop savoir qu’il avait trouvé un département pratiquement stagnant, deux départements augmentant légèrement et deux départements régressant. Répétons-le donc encore intentionnellement : N’importe quel kilotage s est donc infondé et irréfléchi

Mais une personne un tant soit peu intelligente devrait s’interroger depuis longtemps sur les termes de la division. Le dividende est le fruit d’une totalisation assez hétéroclite; en 2003, il peut encore être altéré soit par le collecteur qui veut facturer plus (Cf. Canard enchaîné), soit par la collectivité qui veut payer moins de taxes à l’état pour non respect des échéances légales par exemple. Quoiqu’il en soit, l’informatique permettrait qu’une loi impose de communiquer à l’ADEME, dans les huit jours du mois suivant toutes les données nécessaires. Au lieu de ça, cette très pauvre ADEME (en budget, en effectif, mais pas globalement en bonne volonté évidemment) nous sort(ait ?) des dernières statistiques disponibles avec parfois trois à quatre ans de décalage, voire plus par rapport à l’année en cours. Répétons-le donc toujours intentionnellement : N’importe quel kilotage s est donc infondé et irréfléchi

Ce même dividende inclus évidemment les déchets dus aux touristes encore nombreux en France tout au long de l’année. Et il n’est peut-être pas terminé le temps où on se croyait obligé de nous seriner « Et à Paris, c’est pire » Or, outre les touristes, outre les banlieusards qui travaillant et/ou consommant à Paris, il y avait les clandestins. Et on prenait bêtement comme diviseur le dernier nombre officiel d’habitants de Paris intra-muros. Répétons-le donc intentionnellement : N’importe quel kilotage s est donc infondé et irréfléchi

Justement ce diviseur national, répétons-le, ne tient pas compte ni des touriste, ni des clandestins, ni de ceux en situation légale qui passent à travers des mailles de l’INSEE, etc. Or il n’est pas très éloigné le temps où un expert de l’ADEME avouait, (mais) en privé « On ne peut pas dire sérieusement que la quantité de déchets augmente tous les ans de 2 % - le bon vieux leitmotiv ! - puisqu’on ignore le tonnage global français :loà 10 % près ». Mais l’ADEME quand elle ne continuait pas de le dire officiellement, au moins le laissait dire et écrire. Et il est d’autres exemples d’illogismes dans ce domaine. A noter qu’en 2002 , il paraîtrait que maintenant ce ne serait plus que 1 % !!!

En notant au passage qu’on dit le même type de connerie - il faut bien appeler les choses par leur nom ! - pour ce qui est de la « production » de fermentescibles dans les foyers, ou encore les encombrants, ou encore quand on affirme doctement « Chaque Français jette tous les ans en déchèterie ….. », un outil de gestion qui, rappelons-le, ser(virai)t à tous les gens , y compris les paralysés et ceux qui n’ont pas de voiture, dans un rayon de 15 km, pas 14, pas 16, quelle que soit la configuration géo-urbanistique. On parle même pour faire plus sérieux de périmètre iso-chrone .

Et surtout n’objectons pas, SVP, « Tout le monde comprend ». C’est absolument faux et cette tragi-comique et/ou ridicule absence de souci de peser ses mots fausse les raisonnements des élus et cadres administratifs, ainsi que ceux des journalistes, entre autres.

« Chaque Français produit tous les ans XXX kilos de déchets » (ou une formulation très proche). est une phrase absurde, sans signification réelle. Cet incoercible besoin de ramener à la tête d’habitant est sans AUCUN intérêt analytique, didactique et prédictif.

Et il y a, hélas, d’autres tartes à la crème aussi tragi-comiques et/ou ridicules dans le microcosme rudérique ; qui, réunies, expliquent, par delà les proclamations d’auto-satisfaction de tribune dans les colloques non colloquants, la lenteur de la progression d’une véritable éco-gestion par rapport à la gravité de la situation (non reconnue) et les enjeux.

Est-ce que cela va cesser un jour dans l’intérêt de tous ou au moins de beaucoup ?

JMG

Constructif | 08 juillet 2004 à 11h35
 
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Re:ECRIVONS SERIEUX

Eh bien, vous n'y allez pas de main morte. Je ne sais pas ce qui vous arrive à critiquer les journalistes qui écrivent, les chercheurs qui cherchent, et les chiffres ou les méthodes statistiques utilisées dans cet article.
Pour ma part, je suis d'accord avec vous sur le fait qu'il y a de l'autosatisfaction dans les annonces des responsables de l'Ademe a propos de la réduction des déchets, alors que leur politique est largement sous efficace et qu'ils n'ont pas la volonté de contredire les industriels à l'origine des emballages. En tant qu'économiste, je dirais que la mise en place d'une taxe sur les emballages comme en Alllemagne aurait des résultats 100 fois plus signifaicatifs que la politique actuelle.
Néanmoins, vous ne pouvez pas critiquer les méthodes statistiques et les chiffres utilisés comme vous le faites. Ces chiffres sont très utiles même s'il ne veulent pas dire exactement que "chaque français...". Sans ces chiffres, aucune décision, aucune politique, aucune solution ne peut être mise en oeuvre. Sachez que le décideur sait très bien de quoi il en retourne sur ces statistiques, et la personne qui croirait naïvement au fait que "chaque français jette XXX tonnes de déchet par an" sans différence au sein de la population est pardonez l'expression "débile". Sachez enfin, que généralement, derrière ces études sur la population française dans son ensemble, sont souvent étudiées les différentes catégories de population selon leur lieu d'habitat, leur revenu ou leur CSP.
Alors la prochaine fois ne soyez pas aussi virilents et réfléchissez un peu avant de lâcher votre vindicte.
Bien à vous

Lakich

Lakich | 08 juillet 2004 à 13h50
 
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emballages

Bonjour, je suis allé chez AUCHAN petite-foret a valenciennes(59) j'ai acheté 5 produits différents en charcuterie (salami,paté...) pour chaque produit, il y avait un emballage filmé,les grandes surfaces nous disent faire un effort ,pour ce point là ,ils méritent 0 sur 10 .Bien à vous M.GLAUDE

matrimaco | 08 juillet 2004 à 14h03
 
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