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Actu-Environnement

Serge Lepeltier définit ses 5 priorités environnementales pour 2005

À l'occasion des vœux à la presse, le Ministre a défini ses 5 priorités pour l'année à venir et a déclaré que la Charte de l'environnement constitue un texte décisif qui donnera dès 2005 une nouvelle dimension à l'action publique.

Gouvernance  |    |  Actu-Environnement.com
A l'occasion des vœux à la presse, Serge Lepeltier a rappelé que sous l'impulsion du Président de la République, la Charte de l'environnement a été votée par chacune des deux assemblées en 2004. Adossée à la Constitution de la République il a déclaré que ce document décisif donnera dès 2005 une nouvelle dimension à l'action publique, plus solidaire vis-à-vis des générations futures et plus responsable vis-à-vis des générations présentes.
Il a également énoncé les 5 priorités qu'il a fixées pour 2005 :
- Lutter contre le changement climatique, thème également retenu par le G8.
- Préserver la biodiversité.
- Rénover la politique de l'eau.
- Prévenir les risques technologiques et naturels, et lutter contre les pollutions.
- Promouvoir le développement durable.

Le ministre a ensuite insisté sur l'importance primordiale de la construction européenne en matière d'écologie et de développement durable. Selon Serge Lepeltier en matière d'écologie et de développement durable comme dans bien d'autres domaines, l'Europe est la seule façon de réussir. Il a appelé de ses vœux une Europe confortée par une Constitution Européenne.

Il a souligné le rôle déterminant joué par la presse pour faire comprendre les enjeux du développement durable à chacun, car sauver la planète, c'est l'affaire de tous.

Enfin, il a indiqué que le projet de loi sur l'eau serait soumis au Parlement avant l'été.

Le texte, envoyé vendredi 7 janvier au Conseil d'Etat, devrait être présenté en conseil des ministres en mars. Il vise notamment à permettre à la France d'atteindre un bon état écologique des eaux en 2015, en vertu de la législation européenne.

Il faut que dans la nature, on ait une eau de bonne qualité, a souligné M. Lepeltier, rappelant qu'aujourd'hui, 50% des eaux souterraines et 75% des eaux de surface contiennent des résidus de pesticides.

Par ailleurs, à l'occasion de la présentation des vœux, le Président de la République s'est montré favorable à l'engagement d'une politique industrielle dans les secteurs d'avenir : voiture propre, pile à combustible, énergie solaire, usines non polluantes en CO2, réseaux à très haut débit sécurisés. Une agence de l'innovation industrielle devrait être crée et devrait engager 2 milliards d'euros d'ici 2007.

Avec l'un des plus petits budgets parmi tous les ministères, on est en droit de se demander si les souhaits formulés par le Ministre ne resteront pas que des paroles... paroles...

Réactions11 réactions à cet article

 
Bla bla bla...

Quelles priorités M. le ministre !
En 4 priorités (air, biodiversité, eau, risques techonologiques et naturels) on aurait pu faire le tour de l'environnement (même si j'exagère un peu).
Alors vous avez rajouté la promotion du... développement durable.

Trop d'imagination peut tuer l'imagination. Allez y donc doucement M. le ministre, un excès de travail risque de vous nuire. Surtout quand il s'agira de développer des idées qui s'accrochent à vos priorités.

Bon courage hein !

l'homme révolté | 14 janvier 2005 à 11h31
 
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Un bémol..

Pour réagir sur le message de "l'homme révolté", il est vrai que cela parait bien ambitieux, mais ces priorités, de toute façon, à partir du moments ou le ministre n'indique pas d'objectif précis, ne seront pas dur à suivre.. elles ne représentent en fait que les thèmes d'actions sur lesquels ils travailleront (faut-il alors supposer que le développement des énergies renouvellables serait laissé de côté? alors que ce sujet avait été placé en ligne de mire l'année dernière, la France étant bien à la traîne à ce sujet!)..
Néanmoins, je ne suis pas tout à fait d'accord sur le sens négatif que vous portez au fait d'avoir placé ici le développement durable.. Le ministre ne dit pas qu'il veut développer le développement durable, il veut seulement en faire sa promotion.. ce qui est tout à fait différent! Et pour moins, promouvoir le développement durable (en réalisant des journées nationales, des colloques, en favorisant les réflexions communes...) est bel et bien une priorité! le développement durable ne doit pas rester un terme à la mode, et sa mise en place doit être encore réfléchie et sa culture diffusée dès aujourd'hui..(d'ou l'importance des journalistes..)

greendays | 14 janvier 2005 à 11h48
 
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paroles, paroles, .....

