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Actu-Environnement

Le projet de loi sur l'eau et les milieux aquatiques entre en conflit avec l'énergie hydroélectrique

Le projet de loi sur l'eau sera discuté en 1e lecture au Sénat en avril. Le texte ménage l'agriculture conformément à l'engagement pris par le Président, mais entre par ailleurs en conflit avec le développement de l'hydroélectricité.

Eau  |    |  Carine Seghier Actu-Environnement.com
Le ministre de l'écologie, Serge Lepeltier, a annoncé, lors d'un point presse que le projet de loi sur l'eau et les milieux aquatiques serait discuté en première lecture au Sénat en avril prochain. Le 7 janvier, elle a été transmise au Conseil d'état. Le ministre espère un vote de la loi en première lecture à minima avant l'été, mais n'a pas exclu qu'il faille y revenir à la rentrée.

Ce nouveau projet a pour objectif fondamental de donner les outils à l'administration, aux collectivités territoriales et aux acteurs de l'eau pour reconquérir la qualité des eaux et atteindre en 2015 les objectifs de bon état écologique* sans instaurer aucune nouvelle taxe sur l'agriculture, conformément à l'engagement pris par le Président de la République. Rappelons que le précédent projet de loi avait été élaboré par Dominique Voynet mais n'avait pas passé le cap de la première lecture à cause d'une taxation des nitrates de l'agriculture inscrite dans le projet de loi.
Le précédent projet de loi avait été élaboré par Dominique Voynet, mais n'avait pas franchi la première lecture, à cause d'une taxation des nitrates de l'agriculture inscrite dans le projet de loi.

Le projet de loi a également vocation à donner aux collectivités territoriales les moyens d'adapter les services publics d'eau potable et d'assainissement aux nouveaux enjeux en termes de transparence vis-à-vis des usagers, de solidarité en faveur des plus démunis et d'efficacité environnementale.

Ce projet de loi s'inspire du principe pollueur-payeur à travers la récupération des coûts. Pour l'heure, en France, ce sont essentiellement les ménages qui assument ces coûts en versant près de 85 % des redevances aux Agences de l'eau, contre 14% pour les industriels et seulement 1% pour les agriculteurs. Le projet de loi prévoit une profonde révision du fonctionnement des Agences de l'Eau.

La France a été condamnée à plusieurs reprises par la Commission européenne pour ses manquements à la qualité de l'eau. Pour exemple, en janvier 2004, la Commission européenne avait engagé des poursuites judiciaires notamment à l'encontre de la France pour non-respect de la législation communautaire sur la qualité de l'eau. Le non-respect de la législation risque d'entraîner la pollution de rivières, de lacs et d'eaux côtières, ce qui à terme pourrait constituer une menace pour la santé publique. La France n'avait en effet pas fourni suffisamment d'informations sur les modalités de mise en oeuvre de la directive sur le traitement des eaux résiduaires urbaines.

Près de la moitié du territoire français est classée en zones vulnérables pour les nitrates c'est-à-dire dont la concentration des eaux en nitrates est supérieure à 40 mg/l, ou dans lesquelles des phénomènes d'eutrophisation sont constatés. Pourtant Serge Lepeltier a rappelé que cela signifie que les eaux ne sont plus très loin du seuil de potabilité (50 mg par litre).
Un bilan présenté par l'Institut Français de l'ENvironnement (IFEN) confirme qu'en 2002, des pesticides sont présents dans 75 % des stations concernées en eau de surface et 57 % en eau souterraine avec des fréquences proches de celles trouvées pour les mesures effectuées en 2001.

Le texte prévoit également à terme, de conserver dans les rivières, un débit minimal nécessaire à la vie des milieux et des espèces équivalant à 1/10e du débit moyen annuel. Selon les industriels des énergies renouvelables et le Syndicat des énergies renouvelables (SER), cette mesure entre pleinement en conflit avec le développement de l'hydroélectricité : ils ont déclaré mardi son développement était menacé jugeant que cette mesure entraînerait une baisse de la production hydroélectrique d'environ 5 %, alors que la directive pousse la France à l'augmenter de 40 %. La production actuelle d'hydroélectricité est de 70 milliards de kWh et au potentiel de développement de 6 milliards de kWh supplémentaires d'ici 2010. Elle assure 97 % de l'électricité verte française.
Lors de la présentation du texte, le ministère a rappelé que la loi pêche de 1984 prévoyait déjà que les ouvrages respectent ''progressivement'' ce seuil de 1/10e, sans date précise. Le projet actuel fixe l'échéance au 22 décembre 2013, ''soit 30 ans après la loi'', a souligné un conseiller au ministère...

