En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plusFermer
Actu-Environnement

Demande d'étude sur les Éthers de glycol par le Sénat

L'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques saisi d'une demande d'étude sur les Éthers de glycol.

Risques  |    |  Actu-Environnement.com
Lors de sa réunion du mardi 14 décembre 2004, la commission des Affaires économiques du Sénat a saisi, mercredi dernier, l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) d'une demande d'étude sur les éthers de glycol, et notamment sur la toxicité éventuelle de ces solvants.

Il s'agit de répondre aux inquiétudes dont ont fait part M. Jean-Paul Émorine, Président de la commission des affaires économiques, certains mouvements associatifs, préoccupés par les risques toxicologiques que représente l'exposition aux éthers de glycol, précise la commission dans un communiqué.

Les éthers de glycol, connus aussi sous le nom de « tension actif non ionique font partie des solvants organiques, dont ils constituent une famille et se compose de 80 substances chimiques, différentes quant à leurs caractéristiques, qui entrent dans la composition de nombreux produits. On peut classer globalement cette famille en deux grandes lignées : les dérivés de l'éthylène glycol et les dérivés du propylène glycol. C'est à leur propriété de solubilité à la fois dans l'eau et dans les solvants organiques que les éthers de glycol doivent leur essor industriel. C'est pourquoi on les retrouve depuis les années soixante-dix dans de nombreuses préparations, en remplacement des solvants aromatiques couramment utilisés avant cette époque. Ils sont présents dans tous les produits dits à l'eau.
On les trouve aussi comme principaux composants dans les colles, les encres, les peintures, les vernis, les diluants, les cosmétiques notamment les teintures pour cheveux, les produits d'entretien comme les lave-vitres, les produits pour la mécanique et la métallurgie (fluides de coupe, dégraissants).

D'autre part, des tests réalisés dans le cadre d'une enquête de Tests achat en Belgique ont révélé que les désodorisants et parfums d'ambiance diffusaient des substances connues pour leur toxicité à doses élevées comme le benzène, styrène et notamment l'éthers de glycol.

L'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques souligne que cette étude devrait permettre d'évaluer les problèmes posés par la fabrication industrielle des éthers de glycol, notamment du point de vue des enjeux économiques et de la protection des consommateurs.

Les principales voies d'exposition pour l'homme sont l'inhalation et le contact cutané. Du fait de leur moindre volatilité, l'exposition respiratoire à la majorité de ces dérivés est souvent plus faible qu'avec d'autres solvants, cependant, leur rétention au niveau du système respiratoire est élevée et on estime que 50 à 80% de la proportion inhalée se retrouve au niveau des poumons.
Le contact avec le produit sous forme liquide peut entraîner une absorption cutanée importante. Une absorption sous forme de vapeur par la peau et les muqueuses peut parfois survenir.

D'après l'INRS, l'intoxication aiguë, généralement due à une ingestion accidentelle, peut être responsable de troubles neurologiques (dépression du système nerveux central), métaboliques et rénaux et des effets sur la reproduction ont été rapportés, qu'il est souvent difficile d'attribuer aux seuls éthers de glycol en raison des co-expositions à d'autres solvants.

Source : Avec INRS

RéactionsAucune réaction à cet article

 

Réagissez ou posez une question

Les réactions aux articles sont réservées aux lecteurs :
- titulaires d'un abonnement (Abonnez-vous)
- inscrits à la newsletter (Inscrivez-vous)
1500 caractères maximum
Je veux retrouver mon mot de passe
[ Tous les champs sont obligatoires ]
 

Partager