Développement durable ne rime pas avec croissance.
Dès lors, comment un ministre de l'environnement peut-il avoir du poids contre les impératifs économiques?
N'est-il pas qu'un grain de sable dans le roulement?
Alors, paroles, paroles, ça fait joli dans le paysage.
Désolée d'être aussi négative....

Florence | 14 janvier 2005 à 13h42
 
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Re:Un bémol..

Je reviens sur mes propos de ce matin, en réaction au message de Greendays. Je suis en grande partie d'accord avec vous, mais je tiens à apporter quelques précisions. Ce que je voulais dire, ironiquement, c'est que M. le Ministre nous donne des priorités d'une généralité absolue !L'environnement c'est quoi ? Prenez le manuel de Michel Prieur, et vous trouverez deux chapitres : tout ce qui touche les installations classées et autres risques industriels d'un coté, et tout ce qui porte sur la Nature de l'autre.

Alors, dire qu'on a pour priorité l'eau, l'air, les risques industriels, et enfin la biodivesité, c'est presque donner les missions du ministère...
Donner des priorités, c'est donner des pistes de réflexion plus approndies que ça, non ?

Quant au développement durable, bien sûr que cela doit être la priorité, afin de ne pas rester sur un pseudo "développement durable.com". Mais l'intitulé du ministère n'est-il pas celui du développement durable ? dés sa création nous savions que ce ministère avait pour priorité le développement durable.

Alors, ceci étant dit, de véritables lignes directrices, et quelques objectifs, commme voeux 2005 adressés aux associations de protection de l'environnement et autres citoyens soucieux de leur cadre de vie, ne serait-ce pas plus intéressant que de tristes priorités que tout le monde connait déjà ???

l'homme révolté | 14 janvier 2005 à 15h36
 
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Re:paroles, paroles, .....

Même si cela m'avait surpris à l'époque, j'ai appris, par un professeur de "fiscalité de l'environnement", que l'économie faisait vivre l'environnement ! Cela peut paraître choquant, mais c'est ainsi. Plutôt que de parler de grain de sable, je pense qu'il faut que l'environnement s'intègre dans cette logique économique. Qu'il en joue à son tour.
En revanche, il est clair que le développement durable ne veut pas dire croissance (seule), mais croissance économique tenant compte de l'environnement et des conditions de travail. Cette notion, il est vrai, reste à peaufiner, et à être concrétisée...

l'homme révolté | 14 janvier 2005 à 15h41
 
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Impact des associations

C'est vrai que les ambitions du gouvernement sont franchement au-dessus des moyens dont il dispose. Je voudrais comparer avec nos voisins européens. Leur budget est plus important, mais pourquoi?
C'est en grande partie grâce à l'effort des associations de défense de l'environnement qui réunissent une grande partie de la population. Si de telles pratiques existaient chez nous, croyez bien que les élus n'auraient d'autres choix que de s'intéresser un peu plus au sujet... sous peine de ne pas être réélus!
Alors n'hésitez pas à faire partie d'une association si le coeur vous en dit. Même si vous ne pouvez pas être très actifs, le nombre d'ahérent a un impact très important sur nos élus.

Anonyme | 14 janvier 2005 à 16h31
 
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+ de détail

Oui je suis d'accord dans ce sens.. mais cette news n'est ici pas assez développée.. une autre newsletter présice un peu plus les priorités du ministre.. ce qui rend deja les chose un peu plus concrète.. maintenant, chacun jugera, est assez suffisant ou non?

"Lors de la traditionnelle présentation de ses vœux à la presse, le ministre de l’Ecologie a rappelé ses priorités pour l’année qui commence:
- Lutter contre le changement climatique: mise en œuvre du plan climat, préparation « d’un nouveau protocole plus ambitieux que le protocole de Kyoto ».
- Préserver la biodiversité: achèvement du réseau Natura 2000, décision concernant la réintroduction d’ours dans les Pyrénées.
- Rénover la politique de l’eau: adoption du projet de loi sur l’eau, et adoption de plans d’actions pour chaque rivière.
- Prévenir les risques technologiques et naturels, et lutter contre les pollutions: réduction à la source des déchets, textes d’application de la loi risques de 2003, mise en œuvre du plan santé-environnement, débats parlementaires sur la sécurité nucléaire et les déchets radioactifs.
- Promouvoir le développement durable, notamment par une politique de promotion et de pilotage de la recherche."

greendays | 17 janvier 2005 à 11h47
 
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Re:paroles, paroles, .....