*fixé par la directive cadre européenne du 22 décembre 2000, transposée en droit français par la loi du 21 avril 2004.

Réactions28 réactions à cet article

 
Re:Re:Loi sur l'eau

je partage cet avis

une passante
 
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hydroélectricité et vie piscicole

Il est vrai que l'hydroélectricité est une énergie renouvelable, mais il ne faut pas oublier que nos rivières ne sont pas des conduites d'eau.

L'impact des barrages hydroélectrique sur la vie piscicole est très négatif, d'autant plus que le cumul des installations sur une même rivière n'est pas pris en compte dans les aménagements de ces usines.

Comme quoi, énergie renouvelable ne veut pas dire énergie non polluante...

noder | 03 février 2005 à 16h44
 
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Re:hydroélectricité et vie piscicole

"Comme quoi, énergie renouvelable ne veut pas dire énergie non polluante... " Du calme.

C'est vrai que toutes les énergies renouvelables "polluent". Les éoliennes tuent parfois des oiseaux, les capteurs solaires produisent du CO2 lors de la fabrication, et les biocarburants consoment du pétrole (l'usage des tracteurs).
Ce qu'il faut étudier c'est la comparaisons des aspects positifs et négatifs. Et en face du risque de désastre planétaire d'ici 30 ou 50 ans par les gaz à effet de serre, on convient qu'il est impératif de changer maintenant (les choses prennet du temps). Les ENR et les économies d'énergie font partie de cette solution et doivent etre développées.

ric | 04 février 2005 à 14h10
 
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Re:hydroélectricité et vie piscicole

On peut nuancer :
- il est vrai qu'à trop installer des seuils (non des barrages au sens propre, c-à-d sans retenue d'eau, on perle donc d'installations au fil de l'eau) le long d'un cours d'eau , on rend la tâche de remontée des rivières plus rude pour les poissons. On pourrait parfaitement limiter le nombre d'installations par linéaire de cours d'eau au lieu de "classer" systématiquement des rivières
- l'impact du débit réservé dépend de la longueur de cours d'eau dérivé. Dans le cas de centrales de basse chute il est souvent très faible et/ou limité à la longueur du seuil lui-même. De cela aussi on devrait tenir compte.

D'autre part je voudrais rappeler que EDF a obtenu de nombreuses dérogations pour passer à un débit de 1/20è voire 1/40è...

elmoko | 04 février 2005 à 16h51
 
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Re:hydroélectricité et vie piscicole

Si c'est pour massacrer la vie aquatique: VIVE LE NUCLEAIRE.

lemontval | 05 février 2005 à 21h29
 
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Re:hydroélectricité et vie piscicole

"Si c'est pour massacrer la vie aquatique: VIVE LE NUCLEAIRE"

Ne t'a t'on pas appris à réfléchir avant de t'exprimer? Tu devrais savoir avant de dire de telles énormités, que l'industrie nucléaire, par ses rejets d'eau chaude dans les rivières, est la cause de la mort de milliers de poissons et autres formes de vie aquatique. Ainsi l'a t'on constaté pendant la dernière canicule.

De plus le stockage des déchets nucléaires va nous engager pendant des milliers d'années à faire face à des problèmes environementaux. Regarde ce qui s'est passé avec les sous marins nucléaires russes qui polluent la Baltique. Qui peut dire si notre pays sera prospère dans seulement 50 ou 100 ans et donc capable de gerer ces déchets? Si les russes ont négligé leurs déchets c'est qu'ils n'ont plus les moyens financiers. La politique nucléaire est complètement irresponsable car elle engage nos descendants sans savoir s'ils pourront faire face.

