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Les négociations autour de l'implantation de ITER se poursuivent

Les pays membres de l'Union européenne confirment leur volonté de construire le réacteur de fusion nucléaire ITER (réacteur thermonucléaire expérimental international) à Cadarache, dans le sud de la France.

Energie  |    |  Actu-Environnement.com
Les pays membres de l'Union européenne confirment leur volonté de construire le réacteur de fusion nucléaire ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor – réacteur thermonucléaire expérimental international) à Cadarache, dans le sud de la France.

En novembre 2003, le Conseil de L'UE a décidé à l'unanimité de proposer le site de Cadarache, en France, comme le site candidat de l'Union européenne pour accueillir ITER.

Actuellement, deux sites restent en compétition pour le futur réacteur thermonucléaire : le site européen de Cadarache, soutenu par les Russes et les Chinois et le site de Rokkasho-mura dans le nord-est du Japon, soutenu par les Etats-Unis et la Corée du Sud.

Bruxelles espère encore trouver dans les plus brefs délais un accord avec les cinq partenaires (Etats-Unis, Russie, Chine, Japon, Corée du Sud) permettant une construction du réacteur à Cadarache et un partenariat privilégié avec le Japon.

Mais les pays membres de l'Union européenne sont prêts à construire ITER sans le Japon, si aucun accord n'est trouvé rapidement mais avec le plus de partenaires possibles: ses alliés russes, chinois et éventuellement de nouveaux venus. Une position que Tokyo n'a pas tardé à dénoncer.

Bruxelles a proposé des modifications de son mandat de négociation pour faciliter l'obtention d'un consensus dans les négociations avec les six parties (UE, Japon, Chine, Russie, Corée du Sud et États-Unis) en vue de construire ITER en commun au site candidat européen de Cadarache, en France. En fonction de la décision du Conseil le 26 novembre, la Commission s'efforcera d'arriver à une conclusion positive avec toutes les parties dans les plus brefs délais. Un élément central du consensus pourrait être un véritable partenariat entre l'Union européenne et le Japon. Le Japon pourrait bénéficier de conditions favorables reflétant sa contribution particulière au projet ITER. En outre, l'Union européenne pourrait contribuer à d'autres initiatives de recherche dans le domaine de la fusion au Japon pour compléter le projet ITER dans le cadre d'une approche élargie de la maîtrise de l'énergie de fusion.

L'exécutif européen propose par exemple d'inclure, dans le partenariat international, le réacteur supraconducteur JT60 construit au Japon.

La Commission évoque aussi la possibilité d'associer au projet une Installation d'essais de matériaux (IFMIF installation internationale pour l'irradiation des matériaux destinés à la fusion).

À l'inverse de la fission, la fusion produit de l'énergie et des éléments radioactifs à très faible durée de vie et s'avère donc incomparablement moins polluante grâce à la fusion d'atomes légers comme l'Hydrogène (H). ITER permettra de réaliser un état particulier de la matière (Plasma) qui produira une puissance d'environ 500 millions de watts. Cette puissance sera supérieure de dix fois à celle injectée dans le plasma. Le coût total de la construction et de l'exploitation est estimé à environ 10 milliards d'euros sur trente-cinq ans.


Dans le cadre d'un accord prévoyant de construire ITER à Cadarache avec le soutien des six parties, les coûts seraient ventilés comme suit :
Coût total de construction d'ITER : 4,570 milliards d'euros
Budget de l'UE (50% au maximum) : 2,285 milliards d'euros au maximum, dont au maximum 40%, soit 1,828 milliards d'euros, à la charge du budget Communautaire.
Contributions des autres parties (50% au moins) : 2,285 milliards d'euros au minimum.
Des contributions additionnelles pour ITER et l'approche élargie proviendraient de la France, pays hôte, de certains autres pays européens et peut-être du Japon.

Réactions3 réactions à cet article

 
le choix

considèrant l'état actuel de la planète et les moyens secondaires
nécessaire à sa survie,la question
de l'energie implique cette
conclusion:
il s'agit d'une question de vie ou de mort.
la rétention d'informations,la spécialité du club sévit toujours.

bor
 
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Iter : pas si idyllique

Il faudrait apporter une info plus complète sur le sujet. Selon une récente tribune de plusieurs scientifiques dans "Le monde", le matériau dans lequel doit être construit ce réacteur n'existe pas, et on ne sait pas produire le tritium, carburant indispensable, à l'échelle industrielle. Ajoutons que nous n'en avons probablement pas besoin (voir scénario negawatt), et on aura une vision plus juste de la problématique.

Anonyme | 26 novembre 2004 à 12h31
 
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Sans sujet

Pas de message

Anonyme | 19 mai 2006 à 10h03
 
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