La logique économique actuelle s'inscrit dans une politique dite néo-libérale où le profit marchand est le but. Dès lors, comment le souci environnemental peut-il s'inscrire là-dedans?
En faisant du profit avec l"environnement", comme tu l'as mentionné.
MAis attention, ce nouveau profit là peut prendre le visage de Hyde ou de Jekyll, selon que l'on postule que l'homme est un objet de consommation plutôt qu'un sujet désirant. Je prends un exemple pour être plus claire : Dr Jekyll préconiserait de ne plus utiliser de sacs plastiques pour faire les courses (et en passant d'éviter les supermarché), mais en cas de (réel?) besoin, privilégier les sacs de maïs recyclable. Mr Hyde préconise de remplacer les sacs plastiques par des sacs recyclables.
Tant que l'on ne met pas l'humain au centre du problème, le souci environnemental reste un grain de sable dans le roulement ou un joli mot-clef.

florence | 17 janvier 2005 à 12h05
 
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Du cancre au cancre las...

Le gouvernement et Serge Lepeltier ont-ils bien enregistré les déclarations de l'UE à Bruxelles où la France est considérée comme le cancre de l'Europe en matière d'environnement (pollutions des eaux, NATURA 2000, retard dans la traduction des directives européennes, ...)?
J'ai pu constater combien était long et difficile le combat pour la reconquête de la qualité de l'eau en Bretagne : un pas en avant puis un pas en arrière (= résultat nul ou presque après 10 ans d'efforts) quand les services de l'Etat sont trop laxistes face aux lobbies économiques et agricoles...
Chirac, De Robien et Lepeltier gesticulent et font de beaux discours sur le développement durable ( DD) à Paris mais l'inertie administrative freine la traduction des objectifs en actions dans les provinces ! Au vu de constats récents, je ne crois plus en "l'Etat exemplaire" pour le DD et doute fort que le MEDD ait la moitié des moyens nécessaires pour que les voeux de son Ministre puissent se concrétiser sur le terrain : les militants du DD risquent alors d'y être traités de cancres las...

Un breton déçu | 18 janvier 2005 à 13h51
 
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Re:paroles, paroles, .....

je suis encore novice dans la politique de l'environnement, mais pour répondre à la phrase l'homme n'est ni objet de consommation ni objet désirant je dirait plutôt que l'homme est objet dépendant de la nature. Plus on va contre elle et moins on pourra tirer autant de bénéfices que l'on a fait depuis maintenant. On appauvrit notre principale ressource (la Terre) sans se soucier du lendemain. Tous ca est bien régie par l'économie : ie les compagnies pétrolières ou de toute autre énergie fossile (bientot taries) qui empêches par des pot de vin le gouvernement de développer les energies durables. Je tiens pour responsables tous les politiques qui ne comprennent pas que dans chaque programme il faut intégrer une notion d'écologie (au sens propre du terme)

milou | 21 janvier 2005 à 04h07
 
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DD : pour faire bien ou masquer le mal...

Pffff, que de foutaises...

«Le DEVELOPPEMENT DURABLE n'est ni une utopie ni même une contestation, mais la condition de survie de l'économie de marché.»
Louis Schweitzer, pédégé de Renault lu dans le mensuel "Enjeux Les Echos", décembre 2004.

Que dire de plus... Que depuis un certain rapport Brundtland en 1987, tout le monde le reprend un peu à sa sauce paske ça fait bien et ça dédouane pas mal... On en arrive à de telles aberrations... La notion de DD ne se destinait pas je pense à devenir une couverture tirée par toutes les entreprises, aussi polluantes et destructrices soient-elles... C'est l'économie elle-même qui a récupéré cette notion, voyant qu'il s'agissait surement d'un filon porteur et vendeur...

Perso, je travaille dans l'énergétique, en particulier celle pour le bâtiment... Autant dire que c'est du foutage de gueule pur : de conférence dédiée aux bonnes pratiques on en est arrivé à des vitrines pour les grands groupes industriels...

A l'heure ou l'on devrait parler de décroissance...

D'ac avec l'anonyme et son post sur les associations... Engagez-vous !!! C'est le seul mot d'ordre...

BobLaser | 24 janvier 2005 à 19h07
 
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