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Conférence sur les petits États insulaires dans le vif de l'actualité

La Conférence de Maurice qui s'est ouvert, le 10 janvier et doit se clôturer le 14 janvier, doit traiter de l'avenir des petits États insulaires en développement face aux catastrophes naturelles et aux conséquences du réchauffement climatique.

Risques  |    |  Actu-Environnement.com
Lors de cette conférence, les 37 petits États insulaires en développement demanderont à la communauté internationale de les aider à surmonter les problèmes auxquels ils doivent faire face : catastrophes naturelles, conséquences des changements climatiques, déchets, ressources marines, l'eau douce, l'énergie, la biodiversité, les transports, le tourisme. Cette conférence portera également sur des problèmes émergents qui affectent de plus en plus les États insulaires, comme l'accès aux marchés, le VIH/sida, l'information et les nouvelles préoccupations touchant la sécurité, de même que sur les nouveaux débouchés offerts par les technologies de l'information et par les cultures insulaires.

Elle doit plancher notamment sur les moyens d'aider les petits Etats insulaires à la planification préalable en prévision de catastrophes naturelles comme les tsunamis et les cyclones.

Les petits États insulaires en développement sont extrêmement vulnérables à toutes sortes de catastrophes naturelles et vu l'ampleur des destructions causées par te tsunami, la Conférence de Maurice, naturellement, concentrera son attention sur cette question, a déclaré M. Chowdhury, le Secrétaire général de cette Conférence des Nations Unies, ajoutant qu'il est persuadé que l'idée d'un système d'alerte global sera avancée par de nombreux participants.

De plus, elle doit trouver des solutions aussi sur les moyens d'aider ces états face à la montée des mers liée au changement climatique.

Le niveau moyen des océans a déjà augmenté de 10 à 20 cm en un siècle et devrait s'élever d'ici 2100 de 9 à 88 cm, du fait de la hausse de température et de la fonte des glaciers et calottes glaciaires.

La survie même des Etats insulaires est en question, confie, à l'AFP, Michel Petit, un expert français.

Les îles, mais aussi les deltas et les régions côtières risquent d'être envahis par les eaux à chaque tempête ou grande marée. Au total 200 millions de personnes pourraient être contraintes de migrer d'ici la fin du siècle, leur région devenant inhabitable, selon le dernier rapport des experts (2001). Avec une protection adéquate, leur nombre pourrait être réduit à 100 millions.

En février 2004, les neuf îles de l'atoll de faible élévation de Tuvalu ont été submergées par des « marées géantes », parfois hautes de trois mètres. Ces marées ont inondé les terres les plus basses de ce pays, dont le point le plus élevé n'est qu'à 4,5 mètres au-dessus du niveau de la mer, affectant les sources d'eau douce et endommageant les récoltes. Selon les habitants, des marées d'une telle ampleur, jadis rares pour ces îles, se produisent désormais plus ou moins tous les deux ans. Les pires inondations sont survenues en 2001, quand la presque-totalité de la surface des îles s'est retrouvée sous l'eau.

Le cas de la Grenade dans les Caraïbes met en relief la menace. En septembre 2004, l'île fut dévastée par l'ouragan Ivan. 90% des habitations ont été endommagées, sans compter les écoles, les hôpitaux et les infrastructures routières et autres. L'industrie de la banane a été anéantie et 90% des régions forestières sont aujourd'hui dépourvues de végétation.

Les petits Etats insulaires en développement ont vu le montant de l'aide publique au développement diminuer en moyenne de moitié, rappelle le rapport préparatoire à la conférence de Maurice. En effet, le Programme d'action de la Barbade n'a été que partiellement mis en oeuvre, en raison d'une diminution de l'aide étrangère. Alors que l'aide internationale représentait 2,6 pour cent du produit intérieur brut (PIB) des petits États insulaires en 1990, elle a diminué graduellement et ne représentait plus que 1 pour cent du PIB en 2002.

Selon des estimations de Munich Re, un des plus grands réassureurs du monde et membre de la Finance Initiative du PNUE, les catastrophes météorologiques sont en augmentation. Durant les 10 premiers mois de 2004, les pertes assurées s'élevaient à 35 milliards de dollars (les pertes les plus importantes jamais enregistrées) alors que les pertes non assurées durant la même période se chiffrent à 90 milliards de dollars.

Plus de 2 000 participants des États insulaires, de leurs partenaires traditionnels des pays donateurs ainsi que d'autres pays, y compris quelque 25 chefs d'État et de gouvernement, assistent à cette conférence.

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