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Erika : la cour d'appel de Paris confirme la nouvelle expertise

La cour d'appel de Paris a examiné la possibilité puis confirmé une nouvelle expertise dans l'instruction sur le naufrage de l'Erika, malgré les multiples oppositions, notamment des sinistrés regroupés en associations.

Eau  |    |  Actu-Environnement.com
Le 12 décembre 1999, le pétrolier Erika, battant pavillon maltais, sombrait au large de la pointe de Penmarc'h dans le Finistère, alors qu'il transportait environ 30 000 tonnes d'hydrocarbures lourds. Environ 19 800 tonnes se sont déversées. 6 400 tonnes d'hydrocarbures sont restées dans la partie avant immergée, et 4 700 tonnes dans la partie arrière.
Le pompage des hydrocarbures jusqu'à la surface s'est déroulé entre juin et septembre 2000.
Des opérations de nettoyage ont été menées le long des quelque 400 kilomètres de côtes polluées, sur la façade atlantique, principalement dans le Finistère, en Loire-Atlantique, dans le Morbihan et en Vendée.
Ce sont plus de 250 000 tonnes de déchets mazoutés qui ont été récupérées, pour être provisoirement stockées en attendant leur destination finale.

Face à cette pollution par hydrocarbures, la plus importante intervenue en France depuis l'Amoco Cadiz*, des efforts considérables ont été déployés par l'Etat, les collectivités territoriales, les associations et les nombreux bénévoles.

Fin juin, la juge d'instruction chargée de cette enquête, Dominique de Talancé, avait rendu deux décisions opposées aux réquisitions du parquet de Paris et estimait qu'il serait pour le moins hasardeux de penser qu'une nouvelle expertise pourra surmonter les contradictions entre les experts dans un dossier de cette complexité et qu'il appartiendra au tribunal et à lui seul d'arbitrer et de décider.

Les experts commis dans le cadre de l'instruction de Dominique de Talancé avaient affirmé que le sinistre était lié à des fissures sur le pont, décelables lors des contrôles que l'affréteur (dans ce cas Total) a l'obligation de réaliser.

Alors que l'enquête était officiellement terminée, Total a de son côté versé au dossier « un prérapport d'étape » réalisé par des experts civils commis par le tribunal de commerce de Dunkerque. Les conclusions de ces experts écartent, elles, la responsabilité de Total, poursuivi pour « complicité de mise en danger de la vie d'autrui et pollution maritime » et estiment iqu'une corrosion du navire située au niveau de la cuve a provoqué le sinistre en entraînant une voie d'eau sous le niveau de la mer.

L'association écologiste Les Amis de la Terre estime comme dans le cas d'AZF, que le groupe Total utilise les recours juridiques pour fuir ses responsabilités sur l'impact social et environnemental de ses activités.

La cour d'appel de Paris requerrant finalement une nouvelle expertise, l'instruction va désormais être relancée pour des mois…

* Le 16 mars 1978, à 21 heures, le super pétrolier Amoco Cadiz s'est échoué sur les rochers de Portsall, à environ 1,5 km des côtes. 220 000 tonnes de pétrole s'échappèrent de la carcasse du bateau et se répandirent en quelques jours, souillant 400 km du littoral breton (Finistère et Côtes d'Armor). Une panne de gouvernail a été à l'origine de cette catastrophe. Plusieurs procès se sont succédés pendant 14 ans, de 1978 à 1992.

Réactions2 réactions à cet article

 
Quelle honte

Je suis choquée de la réaction de Total et je pense que la justice devrait marquer le coup.
Il est difficile de croire dans un cas comme celui-là que les grosses industries pétrolières ne savent pas qu'elles utilisent des bateaux-poubelles. Par la suite on a continué à voir des bateaux du même genre ou bien devrais-je dire des épaves. Et pourtant ces bateaux transportent des substances hautement polluantes. En est-il de même pour les déchets radioactifs ?
A-t'on vu un bateau de l'armée couler dans ces conditions ? C'est lamentable

Eva | 14 janvier 2005 à 20h42
 
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Quel avenir

L'enjeu économique concernant le pétrole est tellement important que dur sera la tache !
Toutes les sociétés des pays développés et autres, baignents dans ce problème.
On dépends de cet "or noir" alors que tellement de substituts existent pour le remplacer . Exemples : en matiére d'énergie: le vent , le soleil, les calories de la terre ( géothermie), les huiles de colza et autres, pour carburants voitures, sont bien là !
Mais pourquoi les gouvernements de ces pays n'aident-ils pas à développer tous ces substituts ? Parce que les revenues de ce pétrole sous formes de taxes rapportent beaucoup trop à nos sociétés, que pour l'instant il est inimaginable de les supprimer !
Mais alors que va t il se passer lorsque ce pétrole n'existera plus, que dame nature aura tout donné et que l'homme se serra charger dans faire un "génocide" sur les merveilles de notre planéte ?
Il est vrai que certains gouvernement y travaille ( du moins commence) : petite prime ( sous forme d'impôt )pour l'utilisation de capteurs solaires ou géothermie...etc, aide aux constructeurs automobiles pour la conception de moteurs moins pollants ou de systémes réduisants la consommation de carburants..etc
Mais tout cela ne va pas assez vite par rapport aux dégats causés alors soit nos sociétés passent le turbo soit ces catastrophes risquent encore de se multiplier et là , ça serra le drame !

Alors, lorsque je regarde l'avenir, je ne peux m'empécher de broyer du noir !

neige | 18 janvier 2005 à 21h52
 
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