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Bilan de La 13e Conférence des Parties de la CITES

La 13e Conférence des Parties de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces menacées) s'est clôturée hier sur un bilan très positif pour la conservation, sans toutefois à obtenir une hausse de 10 % de son budget.

Biodiversité  |    |  Actu-Environnement.com
La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction pour réguler le commerce des espèces parmi les plus rares ou en danger d'extinction a réunis 166 pays à Bangkok et s'est cloturé hier.

La Convention, connue par son sigle Convention on International Trade in Endangered Species (CITES) ou encore comme la Convention de Washington, est un accord international entre Etats. Elle a pour but de veiller à ce que le commerce international des spécimens d'animaux et de plantes sauvages ne menace pas la survie des espèces auxquelles ils appartiennent.
Cette convention a été préparée suite à une résolution adoptée en 1963 à une session des membres de l'UICN (l'actuelle Union mondiale pour la nature). Le texte de la Convention a finalement été adopté lors d'une réunion de représentants de 80 pays tenue à Washington, Etats-Unis d'Amérique, le 3 mars 1973 ; le 1er juillet 1975, elle entrait en vigueur.

Dans le monde, certaines espèces sont menacées d'extinction par le commerce illégal, tandis que d'autres sont mises en danger par une commercialisation excessive, la pollution, la destruction ou la diminution de leur habitat naturel.

La CITES interdit tout commerce pour 600 espèces animales et 300 espèces végétales mais l'autorise, avec un permis, pour plus de 4.100 animaux et 28.000 végétaux

Le commerce international de toute une série nouvelle d'espèces d'animaux et de plantes sauvages sera désormais soit sévèrement contrôlé (espèces listées à l'annexe II) soit en principe interdit (espèces inscrites à l'annexe I).
Parmi les nouvelles espèces inscrites à l'annexe II figurent plusieurs espèces asiatiques de tortues de marécage, le grand requin blanc, le poisson napoléon (dont la pèche au cyanure, détruit les coraux), la plante médicinale Hoodia, plusieurs ifs asiatiques ainsi que le bois tropical ramin, bois dur qui a été dévastées, notamment en Malaisie et en Indonésie. Les exportations de caviar ont aussi été limitées.

Font leur entrée dans l'annexe I, le dauphin d'Irrawaddy, l'amazone à front bleu, la tortue araignée et une espèce de palmier, toutes deux de Madagascar.

Par ailleurs, le Japon n'a pu obtenir la levée de l'interdiction de la chasse à la baleine de Minke et une initiative du Kenya visant à obtenir un moratoire de 20 ans pour le commerce de l'ivoire a échoué.
La CITES a refusé d'accepter la proposition des autorités namibiennes visant à pouvoir vendre aux enchères deux tonnes d'ivoire par an mais elle a autorisé la Namibie et l'Afrique du Sud à porter chacune son quota de chasse du rhinocéros noir à cinq individus par an.

Cette conférence a été l'une des meilleures de la CITES, a déclaré son secrétaire général Willem Wijnstekers. Mais si la CITES ne réussit pas à obtenir une hausse de 10 % de son budget, qui s'élève à 4,7 millions de dollars, ses efforts pour aider les pays à lutter contre le commerce illégal sont vouées à l'échec, a-t-il dit. Les pays membres n'ont accepté qu'une hausse de 3 %.

La prochaine réunion est prévue à Amsterdam dans trois ans.

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