Tork | 06 février 2005 à 15h01
 
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Re:hydroélectricité et vie piscicole

Objectif atteint! En plein dans le mille!!
On se demande même qui c'est la cloche.
Si le développement durable c'est produire notre électricité par l'énergie hydrolique, cela équivaut à détruire tous nos cours d'eau; n'importe quelle personne qui s'intéresse à la protection du milieu aquatique devrait être capable de comprendre ça.
Le vrai problème c'est qu'il faut avoir la volonté de rechercher une véritable nouvelle forme de production propre d'énergie électrique.
En attendant la cloche s'instruit. D'ailleurs demandez au Professeur Dominique Belpomme ce qu'il pense du NUCLEAIRE!!

Anonyme | 06 février 2005 à 15h52
 
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Re:hydroélectricité et vie piscicole

Au fait, c'est moi qui ai écrit le message précédant.

lemontval | 06 février 2005 à 16h03
 
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Re:hydroélectricité et vie piscicole

Pour commencer, les seuils sur les cours d'eau existent depuis des siécles. La plupart sont présent sur la carte cassini. Cette carte date de plusieurs siécles. A cette époque les passes à poisson n'étaient pas obligatoire. La police de l'eau grace à la loi de 1992 et les modifications qui ont suivies oblige les producteur sd'électricité à installer des passes à poisson. Les producteurs sont aidés pour ca par l'ademe. EDF installe des passes à poisson qui permettent de gérer les populations.
Tout d'abord un poisson ne peut pas vivre dans une eau de mauvaise qualité. Le principal pollueur est l'industriel qui pourrit nos cours d'eau. Soit en produissant avec des produits polluant qui sont moins cher et qui pourrai etre remplacés par d'autres. Le fautif est l'industrielle qui veut etre plus que rentable pour rouler en porche et avoir son challet à avoriaz.

gael | 07 février 2005 à 13h27
 
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Re:hydroélectricité et vie piscicole

Même en multipliant les microcentrales par X, elles ne produiront jamais qu'un très faible pourcentage d'électricité. C'est juste bon à enrichir leurs propriétaires; elles sont à bannir car la solution de l'avenir n'est certainement pas dans l'hydrolique, ou alors il va falloir sérieusement diviser notre consommation.

lemontval | 07 février 2005 à 22h10
 
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Inadimssible..

Inadmissible ce retour en arrière. Le 1/10eme du module minimum doit être maintenu et notre Ministre resté ferme..

FD PECHE 05 | 08 février 2005 à 11h01
 
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Re:hydroélectricité et vie piscicole

De quelle planete viens tu? Y connait tu quoi que ce soit a la prod electrique??? Ces centrales sont de tres mauvais investissements. Pour s'enrichir on specule en bourse et on recolte 13%.
Il faut aussi arreter de brandir le mythe de LA solution qui va resoudre tous les problemes. Pour sortir de l'abberation nucléaire ou petrole/gaz/charbon, il faudra devellopper de multiples sources d'energie: geothermie, solaire, bois, eoliennes, hydro fluviale et maritime, economie d'energies...
Il y aura toujours un inconvenient car l'homme pertube le reste de la nature quoi qu'il fasse. L'interet est de trouver des solutions viables a long terme minimisant l'impact de l'homme.
Quant on plante des éoliennes on nous reproche de tuer des oiseaux, on reproche a l'hydraulique de tuer des poissons, il y a des idiots pour affirmer que le chauffage au bois pollue trop ... etc...
Il serait temps que tous ces gens se rendent compte de l'urgence de la situation.

Tork | 08 février 2005 à 13h50
 
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Re:Inadimssible..

yes of course!!
Mais il n'y a manifestement que le monde de la pêche que ça intéresse.

lemontval | 08 février 2005 à 14h59
 
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Re:hydroélectricité et vie piscicole

Bla bla bla bla bla
C'est peut-être pour protéger les milieux aquatiques que l'on développe les microcentrales????
Non ce que je vois c'est que la seule chose qui intéresse les écologistes c'est le nucléaire; résultat des courses nous ne serons jamais unis et nous ne gagnerons jamais une élection!!!!

lemontval | 08 février 2005 à 15h04
 
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Re:hydroélectricité et vie piscicole

Si on developpe les ENR c'est pour de multiples raisons, dont la lutte contre le réchauffement climatique. Une augmentation de temperature de 5 Celcius transformerait la france en désert, du coup plus de rivières et plus de poissons.
L'augmentation de 5 C, on y va, d'ou l'urgence de la situation.

