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Les moins de 15 ans sont les plus touchés par la pollution de l'air

Risques  |    |  Actu-Environnement.com
Mis en place à la suite de l'épisode de pollution de janvier-février 1989, le programme Erpurs (évaluation des risques de la pollution urbaine sur la santé) présente aujourd'hui une étude rétrospective sur plus de dix années de données.

Ce programme,co-financé par de nombreux partenaires dont l’Etat et le Conseil Régional d’Ile de France a permis de montrer les liens entre la pollution atmosphérique urbaine de fond et la santé en Ile de France. L'existence de liens entre indicateurs de pollution et indicateurs sanitaires est confirmée, principalement pour les enfants.

La pollution de l’air, on la subit tous les jours. Pas besoin pour cela que les seuils d'alerte soient dépassés, ou que le périphérique soit limité à 60 km/h.

L'enquête a croisé les données de la pollution avec le nombre de décès ou d'hospitalisation de 1987 à 2000, sur Paris et sa petite couronne (6,1 millions d'habitants).

On y apprend que les épisodes de pollution atmosphérique en Ile-de-France s'accompagnent d'une augmentation de la morbidité et de la mortalité.

Lorsque l’on passe d’un niveau de polluant de base (niveau non dépassé au cours des 18 jours les moins pollués de l’année à un niveau, on observe des augmentations pouvant aller jusqu’à :

- 7,9% pour les hospitalisations pour asthme des moins de 15 ans, en rapport avec le dioxyde d'azote ;
- 5,1% pour les hospitalisations pour maladies respiratoires des moins de 15 ans, en rapport avec les particules fines ;
- 4,7% pour la mortalité pour causes respiratoires, en rapport avec les particules
fines ;
- 3,3% pour les hospitalisations pour maladies de l'appareil circulatoire, en rapport avec le dioxyde d'azote ;
- 2,4% pour la mortalité pour causes cardiovasculaires, en rapport avec les fines ;
- 2% pour la mortalité toutes causes non accidentelles, en rapport avec le dioxyde d'azote,et
- 1,9% pour les hospitalisations pour BPCO, en rapport avec l’ozone.

Toutes ces augmentations sont statistiquement significatives, et les même types de liens sont retrouvés pour la plupart des polluants, des maladies étudiées et des classes d'âges.

Les objectifs de qualité de l'air fixés pour 2010 pour le dioxyde d'azote (recul de 20 % de la concentration moyenne par rapport à 2000) devraient se traduire par un recul de 3,4 % des hospitalisations pour asthme des moins de 15 ans.

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