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Le ministre délégué à l'industrie publie un état des lieux de l'éolien

175 permis de construire pour des éoliennes ont été délivrés, 95 permis ont été rejetés entre le 1er juillet 2001 et le 1er février 2004et 363 nouvelles demandes de permis de construire sont actuellement en cours d'instruction.

Energie  |    |  Actu-Environnement.com
Selon un communiqué de presse du ministère de l'Industrie citant une étude commandée aux préfectures en France métropolitaine et dans les DOM sur la situation de l'éolien, plus d'un tiers (35%) des demandes de permis de construire des éoliennes ont été rejetées en deux ans et demi.

Selon le communiqué, 175 permis de construire pour des éoliennes d'une puissance globale de 852 mégawatts (MW) ont été délivrés et 95 permis totalisant 475 MW ont été rejetés entre le 1er juillet 2001 et le 1er février 2004.
Sur les 175 permis délivrés, un quart font actuellement l'objet de recours devant les tribunaux administratifs et 363 nouvelles demandes de permis de construire, représentant une puissance de 2.525 MW, sont actuellement en cours d'instruction.

Selon Patrick Devedjan, le ministre délégué à l'industrie, ces chiffres sont encourageants et montrent qu'une dynamique de l'éolien en France a été créée.

Pourtant le parc opérationnel français ne comptait ''que'' 481 éoliennes fin 2003 représentant une puissance globale 253 MW d'éolien contre 14.609 MW pour l'Allemagne, 6.411 MW pour l'Espagne et plus de 3000 pour le Danemark.

Dans le cadre de la directive européenne sur l'électricité renouvelable, la France s'est fixée comme objectif de produire 21% de sa consommation d'électricité à partir de sources renouvelables en 2010. Pour y parvenir l'objectif est notamment d'atteindre 2000 à 6000 MW issus de l'énergie éolienne, soit 1 000 à 3 000 turbines éoliennes en 2007.

Vous trouverez sur ce lien l'analyse détaillée des résultats de l'enquête auprès des préfets.

Réactions1 réaction à cet article

 
Autorisation ou réalisation des parcs éoliens?

En première approche des chiffres présentés, 175 permis de construire délivrés, on peut donc considérer que la communication sur le sujet entre opérateurs et administrations s’est en général normalisée. La circulaire dite « Bachelot » adressée aux préfets en 2003 ainsi que l’action de l’ADEME sont en grande partie à l’origine de cette évolution.
Par contre, nous comptons 852 MW autorisés de construction contre 253 MW réalisés (moins du tiers). C’est dire que la délivrance du permis de construire n’est pas une fin en soi. En fait, en arrière plan des autorisations administratives restent les questions au moins aussi importantes du raccordement au réseau et du financement des projets.

La procédure de traitement des demandes auprès d’EDF exige malheureusement le dépôt du permis de construire avant de démarrer l’étude réelle de la connexion. Ainsi le permis peut être délivré pour un projet éolien qui ne sera techniquement ou financièrement pas raccordable. Ceci est d’autant plus déplorable quand les délais de réalisation de ce raccordement ne sont aucunement maîtrisée par les promoteurs, EDF en possédant l’exclusivité.

Au-delà des coûts souvent très élevés de raccordement, la rentabilité des projets se heurte également à la limitation de la puissance installée à 12 MW. Cette puissance qui représente de nos jours 4 à 6 aérogénérateurs ne laisse pas ou peu de possibilités de réaliser les économies d’échelle indispensables à la réalisation des projets. Dans le même prolongement, cette limitation est d’autant plus sujette à interrogation, quand d’un autre coté, les appels d’offres relatifs aux 500 MW terrestres ne sont réservés qu'à des mégaprojets.

Et enfin, problème de fonds, le tarif de rachat en France n’est pas des plus attrayants dans l’union européenne ; Ajouté aux inconvénients liés à limitation de la puissance installée, le tout est ainsi rendu plus difficile.
Notons une particularité dans le système de rachat en France qui est fixé ni par une loi, ni par décret, mais par arrêté du ministre des finances. Certains juristes considèrent cette particularité comme un faiblesse dans la garantie donnée aux investisseurs; Pour preuve l’arrêté du 26 mars 2003 a bien modifié celui du 8 juin 2001 en éliminant aux producteurs la garantie de rachat après la 15ème année de service.

En définitive, par rapport à l’année 2001, l’opinion publique qui était déjà favorable aux énergies renouvelables, a pu effacer beaucoup de préjugés quant aux parcs éoliens grâce notamment à des visites de sites. Les administrations ont également intégré cette nouveauté, même si certaines lenteurs persistent ici et là. Aussi, le tableau de bord du développement de la filière devrait plus s'inquiéter du rythme des mises en service, certainement plus lents que celui de la délivrance des autorisations, car c’est bien en terme de mise en service que l’objectif de 2.000 à 6.000 MW pour 2007est fixé.

faye | 16 juillet 2004 à 15h48
 
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