Un ecolo intelligent est un ecolo qui pronne le developpement durable, pas seulement l'abandon du nucléaire.

Tork | 08 février 2005 à 15h21
 
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Re:hydroélectricité et vie piscicole

Comme une personne vient de le dire il faut etre unis. Les propriétaires des micro centrales si ils deviennent riche je m'en tape. Car il ne font pas du fric sur le dos des petits chinois ou des petits indiens et autres.
Il faut savoir que le nuclaire ne pourrai pas fonctionner sans l'hydroelectricité car elle régule les pics journalier de consommation. C'est dommage que l'on privatise EDF. Toutes les nouvelles constructions de centrale se feront par des grands groupes privés.
il faut diversifier les modes de production. Pourquoi les pays scandinave ont 30 ans d'avance technique mais aussi dans leur tête.
Les éoliennes nous les demontent quant on veut ,les centrales nucréaire il y en a pour des siecles. Elle seront fossilisées dans 10 siécles.
Alors soyons un peut intelligent les énergies faussiles modifient l'atmosphére, le nucléaire c'est encore pire tu ne le sent pas tu ne le voit pas.
Aujourd'hui les centrales hydroélectrique ne rejettent rien comme hydrocarbure dans l'eau (nouvelle génération) Le éolienne progressent tres vite alors le choix est un ne peut plus simple.
A+++ l'union est la solution

gael | 08 février 2005 à 17h30
 
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Re:hydroélectricité et vie piscicole

Pas eu le temps de lire tous les messages, mais il y a au moins une chose que j'accorde à "lemontval" : c'est de dire que les écolos ne semblent penser qu'à lutter contre le nucléaire.
Et pourtant il y a tant d'autres domaines à investir en matière d'environnement.
Pour le reste, je vais essayer de vous lire, et participer avec vous à cette fameuse future loi, et...ses futurs avatars.

l'homme révolté | 10 février 2005 à 19h25
 
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Loi sur l'eau

Quelqu'un a-t'il déjà eu l'occasion de plancher sur la future loi sur l'eau ?
Que pensez-vous des dispositions qui vont être mises en place, et notamment du recul qui a été opéré concernant la responsabilisation du monde agricole ? Peut-on sérieusement parler du principe "pollueur-payeur" dans ces conditions, sachant que l'agriculture est à la fois consommatrice et pollueuse d'eau ?
OK, certains efforts ont été fait parfois, grâce au programme ferti-mieux, mais cela résulte d'une démarche purement volontariste !
N'y aura-t'il donc aucune astreinte ?

Marie | 11 février 2005 à 17h37
 
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Re:hydroélectricité et vie piscicole

(content de voir que le débat est lancé!...)

Pour ma part, il me semble que l'hydroélectricité est une solution de production d'énergie et d'électricité qui doit être encadrée par des plans de développement par bassin versnat, afin de tenir compte de tous les usages de l'eau qui sont fait sur le même cours d'eau.
Cela permettra de produire de l'électricité à partir d'une énergie renouvelable sans engendrer une trop forte pression sur la vie piscicole (rappel : seuils et barrages limite la circulation des poissons à la montée et à la descente; posent un problème de qualité des eaux en amont par l'augmentation de la hauteur d'eau et l'envasement) et les autres usages de l'eau.

Comme cela a déjà été noté, il faut multiplier les sources d'énergies et les diminutions de consommation, mais aussi re-penser le lien entre production et consommation, en lien avec le mode de vie, rural-urbain.

Ainsi ilo faut aussi jongler avec production sur le lieu de consommation et production décentralisée.

Mais de toute façon, dans l'état actuel des cours d'eau, développer l'hydroélectricité ne semble pas prometteur car ils sont déjà fortement exploités par les barrages EDF et SNCF. Le potentiel restant est bien faible.

Noder | 15 février 2005 à 19h32
 
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ENR

Les éoliennes et les barrages ne remplaceront pas le nucléaire. Il faudra de tout.
Je pense que l'énergie hydroélectrique a vraiment peu d'impact. Les barrages sont mêmes des "ouvrages d'art" et je les trouvent très beaux.
La nature n'est pas belle que lorsqu'elle est vierge. Heureusement car il n'y a quasiment plus un hectare vierge de trace de la présence de l'homme en France.
La camargue, les Landes n'existeraient pas sans le travail de l'homme. Alors vouloir constamment revenir "comme c'était avant" n'a aucun sens. Les éoliennes seront peut être des monuments historiques comme les moulins à vent le sont aujourd'hui et par ailleurs celà ne me dérange pas plus que celà qu'il n'y ait pas de Saumon sauvage aux sources de la Loire... il faut savoir ce que l'on veut: pendant que certains luttent contre les barrages qui font une énergie propre selon moi, des centrales au gaz se construisent en France et en Europe venant participer à l'effet de serre.
Par aiileurs les Allemands qui arrêtent le nucléaire font certe de l'éolien, mais ils font aussi et surtout des centrales au gaz et au charbon ce qui est ce qui se fait de pire en terme d'effet de serre.
Vive le nucléaire, l'hydroélectrique, l'éolien, le solaire thermique et plus tard le photovoltaïque!

waterzoi | 02 septembre 2005 à 17h02
 
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Re:hydroélectricité et vie piscicole

Que vaut-il mieux : une usine désaffectée sans entretien sachant que la MISE et le CSP ne chercherons pas vraiment à obliger le proprio à mettre en place des équipements de franchissement, de régulation de débit, etc. ? ou une usine qui fonctionne avec un propriétaire sensibilisé qui entretiendra son site et mettra en place des équipements limitant l'impact de sa microcentrale ?

Je me pose souvent cette question : un site à l'abandon en friche sans recours ou un petit site de production entretenu avec un interlocuteur identifié ?

JHS | 25 novembre 2005 à 18h03
 
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Re:Loi sur l'eau

C'est une honte : vive les lobbies !

JHS | 25 novembre 2005 à 18h04
 
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Re:hydroélectricité et vie piscicole

Bonjour,
C'est vrai que l'hydroélectricité est une forme de production d'énergie dont l'impact environnemental est faible par rapport au nucléaire ou autres centrales à gaz, à pétrole ...
Mais c'est également vrai comme le dit Noder que l'impact d'un barrage ou d'un seuil est dommageable au cours d'eau et à la vie piscicole (parfois et pas tout le temps les seuils peuvent avoir au contraire un effet positif) mais c'est surtout le débit prélevé le plus impactant à mon avis et, je suis désolé de le constater, souvent à cause d’une approche financière de la gestion de ces petites unités hydroélectrique. Les propriétaires pensent bien souvent qu'à la rentabilité de leurs ouvrages au mépris de la rivière et de la réglementation qui leur est imposé.
A mon sens la meilleur des solutions serait de permettre un nombre limité d'ouvrage par linéaire de cours d'eau en analysant l'impact global et cumulatif sur un bassin versant, en prenant notamment en compte la spécificité du cours d'eau concerné.
Et puis la deuxième des solutions serait une ‘’nationalisation’’ de ces ouvrages afin de garantir une gestion éco-responsable (quoique EDF est loin de cette vision) au niveau local ou par grand bassin ... L'eau est le patrimoine de tous et je ne vois pas pourquoi elle doit servir à enrichir quelques uns ... et pour ce qui est de la personne qui a affirmé qu'une microcentrale est un mauvais investissement ... et bien il a le droit de faire des mauvaises affaires ... mais apparemment il serait le seul en france ...
Sims

Sims | 17 janvier 2006 à 10h59
 
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Re:hydroélectricité et vie piscicole

Les seuils (et les microcentrales qui y sont associées) ont créé et créent toujours des déséquilibres énormes sur le fonctionnement des cours d'eau, tant au niveau du transport sédimentaire bloqué (érosion du fond et des berges, modification des faciès, alternance radier/mouille supprimé...), de la qualité de l'eau (stagnation, réchauffement de l'eau), de la quantité de l'eau à l'aval (débit réservé...tu parles...), des problèmes de crue... et de la circulation des poissons et de la faune aquatique en général... mais les poissons, les gens s'en foutent, mieux vaut parler d'eau potable et d'inondation ! Renseignez-vous sur l'état des cours d'eau après l'effacement de seuils (maison rouge sur la vienne par exemple), c'est magnifique, la rivière reprend totalement ses droits.... l'équilibre morpho-dynamique et écologique de la rivière revient rapidement. Ce fonctionnement naturel est le seul garant d'une bonne qualité générale de la rivière (et c'est ainsi valable pour l'eau potable, et les inondations !).

Concernant l'énergie, ne vaut-il pas mieux proner tout d'abord une vrai politique d'économie ? (et c'est valable pour tout, l'eau, les déchets...).

C'était juste la vision d'un étudiant en environnement qui a rencontré des gens supra-intéressants sur le sujet... (malavoi, cochet...).

ced | 18 janvier 2006 à 11h32
 
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Re:hydroélectricité et vie piscicole

et j'oubliais... une passe à poisson ne résout qu'une très petite partie du problème (passage des poissons)... et encore si elle est bien faite (une passe à salmonidés n'est pas du tout adapté à l'alose par exemple)... et l'ensemble des autres problèmes n'est pas traité.

ced | 18 janvier 2006 à 11h38
 
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Re:hydroélectricité et vie piscicole

Salut l'étudiant ça fait plaisir de voir que tu représente l'avenir au moins les mentalités de certains opiniâtres (la je suis poli) seront bientôt vraiment dépassées.

lemontval | 18 janvier 2006 à 14h58
 
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Re:hydroélectricité et vie piscicole

L'hydroelectricité est eminement destructrice,
certe elle n'a pas engendré l'effet de serre, des dechets non degradable, la pollution des eaux(quoique).
un cours d'eau dont le débit est reduit au dixieme est dix fois sensible aux pollutions...
Un cours d'eau soumis a des lachers, a des curages de barrage voit son lit alternativement syphonné, balayé et colmaté , menaçant toutes les especes aquatique, a cause du manque d'eau et ou du debit trop important, et ou du colmatage par les limons , c'est pas juste les poissons qui souffrent mais toute la vie microscopique de la riviere.
Bon je dois pas apprendre grand chose a grand monde, mais surtout ne pas minimiser l'impact de ces ouvrages, ils sont devastateurs malgré leur soit disant propreté, et l'augmentation de l'implantation de micro centrales et ou le regain de production vont faire enormement de degat.
Et puis je ne pense vraiment pas que ca soit une vrai solution etant donné qu'on manque de plus en plus d'eau, il va falloir rattraper le manque de débit par la multiplication des ouvrages??
c'est pas sérieux.

H2O/! | 13 mai 2006 à 16h56
 
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Re:Re:hydroélectricité et vie piscicole

Bonsoir,

pour votre info, un poisson, comme la plupart des êtres vivants, a besoin de se nourrir, d'un abris et de se reproduire !
oui, la qualité de l'eau est importante, sauf que, vous pourrez transformer autant que vous voudrez les rivières en piscine, aucune vie n'y persistera si il n'ya pas de milieux de vie en bonne santé !
Prenons le cas du Brochet, qui en voie de disparition.
et vous savez pourquoi ?
non pas à cause de la qualité de l'eau !
mais parce qu'il n'a plus accès à ses zones de reproduction ; lutte contre les inondations obligent !

et ce n'est pas parce que les seuils existent depuis longtemps, qu'ils ne portent pas atteintes au milieu.
cela reviendrait au même de dire dans 100 ans :
"oh, les décherts nucléaires, c pas grave, ils sont sur les cartes depuis plus de 50 ans

sur ce, bonne nuit !

C.MAFFEZZONI | 19 octobre 2006 à 21h40
 
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